Hébrard, Les ar 2. Art
3. Cf. Inst, de Ja S. Cong. des Ev. et Rég. sur la prédication, 1894).
ticles organiques, p. 280.
n. 4 (31 juil,
evoir si, Léon XIII ne fut, certes, ni un esprit emporté ni une âme ou- 1 placée, trancière. Et pourtant toutes ses encycliques accusent, sous des € passer contours bienveillants, une nette et fe,me intolérance doctrinale morale dont, du reste, aucun Pape, aucun évêque, aucun prêtre, ne faisceau saurait légitimement se départir. « N'allez pas croire, écrivait-il gent, ni dans sa lettre sur l’américanisme !, qu’il n'y ait aucune faute en ce résente silence dont on veut couvrir certains principes de la doctrine cat qu'on
+ tholique pour les envelopper dans l'obscurité de l'oubli. Les vérila pru- © tés qui forment l'ensemble de la doctrine chrétienne n’ont toutes
Ÿ qu'un seul auteur et révélateur, Je Fils unique qui est dans le sein ortalis. Ÿ du Père*. Elles conviennent à toutes les époques et à toutes les nt pré- î nations. .. Qu'on se garde donc de rien retrancher de la doctrine incipes él reçue de Dieu ou d'en rien omettre, pour quelque motif que ce mettre 4 soit; ce procédé tendrait plutôt à éloigner les catholiques de ice * ». : l'Eglise qu'à ramener à l'Eglise ceux qui en sont séparés. »
in des Pie X, de son côté, dans son admirable lettre sur le huitième centenaire de la mort de saint Anselme ?, « défenseur de la vérité Rasa catholique et champion intrépide de l'Eglise », exhorte vivement cultes tous les chefs et les pasteurs du peuple chrétien à imiter ce noble exemple; il les engage à repousser de toutes leurs forces les atee taques des ennemis du dehors et des ennemis du dedans, «à défendre énergiquement les enseignements de l'Eglise, à lutter euple vaillamment pour la liberté de l'Epouse du Christ, pour les droits E la sacrés qu’elle a reçus de Dieu, Pour tout ce que requiert le mainnode tien du pouvoir spirituel dans sa plénitude ». june Cette lutte faite avec tact, et sur le terrain des principes, n’a sent, assurément rien qui ne convienne à la chaire de vérité. Pour in- Aie struire les fidèles de leurs devoirs de conscience, il peut être dans co un sermon où dans un prône, non seulement utile, mais même né- Li | cessaire de toucher aux plus hauts problèmes de la vie sociale et, 4 dans la discussion de ces problèmes, aux principes et aux exi- 1. Lettre T'estem benevo'ntiæ, 22 janv. 1890. juil, 2. S. Jean, I, 18.