Voy. pièces justificatives, A
r Genève 1863. Conférence libre.
2° Genève 1864. Conférence diplomatique.
S" Paris 1867. Conférence des Sociétés de secours.
a) Section préparatoire.
b) Assemblée générale.
4° Genève 1868. Conférence diplomatique.
Le dépouillement de ce tableau d'ensemble donne les résultats suivants :
Militaires et marins 18
Médecins et intendants. ... 47 Autres professions 41
Total 106 personnes
De ces 106 personnes,
77 ont assisté à 1 conférence 18 — 2 — 5 — 3 — .5 — 4 — 1 5 — Les États signataires de la Convention n'étant pas tous présents à Genève en 1868, on décida de ne faire qu'un (( projet d'articles additionnels, » lequel ne serait transformé en un acte diplomatique, que lorsqu'il aurait reçu l'assentiment unanime de tous les contractants. Cette formalité n'est point encore remplie.
mais il n'y a aucun doute sur le résultat final, toutes les résolutions prises ayant été votées à l'unanimité des États représentés, par des délégués munis d'instructions spéciales et précises , et la plupart des absents s'étant engagés d'avance à accepter le texte auquel on s'arrêterait. Toutefois, des modifications pourraient encore être proposées, et il serait téméraire d'envisager dès à présent ce projet comme définitif.
La suite de notre travail nous appelle maintenant à étudier le contenu même de cette Convention dont nous venons de raconter l'histoire; mais, avant d'en aborder l'examen, article par article, comme nous le ferons dans le chapitre suivant, disons quelques mots des effets généraux qu'on a le droit d'en attendre.
Pour quiconque a vu de près les horreurs de la guerre, pour qui sait comment elle se pratique, il sera facile d'apprécier la portée des innovations introduites, et de comprendre quelle différence les guerres futures présenteront avec les guerres passées, lorsque les ambulances et les hôpitaux seront respectés, de telle sorte qu'une armée en retraite pourra y abandonner sans crainte ses blessés; lorsque les personnes attachées au service do ces éta-
blissements ne seront point faites prisonnières et auront la faculté de rester à leur poste tant que leur présence y sera nécessaire; lorsque l'appât de faveurs offertes aux habitants les portera à recueillir et à assister chez eux les blessés; lorsque, enfin, ces derniers seront soignés par celui qui les relèvera, sans distinction de nationalité, et renvoyés au plus tôt dans leurs foyers.
Des avantages analogues existeront dans les guerres maritimes, où le sauvetage des blessés et des naufragés pourra s'opérer à l'abri du drapeau international; sauvetage d'autant plus urgent sur mer, que ceux qui tombent à l'eau n'en reviennent j^as souvent, tandis que sur terre un blessé peut ne pas succomber toujours, malgré l'absence de secours immédiats.
On peut considérer la Convention de Genève, avec son caractère charitable et chevaleresque, comme l'expression du sentiment de notre époque et comme une véritable conquête de la civilisation. Plusieurs des mesures adoptées par la Convention se pratiquaient déjà, grâce à l'adoucissement des mœurs. Jl y avait des usages; mais c'est quelque chose de les avoir fixés, reconnus
et codifiés * ; c'est ciiiekjue chose aussi que de les avoir complétés par des dispositions humanitaires qui auront certainement pour résultat, selon le vœu des gouvernements eux-mêmes, « d'adoucir les maux inséparables de la guerre, de supprimer des rigueurs inutiles et d'améliorer le sort des militaires blessés ^ » Ce traité « était hautement réclamé par l'humanité ^ » ; l'empressement de toute l'Europe civilisée à le signer l'a bien prouvé. « La Convention de Genève, a-t-on dit, est un progrès dans le développement du droit de la guerre sur terre, qui doit être prisé aussi haut, plus haut peut-être encore, au point de vue humanitaire, que la Dé-