‹ Droit et Economie PolitiqueChapitre 70 sur 93 · Arbeit und Rhythmus, 4e éd., p · texte numérisé non relu

Arbeit und Rhythmus, 4e éd., p

ne se différencie en rien de la poésie. Flle a donc dù remplir une fonction identique et sortir de nécessités économiques semblables (1). M. Grosse cependant veut la mettre à part ; il en fait « un art isolé des autres arts », en ce que « tous les autres servent dans une certaine mesure les buts de la vie : elle, par contre, ne sert que les buts de l’art ». Ce serait ainsi « l’art le plus pur, l’art par excellence » (2), l'art par suile le plus indépendant de l’économie (3). Rien n’estmoins vrai à l’origine, comme l’a encore montré M. Bücher (4). Comme tous les arts primitifs, la musique tend à des fins utilitaires ; elle sert à rythmer le travail ; el aussi, ajouterons-nous, de par le pouvoir magique des sons, à agir directement sur les choses. La théorie de M. Bücher, en effet, n' explique qu'une des causes et une des fonctions économiques de la musique primitive ; à l'efficacité objective qu'elle a sur l’organisation des travaux, se surajoute l'efficacité subjective que lui prête la conscience collective. La vie économique primitive est faite de pratiques magiques ; el c’est là qu'il faut ehercher surtout la double origine du rythme

1. V. en général : De Kellès-Krauz. Znfluence du Facteur économique sur la Musique (Annal. Inst. int. Sociol., IX, 1903, p. 305-321).

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