‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 18 sur 260 · Acta et dec. Conc. plen. Queb. Primi, nn · texte numérisé non relu

Acta et dec. Conc. plen. Queb. Primi, nn

le droit et le devoir d'assurer par les moyens les plus convenables le progrès de la religion; ils peuvent également, lorsqu'il y a lieu, condamner toute coalition contraire à ce bien.

« Les prêtres, de leur côté, doivent conformer leurs paroles et leurs actes aux instructions reçues. L’Esprit-Saint a placé les évêques pour régir l'Eglise de Dieu : que la règle du clergé soit de se soumettre à eux avec une piété filiale : qu'il respecte leur autorité, et qu'il n’entreprenne rien sans leur volonté; car, dans les combats pour la religion, ils sont les chefs qu’il faut suivre :.

«En outre, de crainte d’affaiblir par le moindre dissentiment l'influence de l'Eglise, et Pour ne pas priver les laïques de l’exemple très désirable et très efficace d’un clergé uni, il importe grandement qu’en toutes choses, mais surtout dans les questions politico-religieuses, les évêques donnent une direction uniforme.

« Quant aux questions purement politiques ou séculières, et sur lesquelles on peut différer d'opinion sans sortir des limites de la doctrine et du droit chrétien, les ecclésiastiques doivent prudemment s’en abstenir et se tenir éloignés des partis où elles s’agitent : autrement, ils courraient le risque de compromettre la religion, bien supérieure par sa nature à tous les intérêts humains, et faite Pour unir tous les esprits par les liens d’une mutuelle charité, et ils s’'exposeraient à rendre suspecte son action bienfaisante. Les prêtres doivent donc éviter avec le plus grand soin de traiter ou de soulever ces questions, soit en dehors de l’église, soit surtout dans l’église même. S'ils ont, dans les élections politiques ou administratives, le droit de suffrage, il leur est permis d’en user, mais avec beaucoup de prudence et de réserve. C'est pourqroi, soucieux de ne donner prétexte à aucune récrimination, qu'ils aillent déposer leur vote vers le temps où le moins d’électeurs se présentent aux

urnes. Du reste, en ceci même, c’est l'avis de l’évêque qui, en chaque diocèse, doit régler la conduite du clergé. »

Ces instructions, inutile de l’ajouter, sont marquées au coin de la plus haute sagesse. Elles dénotent le double souci dont se préoc-

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