Allard, ouu. cit, t II, p
TE EAN ECS 3- Ab. de Broglie, L'Eglise et l'Empire romain au IVe siècle, Ile P., t. II,
p. 211 (4e éd.).
l'aient affirmé, M. deBroglie ne le croit pas! : M. Paul Allard tient cette opinion pour simplement probable * Quoi qu'il en soit, l'édit publié contre les maîtres faisant profession de christianisme tendait en pratique soit à éloigner des écoles ceux qui n'y eussent trouvé que des leçons d'un paganisme victorieux et arrogaut, soit à corrompre par ces leçons mêmes les élèves assez imprudents pour y prêter une oreille complaisante.
C'était d'une habile perfidie.
« La législation sur l’enseignement est u- :s faits révélateurs de la persécution de Julien. Elle en mons.e le caractère. Ce n'est pas, comme aux siècles précédents, la persécution violente et sanglante, bien que, en des circonstances exceptionnelles, et sons des prétextes divers, le sang chrétien y ait aussi coulé. C'est la persécution bénigne, insidieuse, qui n'at-ique pas de frout, mais emploie les moyens obliques. Elle travaille À semer les divisions, fait marché avec les consciences, les place entre l'intérêt et le devoir... Elle cherche à mettre peu à peu les chrétiens à l'écart de toutes les fonctions publiques, à les pousser doucement hors la cité, hors la loi .. Son plus grand succès sera de faire des résignés, c’est-à-dire, si elle y parvient, des vaincus
On reconnaît bien à ces traits l’odieuse et asturieuse tactique employée de nos jours contre la libeiit 14 .g'euse ét reçue en ligne directe de Julien l’Apostolat. C'est chose remarquable comme, de part et d'autre, ce machiavélisme se colore des mêmes spécieux prétextes, se présente sous une même phraséologie sonore, et s'enveloppe des mêmes élastiques formules.
Julien, pour motiver son injuste législation, disait : « Tous ceux qui font profession d'enseigner, devront désormais avoir l’âme imbue des seules doctrines qui sont conformes à l'esprit public {.» Et qu'était-ce, aux veux de Julien, que «l'esprit