‹ Droit des gensChapitre 58 sur 143 · Naundorff, ouvrage cité, 'j · texte numérisé non relu

Naundorff, ouvrage cité, 'j

2, Martens, Précis du droit des gens moderne de VKurope, % 272.

robore cette opinion et dit, en parlant des oHiciers d'administration et des chirurgiens , aumôniers, vivandières ou cantiniers : « Il est d'usage de les assimiler, dans leur traitement, aux prisonniers ordinaires, à moins qu'un traitement différent ne leur soit assuré par des traités 'ou des capitulations'. » Or, c'est précisément cette exception que la Convention a érigée en règle générale.

La neutralité , qui implique la conservation de la liberté, sauvegarde, à plus forte raison, la vie des neutres. On pourrait être tenté de supposer que cette considération a peu de valeur, et que si, dans les guerres modernes, des médecins ont été victimes de leur zèle, payant de leur vie leur témérité, ces accidents involontaires ne sont imputables qu'au hasard ; ou bien que lorsque de pareils attentats ont été prémédités, ils n'ont pu être commis que par des nations plus ou moins barbares, telles que les Arabes d'Algérie. Malheureusement, en se rapprochant de la civilisation, on ne perd pas complètement la trace de ces inhumanités. 11 est vrai que « déjà la loi naturelle défend de blesser ou de tuer ceux qui, de leur personne,

1, Martens, ouvrage cité, § 276. — Voir aussi Heiïter, Droit intern. public de l'Europe, ^126.

ne prennent point une part active aux hostilités. » Elle proclame que « l'on doit épargner : ■I ° les enfantS;, les femmes, les vieillards, et en général tous ceux qui n'ont point pris les armes ou commis des hostilités; 2" ceux qui sont à la suite de l'armée, mais sans être destinés à prendre part aux violences, tels que les aumôniers, les médecins, les chirurgiens, les vivandiers, auxquels l'usage ajoute même les quartiers-maîtres, les tambours et les fifres \ » Néanmoins, les infractions à ces préceptes ont été assez fréquentes. On a cité, par exemple, le cas d'un médecin français tué au Mexique pendant qu'il pansait un Mexicain ^ Les armées de la République française purent voir des batteries ennemies mitrailler intentionnellement leurs ambulances', et, cinquante ans plus tard, le même fait se reproduisait en Crimée \ où quelques canons russes dirigèrent leurs coups contre les médecins et les infirmiers alliés occupés à relever les blessés sur le champ de bataille. Dans la guerre du Schleswig, en 1849, on put constater

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