HU BANDAGE PLÂTRÉ
» Si on expose un appareil au plaire à une chaleur vive , on rer connaît que la température extérieure ne se communique pas à l’intérieur. On constatera d’abord que la température de la surface externe de l’appareil reste bien au-dessous de la chaleur de l’air ambiant , et si la température extérieure vient h s’élever à 34° R. , elle ne montera qu’à 23° dans l’intérieur de l’appareil. En hiver , l’appareil est moins froid que l’air extérieur. Il possède donc un nouvel avantage signalé : ü permet , en toute securité , le transport des fracturés par les temps chauds et les temps froids.
)) Le bandage au plâtre est mieux supporté que le bandage amidonné, parce que , disent les blessés , l’appareil se séchant rapidement , ils éprouvent un bien-être que ne leur donne pas l’appareil amidonné qui, plus lent à se dessécher, y laisse pendant plus de deux jours une humidité incommode.
» L’appareil au plâtre possède une certaine élasticité qui n’est pas à dédaigner. Lorsque, par l’effet de la diminution du volume du membre, l’appareil devenu trop large doit être incisé, cette élasticité qui ne l’empêche pas d’être un excellent contentif, le fait cependant se prêter à se mouler de nouveau sur le membre fracturé , mieux que l’appareil au carton , bien plus raide ou plus dur.
» Avec l’appareil au plâtre rien de plus facile que d’inspecter les parties lésées : n’y a-t-il point de plaie et veut-on s’assurer seulement de l’état de la fracture? on incise longitudinalement le bandage sur la partie antérieure non plâtrée, et on l’ouvre de même qu’on le ferait de l’appareil amidonné; on examine les parties, et, lorsque cette inspection est terminée , on rapproche les deux bords de la solution de continui et on les maintient rapprochés au moyen de 4 ou 5 bandelettes im prégnées de plâtre et mouillées , qu’on applique transversalement au dessus des bords de l’appareil et dont on fixe les extrémités sur le: côtés (i).
» Le membre est -il diminué de volume et l’appareil est-il trop large
(1) * L’appareil dessine si bien le membre, qu'on peut reconnaître au simple examen extérieur d| la coque , que la coaptation des fractures est parfaite (Van de Loo). »
DU BANDAGE PLAT ItÉ.
après avoir incisé le bandage on en résèque la partie exeédente, et l’on rapproche connue il est dit ci-dessus.
» S’agit-il d’examiner une plaie, une surface malade, etc? Rien de plus aisé que de faire une fenêtre, pendant ou après l’application, avec ou sans battant. Nous préférerions ici une simple ouverture faite après coup ; on en opérerait l’occlusion au moyen d’une bandelette plâtrée d’une dimension convenable. Les fenêtres peuvent se faire avec les divers appareils amovo-inamovibles , à l’amidon, â la gutta et au plâtre, mais dans nul autre elles ne se font avec autant de facilité , avec moins d’embarras que dans ce dernier. On le conçoit facilement : la couche â inciser au-devant de la plaie est très-mince et résiste peu â l’action des ciseaux; après le pansement, il suffit d’appliquer une petite bandelette plâtrée et mouillée , pour recouvrir l’ouverture et intercepter l’accès de l’air; rien alors de plus facile que d’enlever et de remplacer cette bandelette lorsque de nouveaux pansements deviennent nécessaires.
» Ainsi , pour nous résumer, nous trouvons réunis dans l’appareil au plâtre, tous les avantages que présentent séparément les appareils amidonné , de gutta et gypso-amylacé , et nous reconnaissons qu’à ces avantages il en ajoute d’autres qui en font l’appareil le plus précieux pour les médecins militaires en campagne :
» Son mode d’application est facile , rapide et sûr : Cito , tuto et Jucunde ;
« Sa solidification est instantanée ;
» 11 ne coûte presque rien ;
» 11 résiste à toutes les intempéries, sans que la contention en souffre;
» Il permet l’examen facile du membre, plus facile qu’avec l’appareil amidonné dont il remplit, du reste, toutes les conditions utiles;
» Il est très-léger; il pèse de 200 à 300 grammes de moins que l’appareil amidonné et que celui de M. Lafargue ;
» Il permet, sans se déranger et sans nuire à la contention, l’emploi des irrigations froides ;
» Enfin, il répond à toutes les indications, comme il pare à tous les inconvénients attachés aux autres appareils.
