X. 4 nov
2. " Toutes les fois, dit encore Léon XIII (encycl. S apientiœ christ.), que la nécessité l'exige, les particuliers peuvent aisément, non certes s'arroger la mission de docteurs, mais communiquer aux autres ce qu'ils ont reçu et être, pour ainsi dire, l'écho de l'enseignement des maîtres
cessaire. Cavagnis dit à ce sujet 1 : " La tête est dans l'Eglise enseignante ; l'Eglise enseignée est le bras pour l'action. C'est pourquoi les laïques et le clergé inférieur ne doivent jamais avoir la prétention de diriger les pasteurs ou de donner des conseils non sollicités par le souverain Pontife et les évêques, et encore moins vouloir s'imposer à eux et les faire aller ou en avant ou en arrière. Les laïques peuvent signifier quels seraient leurs désirs, ce qui serait accepté par eux, ce qu'il serait nécessaire de faire dans l'intérêt de la religion et de la morale au point de vue laïque, mais toujours d'une manière subordonnée à l'utilité et à l'esprit de l'Eglise, dont elle-même est juge".
Un jour un prélat romain, en présence de plusieurs évêques français, félicitait le rédacteur de V Univers des services qu'il rendait au parti catholique et à l'Eglise entière. "Monseigneur, reprit l'illustre polémiste, je ne suis qu'un troupier " ; et, désignant de la main les évêques présents : u Voici, ajouta-t-il, nos généraux".
Ce langage, si conforme à la constitution de l'Eglise, renferme le mot d'ordre de tous ceux que la Providence appelle à combattre, par la parole, par la plume ou par l'action, les nobles combats de la foi et de la vérité, de la religion et de la justice 2.