Treb. Pollio. in vil. yEmil. Trir/. Tyran,, 2i
encore plus précise serait fournie, au moins pour la Thé baïde, par le ménologe de Baronius qui, à la date du 3 mai, rappelle le martyre de Timothée et de son épouse Maura, martyre ordonné dans la persécution de Yalérien (233) par Arrien, in Tkcbalde pr.eses.
Ces deux arguments contre l'opinion généralement reçue, ne sont pas solides. Le premier est vague et même, pour tant soit peu qu'on le presse, il prouve trop : il prouverait que la Thébaïde était déjà autonome au temps de Strabon, puisque ce géographe l'oppose quelquefois à toute l'Egypte*. Il se réduit, du reste, à rien quand on considère qu'il émane d'un auteur qui a écrit après le remaniement de la carte des provinces opéré par Dioclétien. — Quant au second argument qui semble, au premier abord, lever tous les doutes, il mérite en réalité peu de créance. On peut, en effet, se rendre compte que le double martyre de Timothée et de son épouse a eu lieu, non sous Valérien, mais lors de la grande persécution de Dioctétien et par l'ordre d' Arrien, dux Thebaidis".
Reste cependant à expliquer le texte embarrassant d'Am. Marcellin. — On y a soupçonné une erreur ou, pour le moins, une confusion. On sait que la province d'Egypte était géographiquement et même administrative ment divisée en trois grandes régions; Ammien aurait pensé qu'elles s'appelaient Thébaïde, Egypte et Libye. De ces deux dernières, on aurait plus tard, d'après lui, détaché une seconde Egypte (l'Augustamnique) et une seconde Libye (la lAh^^Q Superior ou Gyrénaïque)^ Ce qui nous confirme dans ce soupçon, c'est surtout que l'historien attribue à l'Egypte d'autrefois toute la Libye, y compris la Cyrénaïquf, puisque celle-ci en aurait été distraite un peu
{. Voy. notamment XVII, p. 818.
2. Tillemont. Mém. p. servir à l'Hisl. ecclés. V (Paris, 1701), p. 353 et s. 362 et 364.