CHAPITRE III
Cheval qui s' encapuchonné. — Changez Tembouchure. Mettez au cheval, au bout de quelques leçons, un enrênement américain très lâche, qui l'empêche de bourrer sur la main.
Soulevez-lui la tête par des actions alternatives sur chaque guide.
Son dressage en bonne voie, aussitôt que Tanimal pourra le supporter sans difficulté, embouchez-le d'un enrênement de course au trot américain. Servez-vous comme mors d'un filet droit (non brisé) à quatre anneaux. Au bout de trois ou quatre semaines, le port d'encolure sera changé et la position défectueuse sinon guérie, du moins considérablement modifiée.
Cheval portant au vent. — Cherchez l'embouchure qui lui convient le mieux ; généralement mors à canon de ^^^^O^ï^^^^ caoutchouc, à gourmette enrênement américain
lâche et large recouverte de cuir, branches moyennes, les guides bouclées au milieu.
Sous prétexte qu'il craint la main, ne laissez pas flotter les guides; au contraire, forcez le cheval à prendre l'appui, poussez-le sur la main de la voix et du fouet, alternez l'appui sur l'une et l'autre guide, sans les laisser s'allonger; ralentissez l'allure; si vous le pouvez, travaillez votre cheval sur le cercle et les changements de cercle ou de direction, et vous aurez vite mis votre cheval en main. Mais, pour cela, il faut savoir conduire, avoir « le tact », ne pas cesser une minute pendant de longs mois de a tra-
vailler son cheval. Le nombre de ces « fanatiques » est rare, sinon par paresse, du moins, hélas! par ignorance. Beaucoup, du reste, nous diront que ce défaut leur est
égal pourvu que le cheval reste tranquille à Tarrêt et ne tape pas à Técurie!
Bouches « insensibles », bouches dures, — Le défaut provient presque toujours d^un mauvais dressage.
Presque tous les chevaux ont la bouche plus dure dans une certaine attitude de tête ou d'encolure. Mais plus souvent encore la dureté de la mainduconducteurestlacausedece défaut. On ne « joue » généralement pas assez avec la bouche de ces chevaux ( I ) . A ceux qui tirent en ouvrant la bouche, on peut mettre une large et plate muserolle assez serrée pour empêcher d'ouvrir les mâchoires.
Ënrénement et mors agissant . ..- . ^ .
sur les barres supérieures et La meilleure miiserolle est faite le nez pour chevaux à bon- ^j^^^e sculc pièce. Un passant la fixe
che dure.
à un côté du porte-mors ; de 1 autre côté, elle joue librement dans le porte-mors, de façon à pouvoir être serrée à volonté. Sa place utile est au-dessus du mors.
(i) « Quand je mène, j'arrive à goûter avec ma main ce que je fais. Beaucoup de personnes ne savent pas quel plaisir il y a à toucher la bouche d'un cheval ; elles croient qu'en donnant une secousse à droite ou à gauche il doit tourner. Quelques-unes font pire encore; elles donnent de grandes secousses avec les guides et déchirent la peau des barres; elles ne souffriraient pas la centième partie de ces secousses sur leurs gencives. Par ces mouvements brutaux, on crève la peau et on fait des plaies qui amènent des suppurations. Ces suppurations sont très