HUNTER DE POIDS LEGER
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pour l'amélioration du cheval cle guerre. Espoir a dressé les oreilles au concert de tous les bravos, cueilli tous les lauriers, récolté toutes les primes d'élevage de sa génération. Espoir est un animal plaisant, avec du chic, de la branche, du boui|Uct ; galopant bien et sautant de même.
Malgré toutes ces qualités nous estimons qu'Espoir est un raté. Et pourquoi ce jugement sévère? Parce qu'Espoir n'est d'aucune catégorie.
11 est trop grêle i^our être mis dans les poids lourds, où sa haute taille pourtant devrait lui donner droit d'entrée.
11 est trop grand pour être catalogué dans les poids légers. Cette ciassitîcation, du reste, pour une bête de sa taille, serait une défaveur; personne n'ignorant que les hunters de poids lourd valent en Angleterre deux et trois fois les hunters de poids léger.
Pour ces rai^ons, nous ne pouvons admirer sans réserve Espoir dont la valeur marchande en Irlande n'eût pas dépassé 8o livres à A ans.
Je m'étais bien promis de ne parler que des sauteurs; vite, je rentre dans mon sujet, qui est bien ])lus consolant, je me hâte de le reconnaître, pour l'amour-propre national.
Il fut un temps, disions-nous, au début de ce chapitre où l'on prétendait, qu'en dehors du Royaume Britannique, il n'existait ni che- \ aux, ni cavaliers.
Dans ces vingt dernières années, la passion du cheval d'obstacles s'est beaucoup répandue en France ; nos officiers et nos habits rouges ont montré qu'avec une race inférieure, sans doute, mais avec une science du cheval <|ui ne le cédait à personne, ils pouvaient faire bonne figure dans les Concours Internationaux de l'Etranger.
Xous en venons naturellement à citer les noms et les exploits des chevaux français qui ont récolté le plus de lauriers et dont les prouesses n'ont rien à envier à ceux d'Angleterre.
Biack-Devil. — Petit cheval noir jais, i"'58 de taille, né dans la région du Médoc, fut le i;remier à sauter un mur de 2 mètres dans un concours d'Europe.
Fait au moule, pétillant de sang et de race son nom de démon seyait à ravir à sa satanée cabcche. Aussi, ses débuts en France no furent-ils guère heureux et il fut vendu en Belgique.
I\I. Tehin, de Bruxelles, fut, si nous avons bonne mémoire, scji
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pilote à l'étranger, et, grâce à cette monte savante et énergique, Black courut de victoires en victoires.
Puis vint l'ère des championnats en hauteur. Cette passion jusqu'alors inconnue chez nous s'y développa, après que les journaux illustrés du Nouveau Monde nous eurent bombardés de photographies, du reste fort Ijelles, et de comptes rendus fantastiques de leurs champions de barre.
Black, vers cette époque, passa entre les mains de M. Philippot, le célèbre dresseur bruxellois.
M. Philippot est sans contredit l'homme de cheval le plus adroit, que nous ayions rencontré dans notre existence. Nul, mieux que lui, n'a su se payer la coquette fantaisie de prendre en dressage tous les cabcchards. les rogneux, les gueulards ratés par des maîtres et de les faire filer droit vers la victoire.
Ceux de nos lecteurs qui ont eu avec nous le plaisir d'admirer en maintes occasions, la monte remarquable de cet excellent cavalier, nous sauront gré de rappeler ici son souvenir, comme celui d'un des hommes de cheval le plus accompli de notre époque.
Black-Devil établit donc au grand Concours International de Spa il y a une dizaine d'années, le record de la hauteur, passant avec I\I. Philippot un gros mur de deux mètres bien mesurés. Ce magnifique exploit fut consigné dans un procès-verbal.
Deux mètres sur un mur est une performance autrement difficile, que sur les barres, plus sautantes, toujours précédées d'une grosse haie inclinée, et qui, en tout cas, impressionnent moins le sauteur.
Il y a déjà longtemps de cela et nous n'avons pas oublié l'ovation enthousiaste faite au vaillant qui. le premier sur le continent, accomplit en public pareille prouesse.
Abricot. — Le beau cheval bai, de ^I. de Rovira, est certainement le plus fameux sauteur de l'heure actuelle, le véritable crack français. Il est né à Analogues, en 1900, sa mère est Perle, demi-sang, et son père Levraut, par Phaéton.
Champion de barre, il passe régulièrement ses deux mètres dans toutes les épreuves de puissance qu'il court. Au concours de Lyon, entre autres, et à Menton il saute 2"^io. Non moins formidable sauteur de volée, il gagne un championnat de rivière au Concours de Toulouse, franchissant 6'"75 d'eau.
En dehors de ces spécialités, c'est un admirable sauteur de chasse et de concours, galopant comme un pur sang, adroit comme un chat
ABRICOT, SAUTEUR NORMAND. APP' A M. DE ROVIRA CLASSÉ EN TÊTE DE TOUS LES GAGNANTS FRANÇAIS ET ÉTRANGERS EN I(