» Nous avons dit que M. Lafargue n’a pas eu lieu d’ètrc satisfait de l’emploi du plâtre pur dans la confection de ses appareils de fracture , tandis que M. Mathysen est arrivé, par son emploi, aux plus beaux résultats qu’on puisse attendre : cela tient à ce que le premier a appliqué le plâtre en couches entre les séries de bandelettes, tandis que le second l’a fait pénétrer de force dans la trame du tissu des bandelettes , ce qui a donné à ses appareils une solidité, une élasticité et une perméabilité que les appareils de M. Lafargue ne pouvaient posséder. Indépendamment de nos essais comparatifs des appareils de MM. Seutin, Lafargue , Uytterhoeven et Mathysen , nous avons appliqué des appareils à la colle de menuisier mêlée au plâtre , â la chaux délayée dans de l’albumine, etc. , matières que M. Lafargue admettait comme capables de remplacer son mastic, nous avons reconnu que ces appareils ne peuvent rivaliser avec l’appareil amidonné de M. Seutin et par conséquent avec l’appareil au plâtre de M. Mathysen ; tout mélange d’une colle avec le plâtre, ôte â l’appareil de sa solidité, de sa prompte dessiccation , de sa perméabilité , et cesse de le rendre réfractaire à l’action des vicissitudes de l’atmosphère. En outre, si l’on veut au moyen de ces agents confectionner des appareils amovo-inamovibles , il faut multiplier les couches de bandelettes , ce qui a pour inconvénient de les rendre trop lourds , d’échauffer le membre , etc.
» Nous avons aussi appliqué les bandes plâtrées dans le pansement d’une amputation de la cuisse ; nous avons procédé ainsi que le prescrit M. Seutin, en remplaçant seulement les pièces amidonnées par des pièces plâtrées. Nous avons reconnu que ce pansement remplissait parfaitement les indications de l’appareil de M. Seutin, et qu’il y ajoutait les qualités que nous avons déjà reconnues dans l’appareil plâtré appliqué aux fractures. A cette occasion, nous avons constaté pour la seconde fois, que L'immersion prolongée des bandelettes plâtrées dans le pus , n'en hâte nullement la décomposition. La perméabilité des appareils plâtres laisse se volatiliser les parties les plus tenues du pus , le reste se dessèche. On devait s’attendre à ce résultat , le plâtre faisant partie de plusieurs composés désinfectants. Si néanmoins l’appareil se pénétrait
trop de pus infect, rien n’est plus facile que d’en effacer la mauvaise odeur, en l’arrosant d’une solution de chlorure de chaux , dont l’action n’altère en rien l’appareil, ainsi que nous nous en sommes assurés (<). »
Dans l’article qui précède, je vois avec plaisir combien M. de Condé apprécie ma méthode de déligation, et j’espère qu’elle sera généralement saisie et comprise , de la manière qu’il vient de la décrire.
La méthode plâtrée.
Ma méthode de déligation consiste simplement en ce que l’étoffe dont on se sert , telle que du coton , du linge en partie usé , de la flanelle , etc. , soit imprégnée de plâtre sec en poudre. L’étoffe bien imprégnée du minéral est coupée en bandes, qui , après avoir été roulées mollement, sont mouillées d’eau et appliquées aux parties malades.
Dans l’application de ces bandes et bandelettes plâtrées, il ne faut pas ménager l’eau; on emploie à volonté de l’eau froide ou chaude. Dans les cas qu’on serait dans l’impossibilité d’en avoir, comme par exemple, dans les marches militaires, on pourrait môme faire usage d’urine.
On peut employer toute espèce de coton pour les bandages plâtrés; on se sert en général de coton épais et solide, â trame peu serrée, ou d’un tissu mince, selon que l’appareil doit offrir plus ou moins de résistance. C’est ainsi qu’on se servira de coton très-léger pour de petits bandages , par exemple, pour les doigts , tandis que pour les fractures de la cuisse et pour rendre immobile l’articulation coxo-fémorale on emploiera de préférence du coton solide, même du coton croisé.
Les étoffes qu’on emploie , soit du coton , soit du linge en partie usé, soit de la flanelle ou autres, ne doivent pas contenir de L'amidon ou d'autres apprêts , parce que ces substances retardent la solidification
(1) «Tontes ces recherches ont été fuites en commun, avec M. Ic docteur Raikcm jeune, médecin adjoint de l'hôpital de Liège, et l’élève de 2° classe l'icrard , qui m’ont aidé de leur concours.
