Voy. ci-après partie IV, chap. I
2. Eutrope, Brev. hist. rom. IX, 23. Cf. Franz, Introd. ad inscr. ^g. p. 322. Marquardt, Handb. d. rom. Alt. IV, p. 436. G. Jullian, De la réf. prov. attribuée à DiocL, Revue historique, XIX (1882), p. 356.
3. Mommsen, dans un Mémoire sur les prov. rom. et les listes qui en sont parvenues depuis DiocL, tr. fr. p. 35 et s., pense, contre Franz et Marquardt {II. IL), que l'Heptanomide n'exista jamais comme province distincte. Contra Jullian, /. cit. Si nous l'attribuons à VAigyplus Jovia et non pas à Vllerculea, c'est que, sans parler de l'importance plus grande de la première, Ammien Marcellin (22, 16) énumère Memphis et Oxyrynque parmi les villes de VALç/yptus de son temps et non pas dans VAugustarnnica qui est l'ancienne JEgyptus llerculea.
4. Mommsen, Mém. précité. Lumbroso, l'Egitto al tempo dei Greci, p. 22.
rient; mais elles restèrent unies par un lien commun, comme le prouve le titre de Cornes Orienlis j^gypti et Mesopotamix ', jusqu'au jour où elles formèrent un diocèse autonome, le diocèse d'Egypte-.
L'opinion commune des archéologues au sujet de l'origine des cinq provinces dont se composait le diocèse d'Egypte, paraît conlirmée et par la liste de Vérone et par une inscription qui semble relater, encore en 292, l'existence d'un épistratége pour la Thébaïde \ — Mais l'on a élevé contre elle des objections fondées sur une tradition rapportée par Ammien Marcellin dans la petite description (ju'il fait de l'Egypte et dont il ressortirait, en dernière analyse, que la vallée du Nil, a dû être partagée, dès avant Dioclétien, en deux grandes parties : la Thébaïde et l'Egypte propre '. Celle-ci aurait été plus tard (sous Dioclétien ?)^ subdivisée en Egypte propre (V-^g. Jovia de la liste de Vérone) et en Augustamnique iV^g. Herculea).
Pour confirmer la simple présomption qui résulte de cette tradition et donner du même coup une date approximative à ces changements, on a invoqué un passage de la vie d'Émilien, où il est dit que cet usurpateur, après avoir été proclamé empereur par les légions d'Egypte, parcourut la Thrbaide et toute l'Egypte, Thebaidem totamque ^'Eggptum peragravit, pour en chasser les Barbares qui les infestaient*"'. Egypte et Thébaïde sont ainsi juxtaposées dès l'époque de Gallien (260 ap. J.-G.) — Une indication