‹ Droit romainChapitre 154 sur 273 · C. Taxes exlraordin;iires · texte numérisé non relu

C. Taxes exlraordin;iires

Il reste cà mentionner, en dehors des impôts directs et indirects, certaines prestations qu'on peut appeler extraordinaires, et notamment l'obligation de fournir le logement et le nécessaire aux fonctionnaires civils et militaires de passage dans les nomes et les moyens de transport nécessaires pour leur permettre de continuer leur routo. La poste impériale, pour résumer d'un mot toutes ces charges, a pesé lourdement sur les provinciaux en général. L'Egypte, en qualité de province frontière, fut peut-être sous ce rapport plus avantagée que les provinces de l'intérieur qui, elles, se trouvaient sillonnées en divers sens par les routes de l'empire. Il nous reste cependant un moimment intéressant dos abus et des réclamations auxquels l'exercice du droit de logement et de réquisition, donna lieu en Egypte même. C'est le décret du préfet Capiton rendu sous le principat de Claude, en 49, surtout pour donner aux Égyptiens satisfaction sur ce point. En voici un extrait d'après la traduction de Letronne '.

«... Cnœus Vergilius Capiton dit : f

Depuis longtemps, j'ai entendu dire que des gens font un usage arbitraire et honteux de leur autorité, exigent injustement que les particuliers fournissent à des dépenses qui ne doivent point être à leur charge ; mais, en ce moment, des dépositions formelles m'apprennent que plusieurs, principalement dans la Libye, exercent impunément à leur profit des vexations et des rapines, sous prétexte qu'on est obligé de fournir à leur entretien et aux frais de leur route; ce qui n'est point et ne doit pas être.

En consé(pience. je défends à ceux qui traversent les nomes, soit fantassins, cavaliers ou domestiques, soif centurions, tribuns ou tous autres, de rien prendre des par-

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