‹ Droit public de l'église (volume 2)Chapitre 5 sur 227 · ÉVÊQUE DES TROIS-RIVIÈRES · texte numérisé non relu

ÉVÊQUE DES TROIS-RIVIÈRES

Les Trois-Rivières, 3 décembre 1908.

Monseigneur,

Tous les catholiques salueront avec un réel bonheur l'apparition de votre Droit public de V Eglise. Nous avions un pressant besoin que les principes fondamentaux qui doivent régir la société religieuse et la société civile, fussent mis en vive lumière. Car l'ignorance de ces vérités primordiales est le grand mal de notre époque. Le libéralisme moderne a tellement vicié notre atmosphère intellectuelle que bien peu d'hommeschez nous peuvent se flatter de n'avoir pas été atteints par la contagion. Désormais l'ignorance et l'erreur ne sauront plus trouver la moindre excuse. Quand nos hommes publics et nos écrivains feront des fautes, ils ne pourront plus répondre : " Nous ne savions pas ". — Il leur sera facile de savoir maintenant.

Que tous ceux qui participent à la gestion de la chose publique et qui exercent une influence sur l'opinion populaire étudient le Droit public de r Eglise, qu'ils en fassent un de leurs livres de chevet, et ils auront des idées justes sur la nature et les droits de l'Eglise et

de l'Etat, rétendue de leurs pouvoirs, le caractère de leurs rapports et de leurs obligations réciproques. Sur toutes ces importantes et difficiles questions vous avez su, avec votre autorité et votre maîtrise habituelle, faire luire "la lumière parmi les ténèbres", suivant l'expression de Mgr Roy.

C'est donc plus qu'un beau livre, c'est une bonne action que vous avez faite là, Monseigneur, pour le plus grand bien de l'Eglise et de la Patrie. Soyez en fécicité et remercié.

Veuillez agréer, Monseigneur, avec mes sincères remerciements pour l'exemplaire que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser, l'assurance de ma très haute considération et de mon entier dévouement en N.-S.

t F.-X., Ev. des Trois-Rivières.

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