loseph. Bell. Jud. II
4. Voy. le n. 399, inscription de Pergame qui mentionne un'tribua militaire Alexandreae ad /Egijplum legionis XXII ann. VIII. Mommsen, qui la rapporte au règne de Clau te (C. /. L. III, suppl. p. I2l0b) pense que, jusqu'à ce moment, l'ancien ordre de campement décrit par Slr:ibon n'avait pas ctiangé, c'est-à-dire qu'il n'y avait encore qu'une légion à Alexandrie.
u. Inscrip. de Memnon, de l'an 04 ap. J.-C
vince, sous Hadrien, en 133, pour ne plus y rentrer ^ Comme les précédentes, lalP Trajane campait aux portes d'Alexandrie. Les inscriptions militaires du « château des Césars » en font foi. Ajoutons enfin que la^F^ Apollinaris a dû faire une apparition en Egypte, car on trouve, au temps (le Trajan, un centurion, appartenant à cette légion, qui était préposé aux travaux du Mont Claudien -.
L'épigraphie nous livre encore certaines notions précieuses sur le recrutement de ces légions qui occupèrent l'Egypte.
Mommsen a réuni dans un tableau d'ensemble les pays d'origine connus d'un grand nombre de soldats faisant partie de la ///^ Cyrenaica et de la XXII^ Dejotaria7ia. les deux légions qui occupèrent l'Egypte durant le premier siècle de l'ère chrétienne '\ On trouve un seul légionnaire originaire d'Italie {Vercellx), deux de la Gaule {Lugdunum), un de Bithynie {Nicae), vingt-trois de Galatie et des provinces annexes, un de Chypre, quatre de Syrie, — dix d'Egypte, un de la Cyrénaïque et un d'Afrique. Très peu d'Occidentaux entraient donc dans leur composition. La plupart des légionnaires venaient des provinces orientales. La prédominance de l'élément galate tient à la bravoure, mise à profit par les Romains, de ces Gaulois asiatiques \ Si les recrues d'Egypte viennent ici en seconde ligne, à la fin du second siècle, elles prennent, sans conteste, le premier rang. Le système qui consistait à lever les troupes dans les provinces mêmes où elles étaient cantonnées se montre alors dans tout son développement. C'est
1. Sur tous ces points, voy. l'iiistoire sommaire des légions rom. sous l'Empire dans Bouché-Leclercq, Manuel des inst. rom. (1886) p. 300 et 305.
'2. C. I. L. III, ±a. Sur la X« Fretensis qui aurait été amenée d'Alexandrie à Ptolémaïs de Syrie par Titus, Mommsen, Hist. rom. XI, p. 126, est d'avis qu'il ne s'agit pas ici d'Alexandrie d'Egypte, mais de celle de Gilicie (Alexandrette).