Voy. pièces juslificdlives, G
vail;, puisque tou tes leurs propositions étaient basées sur leurs récentes expériences personnelles.
Le Comité international se remit donc à l'œuvrC;, et crut ne pouvoir mieux faire que de suivre la marche qui lui avait si bien réussi une première fois.
Ses ouvertures au Conseil fédéral furent parfaitement accueillies. Elles se trouvaient d'ailleurs déjà recommandées auprès de ce corps par le gouvernement italien qui;, sur les instances du docteur Palasciano*; avait^, dès le 1 5 août 1867, provoqué de sa part la convocation d'une nouvelle conférence diplomatique,, en signalant à son attention quelques-uns des points qui figuraient également au nombre des vœux de la Conférence de Paris.
Le Conseil fédéral , tout en étant animé des meilleures dispositions, dut agir cependant avec la plus grande réserve, pour ne pas s'exposer à un échec. Il commença par s'assurer du consentement éventuel des principaux signataires de la Convention, et ces démarches préliminaires traînèrent naturellement en longueur. Elles aboutirent cependant à prouver qu'une entente était possible, et que, si l 'on ne
1. Palasciano,ylrc/imo cli memorie ed osservazioni di chirurgia pratica, t. HL
devait pas se flatter de tout obtenir, on pouvait néanmoins espérer d'obtenir quelque chose et de faire quelques pas en avant. Tous les États furent donc convoqués pour le 5 octobre 1868, et Genève fut de nouveau choisie pour lieu de rendez-vous.
11 semblerait qu'à ce moment la tâche du Comité fût achevée et qu'il n'eût plus rien à faire qu'à attendre. Mais il avait trop à cœur de réussir pour ne pas veiller jusqu'au bout au succès de l'œuvre. Il eut le pressentiment que de graves difficultés surgiraient encore, et il s'efforça de les aplanir. 11 se demanda, en particulier, quel serait le programme des délibérations. Il n'y en avait pas d'autre, en réalité, que les vœux exprimés par la Conférence de Paris ; mais ces vœux, parfaitement simples et naturels de la part des Comités, il était aisé de comprendre qu'ils ne feraient pas l'affaire des gouvernements, puisqu'ils n'allaient à rien moins qu'à bouleverser une convention, à laquelle l'absence ou le refus d'un seul des intéressés empêcherait de porter la moindre atteinte.
Il fiillait pourtant avoir quelque chose à proposer aux commissaires réunis. Le zèle de quelques gouvernements n'était pas tellement spontané qu'il fût supei'flu de faciliter leur
tâche par tous les moyens possibles. Le Comité international, comprenant qu'il importait de leur fournir, pour leurs délibérations, un guide qui leur fît parcourir tout le champ des réformes proposées, sans cependant leur soumettre des formules trop précises qui auraient risqué de compromettre les principes eux-mêmes, s'arrêta à l'idée de publier une série de simples suggestions puisées dans les vœux de Paris. Il mit donc sous les yeux de la Conférence l'énoncé de quelques idées à examiner', pensant que l'on procéderait avec elles par voie d'exclusion, et que l'on ne conserverait pour la discussion que celles qui auraient quelque chance d'être acceptées. C'est ce qui eut lieu en effet.
Le point essentiel, celui qui avait été la cause déterminante de ce nouveau Congrès, pour la plupart de ceux qui l'avaient provoqué, c'était l'extension des principes de la Convention aux guerres maritimes. Tout le monde était d'accord là-dessus, et c'est aussi l'objet de la plupart des articles additionnels votés le 20 octobre 1868^
Celte idée s'était fait jour dès 1864. Le Co-