Philipps, ouv. cit., t. III, p
dissiper et d'anéantir les hérétiques et tous les ennemis du nom chrétien, de venir doucement en aide à la veuve et à l'orphelin, de rétablir ce qui est tombé et de soutenir ce qui est debout, de venger l'injustice et d'affermir l'ordre oii il existe ^ ". Après quoi un anneau, mis au doigt du prince, marquait son alliance avec la foi chrétienne. Eufin l'acte suprême du couronnement lui-même, accompagné de paroles appropriées "'', complétait ce majestueux symbolisme.
L'unité sociale créée dès le quatrième siècle, et accrue peu à peu par les rapports mieux compris et mieux définis du temporel et du spirituel, se resserre davantage encore avec Charlemagne.
Dans la préface de ses capitulaires, l'illustre et religieux monarque s'appelle " le défenseur dévoué de la sainte Eglise de Dieu et l'aide en toute chose du Siège apostolique" '. Du jour où le pape Léon III mit sur cette tête, si digne de la porter, la couronne impériale et restaura en la personne du fils de Pépin l'empire romain d'Occident, le droit franco-germanique devint comme le rempart du droit ecclésiastique. L'empereur, lié par serment à la défense de l'Eglise, était tenu d'épouser toutes ses causes, de professer toutes ses doctrines, de combattre tous ses ennemis: il devait, en toute vérité, se montrer "l'évêquedu dehors. "
Les rois de la seconde race, dit Philipps *, déployèrent le plus