APERÇU ÉCONOMIQUE
d'après le poids, à quatre deniers romains et, d'après le taux, à un seul de ces deniers '.Les successeurs de Tibère continuèrent d'y faire frapper comme lui des monnaies d'argent à bas titre. Ce système dure jusqu'à Antonin. — C'est à partir de Trajan que les médailles égyptiennes atteignent leur plus grande perfection artistique. L'alliage devient plus fort sous Marc-Aurèle et surtout sous Commode. Depuis Sévère jusqu'à Gallien, on trouve un très grand nombre de médailles en potin, c'est-à-dire en un argent à très bas titre. Elles sont plus petites et plus épaisses que les précédentes. Puis le potin diminue de grandeur et devient plus rare après Gallien, tandis que la monnaie de cuivre reprend insensiblement le dessus. Après Aurélien, il n'y a plus qu'une monnaie de cuivre d'une mauvaise exécution artistique. A la suite de la révolte d'Achilleus et de la réorganisation de l'Egypte par Dioclétien, la monnaie particulière de cette province cessa d'exister. La dernière monnaie d'Egypte à légende grecque date de l'an 296. Cette suppression de la monnaie égyptienne fut une des plus rigoureuses mesures prises par le vainqueur. On conserva cependant l'atelier monétaire d'Alexandrie; mais ce fut pour y frapper la même monnaie que dans tout l'empire et avec la légende latine.
Une remarque importante qui montre combien on tenait à conserver à l'Egypte son régime antérieur, c'est que, tandis que dans tout l'empire, depuis Auguste, les comptes publics devaient être tenus d'après le système romain du denier, seule, l'Egypte fit exception à la règle. On y continua, jusqu'à Dioclétien, de régler les comptes publics en
figio do l'empereur régnant ou d'un membre de la famille impériale, et, de l'autre, des symljoles qui souvent perpétuaient le souvenir des événements remarquables de l'iinnée où la monnaie était frappée (Voy. Zoega, Sumi reg. /Egypti, passim).