Lettre du 22 mai
3. Touchant quelques essais d'organisation plus ancienns, voir Arth. Saint- Pierre, l'Organ. ouv. dans la prov. de Québ., pp. 9-10.
4. Mentionnons spécialement l'œuvre admirable de l'heure d'adoration des ouvriers établie à Saint-Sauveur de Québec, et qui met en contact si prolongé et si intime le cœur de l'ouvrier-homme et le cœur de l'ouvrier-Dieu,
5. Voir la Lettre pastorale de Mgr Bégin du 22 janv. 1906. — Dans une Circulaire au clergé (21 déc. 1914), le cardinal archevêque de Québec résume ainsi les résultats obtenus: “ La loi des licences a été améliorée, les règlements municipaux modifiés pour le mieux, la prohibition complète adoptée en bien des localités, les buvettes réduites en nombre, les mesures de répression exécutées ave plus de vigueur. ”
l'autorité religieuse et à la suite de la célèbre sentence arbitrale ren-
due par S. G. Mr Bégin pour mettre fin à une difficulté survenue
dans l'industrie de la chaussure 1; telles encore ja « Fédération Na-
tionale Saint-Jean-Baptiste de Montréal ? », la « Fédération ouvrière
mutuelle du Nord: », la «Corporation ouvrière catholi rois-Rivières » ; tel enfin le « ï
dû à l'initiative de 1 i
d'union.
» et elle fait un peu parse agricole et pour des et le clergé, quand il le omme de bien, M. le Comavec une ardeur que rien ne lasse, à rest, et partout des ecclésias-
conférences St-
tions presque à
1. Voir l’opuscule Vraie démocratie Chrétienne : un Arbitrage intéressant (Québec, 1901 ). . Le
2. Cf. Marie Gérin-Lajoie, La Fédération nationale St-Jean-Baptiste, (Montréal, 1911).
3. Cf. Mgr Labrecque, Circulaire au clergé sur la question ouvrière, 19 mars 1912.
A FRE Saint-Pierre, Questions et Œuvres sociales de chez nous, le P.,
des bases statutaires, tuit et sur des bases le problème social ( tique ainsi Julien (laq r Cloutier, é
ler janv, 1914.
le Rapport du Conseil Supériur du Canada pour l'année 1913 (Québec, 1914).
rem
le mouvement mutualiste très répandu au Canada 1, et nous nous contentons de rappeler ce que nos Evêques, fort justement, désirent et demandent: savoir, que les catholiques aient soin de bien choisir les mutualités où ils entrent, et qu’ils ne s'enrôlent que dans €:s associations confessionnelles et nationales.
L'Eglise fait donc sa part pour soulager la classe pauvre ct pour résoudre, en notre pays, le problème social, L'Etat, bien sûrement, veut aussi faire la sienne,
Il a à son crédit des lois mutualistes déjà nombreuses, et qui se sont précisées et développées en plusieurs étapes ? Bien que de date encore récente, notre législation ouvrière dénote un esprit public qui s'éveille aux réalités et aux nécessités du monde social, Il ne s’agit pas évidemi::ent des lois et des mesures par lesquelles l’Etat canadien remplit son rôle &e promoteur de l'agriculture, de l'industrie et du commerce, et d’où résulte, pour le soulagement des classes laborieuses, ua concours d'ordre général. Nous entendons une législation portant directement sur les questions ouvrières; et là-dessus, nous avons, soit dans le domaine fédéral, soit dans le domaine provincial, plusieurs actes dignes de mention #,
Dans le domaine fédéral: l'acte concernant les unions ouvrières, de 1886; la loi relative au travail des étrangers, de 1897, plusieurs fois remaniée depuis ; la loi des gages raisonnables pour les travaux publics par contrat, de 1900; l'acte de conciliation, aussi de 1900, modelé sur un acte similaire de la Grande Bretagne, et destiné, sans coercition cependant, à régler ou à nrévenir les conflits ouvriers; la loi des enquêtes en matière de différends industriels, de 1907, loi dite de l’investigation obligatoire, parce qu’elle rend nécesssires pour les travaux d'utilité publique, des conférences ou discuss:. ns entre les parties en cause avant la déclaration d’une grève ou contre-grève ; etc., etc.
Dans le domaine provincial: la loi d'Ontario (1884), de Québec (1885) et du Manitoba (1900), relative à la protection des personnes employées dans les manufactures, loi étendue à d’autres provinces et diversement amendée ‘; la loi des différends ouvriers de Québec, de 1901, pourvoyant à la création d’un conseil de conciliation et d’un conseil d'arbitrage non obligatoire sans le consentement des
1. J.-B. Saint-Arnault, Le Mouvement mutualiste dans la prov. de Québec (Montréal, 1912).