‹ Droit public de l'église (volume 2)Chapitre 194 sur 227 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

de l'Eglise, principes foudamentanx dont la lumière se projette sur dix-neuf siècles d^iistoire, et sans lesquels la morale naturelle ne tarde pas à subir les pires atteintes. On ne peut, en effet, nier l'œuvre du Fils de Dieu sur la terre sans être bientôt conduit à nier Dieu lui-même, la sagesse de sa providence, et les préceptes de sa loi.

J'ajouterai qu'un gouvernement catholique peut et doit encore^ sans troubler les dissidents, là oii ils ont pris pied, dans l'exercice de leur culte, protéger et favoriser la seule religion que Dieu ait enseignée aux hommes, celle que son Fils a implantée dans le monde, celle que professe (dans la supposition où nous nous plaçons) la majorité de la nation : le catholicisme. C'est Léon XIII qui le dit : ^ "Cette religion, les chefs d'Etat doiirent la conserver et la protéger, s'ils veulent, comme ils en ont l'obligation, pourvoir prudemment et utilement aux intérêts de la communauté."

Telle est, en résumé, la doctrine de l'Eglise et de ses théologiens sur la société moderne; tels sont, sommairement énoncés, les devoirs qui incombent à l'Etat dans les conditions sociales nouvelles faites à l'humanité par la Révolution. '^

Ces conditions d'une particulière gravité imposent aux catholiques des devoirs spéciaux ; et il est d'importance majeure que tous comprennent leur rôle et s'en acquittent avec la conviction, la résolution, et le courage que requièrent les intérêts suprêmes et universellement menacés de la société chrétienne.

Nous voudrions, aussi clairement que possible, définir ce rôle et établir ces devoirs.

Premièrement, "en ce qui regarde les libertés modernes, chacun d'eux s'en tiendra au jugement du Siège apostolique et se conformera à ses décisions. Ils prendront bien garde de se laisser

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