(Archiv. belges de méd ■ milit, , Octobre 1853.)
DU BANDAGE PLATItÉ.
du plâtre. Le coton écnit contient toujours un apprêt, et par ce motif , il sera nécessaire de le laver à l’eau chaude avant d’en faire des bandes plâtrées.
Appareils plâtrés.
Le bandage plâtré se laisse appliquer sous deux modes principaux :
1° à bandes roulées.
2° à bandelettes ou do Scultet.
1° bivalve â bandelettes séparées.
2° bivalve â couverture plâtrée.
A. Appareil inamovible
B. Appareil amovible
Préparation «les bandes et des bandelettes plâtrées.
Avant de nous livrer à la description des bandages ci-dessus mentionnés , nous croyons devoir faire connaître , en 'peu de mots , la préparation des bandes et bandelettes plâtrées dont l’usage est le plus fréquent : — On étend sur une table, où on aura préalablement placé quelques feuilles de papier , une pièce de coton ordinaire blanchi , exempt d'apprêt , de la longueur d’un mètre et demi sur un demi mètre de largeur. Sur cette pièce de coton on répand environ un demi kilogramme de plâtre en poudre sèche, qu’on fait entrer ensuite dans l’étoffe autant que possible en frottant â pleine main ; le plâtre superflu est écarté. L’une des faces du tissu étant ainsi plâtré , on le retourne et on agit de la même façon de l’autre côté.
L’étoffe étant bien imprégnée de gypse et encore étendue sur la table, on la coupe en bandes de 4 à 5 centimètres de largeur qu’on roule | mollement, ou en bandelettes de Scultet, larges de fi â 7 centimètres.
On peut aussi tailler préalablement les bandes et les bandelettes , i les étendre sur une table, les saupoudrer de plâtre et, en frottant, le I faire entrer dans le tissu. En agissant ainsi, on a l’avantage de réduire II l’épaisseur des bords de ces bandes.
Plus on aura fait pénétrer le plâtre dans l’étoile, plus on obtiendra 1
DU BANDAGE PLATBÉ.
des appareils solides et élastiques, et les différentes pièces de l’appareil se colleront d’autant mieux ensemble.
Toutes ces pièces plâtrées pourront être préparées d’avance et se conserver pour l’usage, pourvu qu’on les place dans des vases ou des boîtes bien fermées. 11 serait peut-être à désirer qu’elles fussent toujours disponibles dans les pharmacies.
Des différentes manières dont j’ai essayé d’utiliser le plâtre dans le traitement des fractures, celle dont je viens de donner la description me semble le mieux atteindre le but; et voici pourquoi : 1° avec les pièces d’appareil préparées de cette manière on peut confectionner toutes sortes de bandages ; 2° par la répartition régulière du gypse , les bandages acquièrent une solidité uniforme sur tous les points, ils durcissent plus instantanément et sont plus solides que ceux préparés d’une autre manière ; 3° l’application des pièces de bandages ainsi préparées se fait à l’instant et de la manière la plus simple : on n’a qu’à mouiller les bandes ou les bandelettes plâtrées , préparées d’avance, et les appliquer autour des parties lésées, ce qui se fait en quelques minutes.
S’il y avait urgence d’appliquer un bandage et qu’on ne fût pas muni de bandes plâtrées , on pourrait confectionner ces pièces de suite de la manière suivante : on placera sur une table , préalablement recouverte d’une feuille de papier , une bande â trame très-peu serrée , longue de deux mètres et large de 4 à 5 centimètres ; sur cette bande on étend avec une spatule une couche mince de plâtre, seulement d’un côté de la bande , sans frotter l’étoffe , puis la bande est roulée mollement au fur et à mesure que le plâtrage a lieu. Cinquante ou soixante grammes de plâtre suffisent pour une bande do cette longueur. Pour s’en servir, on la trempe dans de l’eau pendant une à deux minutes , et on l’applique sur la partie malade comme une bande ordinaire.
De la même manière on étendra une couche de plâtre sur les bandelettes, et elles sont appliquées connue il sera dit en parlant de l’appareil plâtré à bandelettes séparées.
Comme les bandes et les bandelettes plâtrées sont mises en usage pour la plupart des bandages, nous en avons fait précéder la description. Maintenant nous en indiquerons les différents modes d’application.
1)1) BANDAGE l’LATRÉ.
Appareil inamovible à bandes ronlees.
