‹ Droit public de l'église (volume 2)Chapitre 80 sur 227 · I. Du Pape, I. I, ch · texte numérisé non relu

I. Du Pape, I. I, ch

avec l'auteur déjà cité ^ que les conciles sont " les états-généraux du christianisme rassemblés par l'autorité et sous la présidence du souverain". Mais ce n'est là qu'une comparaison, et il suffirait de presser les termes pour en faire jaillir des différences notables.

Certains écrivains - soucieux d'éclairer de leurs lumières le concile du Vatican, allèrent jusqu'à suggérer de modifier l'organisation des Congrégations romaines, et d'y introduire une forme nouvelle par laquelle l'épiscopat pourrait prendre une part habituelle dans l'administration générale de l'Eglise. Ils osaient s'écrier: "Que la papauté cesse donc d'être exclusivement italienne pour redevenir par son union intime avec l'épiscopat non seulement européenne, mais universelle et vraiment humaine !"

Ce langage étrange sous une plume catholique, et ces vœux outrageants pour le Saint-Siège partaient d'une fausse notion de l'Eglise et d'une conception erronée de son gouvernement. Notre-Seigneur n'a pas préposé plusieurs têtes à la haute direction de la société religieuse : une seule a reçu ce mandat. Et quoiqu'il importe que le chef de l'Eglise soit en communication étroite avec les membres de la hiérarchie catholique, qu'il prenne contact avec eux, qu'il les voie et les entende, et qu'il se rende compte par leur entremise des besoins et des aspirations du peuple chrétien, ni lui ni les conciles n'ont la faculté de changer ce que Dieu même a établi, et de faire d'un pouvoir monarchique un gouvernement aristocratique ^ La forme des sociétés humaines peut varier ; celle d'une société façonnée

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