CHAPITRE IV
lieu pas à pas, les chevaux étant toujours maintenus prêts à se porter en avant.
« Les leçons, de quelque nature qu'elles soient, auront toujours une durée proportionnée à la force et au tempérament du sujet, qu'il faut, avant tout, éviter de dégoûter du travail par la fatigue. Toujours le jeune cheval devra terminer son exercice en emportant une impression de gaieté, bien plus favorable aux leçons suivantes que la sensation de lassitude et de crainte qu'il conserverait à l'écurie après avoir quitté les brancards ou le timon. »
Défenses des chevaux attelés & deux. — Ces défenses sont les mêmes que celles du cheval attelé seul. La plupart proviennent de ce qu'on s'imagine, à tort, qu'on doit emboucher dur des chevaux attelés en paire. C'est là une grave erreur. J'ai souvent vu de très bons sportsmen, dressant et attelant eux-mêmes leurs chevaux, conduire sur route de grosses postières embouchées d'un simple filet.
Mais la plupart des cochers ne savent ni ajuster les mors, ni surtout ajuster les guides et les croisières.
Dans la plupart des harnais, la boucle d'ajustage des croisières est très loin des mains. Pourvu que ces croisières soient au même point des deux côtés, les cochers sont satisfaits. Ils ne savent pas en régler les différents effets, pour que l'ensemble, par son action, mette un attelage bien droit.
En Autriche, à Vienne, par exemple, le moindre cocher de « fiaker » est un artiste à côté du plus gourmé ou bedonnant cocher anglais. Il conduit des chevaux légers,
pleins de feu, vîtes, issus du croisement de la race hongroise et des trotteurs Orloff.
Ces « jukers • sont embouchés en filet à quatre anneaux, suspendus à des brides sans œillères. Les guides ont leurs boucleteaux de croisières sous les mains du cocher, qui ne dédaigne pas faire des effets isolés sur chacune des guides, lorsque le besoin s'en fait sentir, et c'est un plaisir, pour les yeux d'u plus ■ gaudissart » de
mes compatriotes, de voir filer dans les rues de Vienne ces victorias élégantes et si bien menées (i).
Défauts des chevauz attelés à. deux. — Tirer à la
chaînette. — Les chevaux qui tirent sur l'épaule du dehors le font pour deux raisons : la première est que la chaînette est trop serrée ; la seconde, que la guide du dedans, étant trop courte, attire la tête en dedans et pousse le reste du corps en dehors. Rectifiez ces deux irrégularités, qui sont souvent combinées, et vous aurez trouvé le moyen de corriger ce défaut.
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