(Cet appareil ainsi que les suivants sont supposas être appliqués pour des
fractures de la jambe).
Le membre étant enveloppé d’une bande ordinaire ou d’ouates , on prend une de ces bandes roulées et plâtrées , dont nous avons donné la description , on la tient environ une minute dans l’eau, ou, pour mieux dire, aussi longtemps que l’air contenu dans la bande en soit dégagé , puis on la déroule sur le membre blessé comme une bande ordinaire en commençant par la racine des orteils , avec cette différence que les tours de bande doivent se couvrir pour les trois quarts ou les quatre cinquièmes. (Fig. I). De la même manière , on mouille et on
applique une seconde bande plâtrée et ainsi de suite jusqu’à ce que le bandage ait atteint, le développement désiré.
On aura soin de placer le chef de la bande suivante an-dessous de l'extrémité de celle précédemment appliquée (an) En agissant ainsi , on enlève l’apparei1 avec beaucoup de facilité, parce que les chefs des bandes se relèvent l'un l’autre. Toutefois, si l’on préfère inciser le bandage avec des cisailles, cette précaution est superflue.
Pour trouer ou fenêtrer le bandage, on s’y prend de la manière suivante : parvenu près d’une plaie, on coupe la bande d’un côté de la plaie et l'on recommence l’application de l’autre côté; on continue ainsi jusqu’à ce qu’on ait dépassé la plaie, puis on reprend les tours circulaires, (b)
Afin de rendre ce bandage amovible on le coupe au moyen de gro: ciseaux.
Si l’on veut donner une plus grande mobilité aux parties latérales de l’appareil , on y pratique des rainures avec le bord d’une spatule immédiatement après son application. A l’endroit où on aura fait les rainures, les parties latérales de l’appareil seront mobiles comme elles le seraient autour d’une charnière.
Pour ne pas donner trop d’épaisseur au bandage , au coude-pied , on pourra interrompre quelques tours de bande en cet endroit , ce qui facilite la section du bandage (c).
Appareil inamovible à bandelettes on de Scultet.
Vingt à vingt-cinq bandelettes plâtrées, larges de 6 à 7 centimètres, sont placées en bandage de Scuttet sur un coussin revêtu d’une alèze. Ces bandelettes doivent se couvrir entre-elles au moins pour les trois quarts. (Fig. 2.) Sur celles-ci , on place une couche de bandelettes non
plâtrées , afin de prévenir le contact du plâtre avec la peau.
Sur cet appareil , on place le membre fracturé, puis après avoir appliqué la couche de bandelettes ordinaires, on mouille une ou deux bandelettes plâtrées qu’on applique , et on continue de cette man*ère jusqu’à ce que toutes les bandelettes plâtrées soient appliquées.
Pour fixer le pied, on l’entoure de bandelettes plâtrées qui s’attachent sur l’appareil déjà appliqué.
Pour trouer ce bandage ou pour le rendre amovible, on agit comme pour l’appareil plâtré à bandes roulées.
On peut rendre les parties latérales de ce bandage plus mobiles en employant un moindre nombre de bandelettes, par exemple, 12 à 15.
DU BANDAGE PLATRl'S.
Dans ce cas , il faut fortifier la partie postérieure du bandage par quelques petites bandelettes plâtrées placées , transversalement (Fig. 3) , ou bien 5 ou 6 bandelettes qu’on place parallèlement au membre (Fig. 4).
Fig. 3.
LT
Fig. 4.
Fig. o .
Le bandage de Scultet est susceptible d’une modification qui en facilite l’enlèvement.
On s’y prend de la manière suivante : il faut placer sur un coussin revêtu d’une alèze , une bandelette plâtrée (Fig. 5 , a , a) et làdessus une autre non plâtrée (Fig. 5 , b). La bandelette nonplâtrée est placée de façon qu’elle dépasse de la largeur d’un petit doigt le bord supérieur de la bandelette plâtrée (c, c). On continue ainsi!
de poser alternativement les bandelettes suivantes, jusqu’à ce que le bandage ait obtenu l’étendue nécessaire.
Le membre fracturé étan placé sur l’appareil, on mouill les bandelettes et on les ap plique. Toutefois , il est ^ observer que dans ce cas , o applique une bande ,c lette non -plâtrée une bandelette plâ trée du même cô
du membre; les deux chefs opposés de ces bandelettes s’applique: de la même manière de 1 autre côté. On continue de la sorte jusqu’à que tout l’appareil soit appliqué. De cette manière deux bandclelt de la même espèce ne se toucheront pas.
Lorsqu’on voudra enlever ce bandage, on le mouille et on ôte les bandelettes comme on enlève le bandage ordinaire de Scultet.
Dans le cas que le pied ne serait pas compris dans les bandages cidessus décrits, on le rend immobile en le plaçant dans un large étrier ou un 8 de chiffre, confectionné de bandelettes plâtrées. Afin de donner assez de solidité à cet étrier , il faut superposer au moins trois couches de bandelettes plâtrées et les attacher ou coller sur le bandage dans l’étendue de son tiers inférieur.
Appareil amovible à bandelettes séparées.
Pour obtenir ce bandage , on place sur un coussin recouvert d’une alèze , 20 à 25 bandelettes plâtrées de la largeur de 6 à 7 centimètres , dont les plus longues doivent avoir 26 et les plus courtes 16
Fig. 6.
CO
centimètres. C’est la longueur 'qui convient en général à la jambe d’un homme de taille ordinaire. Sur ces bandelettes plâtrées on en met d’autres nonplâtrées d’une longueur suffisante pour s’entre-croiser de la largeur d’une main, au-devant du membre (Fig. 6 , a, a , a).
La jambe fracturée étant placée sur l’appareil, on applique d’abord les bandelettes non- plâtrées (a, a, a), ensuite les bandelettes plâtrées , après les avoir mouillées (b, b, b, b, b , b). On achève le bandage en ajoutant à sa partie interne et externe, dans le sens de sa longueur, trois bandelettes plâtrées superposées de la largeur de 6 à 7 centimètres (Fig. 7, a, a, a, a , a, a).
DU DANDAUE PLÂTRÉ.
Ces bandelettes doivent s’étendre à partir de la partie supérieure de l’appareil jusqu’au-dessous du pied. On aura soin de les placer de manière qu’elles laissent entre elles, à la partie antérieure de la jambe un intervalle d’un à deux travers de doigt (b, b, b, b).
Pour rendre ce bandage inamovible, on applique trois ou quatre bandelettes plâtrées en travers du bandage ( c,c , c,), ou bien on place deux bandelettes superposées le long de l’intervalle , afin de fixer ou de rendre inamovibles les deux valves de l’appareil.
Rien de plus facile que de rendre le bandage de nouveau amovible : on n’a qu’à enlever ces dernières bandelettes.
Si l’appareil doit contenir le membre entier, il faudra encore ajouter une vingtaine de bandelettes plâtrées, les plus longues de 42, les plus courtes de 26 centimètres , ainsi que six bandelettes qui s’étendront depuis le genou jusqu’à la partie supérieure de l’appareil.
Appareil amovible à couverture plâtrée.
Dans une couverture de laine — n’importe qu’elle soit en partie usée —
Fig. 8.
on coupe la forme du membre fracturé (Fig. 8 , a) , en ayant soin que les deux bords ne se touchent pas au-devant membre , mais laissent un intervalle d’un à deux travers de doigt. Sur cette pièce , on répand 3 à 400 grammes de plâtre que l’on fait entrer dans l’étoffe, en frottant avec la main. On enlève à la partie inférieure une petite languette pour recevoir le talon (b).
Cette pièce de couverture
étant imprégnée de plâtre et bien mouillée, on la couvre d’ouates et on la place sur un coussin revêtu d’une couche de bandelettes non plâtrées ( c , c, c , c. c, c,).
Fig. 9.
Fig. 10.
Le membre fracturé étant posé sur cet appareil , on applique la pièce plâtrée recouverte d’ouates autour du membre et on l’affermit au moyen des bandelettes. Les deux languettes de l’appareil sont jointes, sous la plante du pied, sous forme d’étrier.
Ce bandage peut être modifié suivant les circonstances : par exemple, la pièce de couverture pourra être divisée en deux parties égales , (Fig. 9, a , a,). Ces deux pièces sont imprégnées de plâtre, l'une bien mouillée et revêtue d’une couche d’ouates, J est posée sur une double couche de bandelettes nonplatrées et on l’applique contre la partie postérieure du membre où elle est affermie par la couche supérieure de bandelettes (Fig. 10, a , a, a, a,). De la même manière , on mouille et on revêt d’ouates l’autre pièce plâtrée qui doit couvrir la partie antérieure de la jambe, en empiétant d’un travers de doigt de chaque côté sur la