‹ Du cancer du pavillon de l'oreilleChapitre 5 sur 15 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

La première observation du cancer du pavillon de l’oreille que nous ayons pu recueillir, a été publiée en 1833 par les Tram of m<d. and (hys. Soc, of Calcutta, t. VI, et en mai 1834 par le the Amer. Journ. Nous la trouvons reproduite la même année dans les Arch. yen. de mêd., 2e série, t. VI. Elle est du Dr Campbell qui envoya, à la réunion du 2 mars 1833 de la Société de Calcutta, deux cancers qu’il avait enlevés des oreilles d’une femme de cet endroit. Ces tumeurs attiraient fortement le pavillon en bas, recouvraient le méat auditif et gênaient beaucoup l’audition ; elles étaient inégales, charnues et leur tissu ressemblait au « mammary sarcoma. » D’après ce médecin, un grand nombre des habitants de’ la vallée du Nipal seraient sujets à des tumeurs analogues développées sur un des points du pavillon. On les rencontrerait surtout chez les individus affectés de goitre, maladie commune dans ce pays.

Il faut ensuite arriver à 1848, pour trouver l’observation de dégénérescence squirrheuse du pavillon de ï oreille, rapportée par Kramer et dont nous avons déjà parlé. Cet auteur consacre quelques mots à l’étiologie de cette affection et se hâte de passer au paragraphe suivant.

Avant lui, Itard (1), « préoccupé d’établir la nullité

1. Itard. Traité des maladies de V oreille et de V audition, 2e édit. Paris, 1842.

physiologique du pavillon. » Bouisson ( 1 ) ne dit pas un mot des affections chirurgicales de cet organe.

Kramer (2), Toynbee (3) et Triquet (4) imitent son silence.

En 1859, Sédiilot, dans une note communiquée à l’Académie des sciences (5) relative au traitement des cancers épithéliaux ou cancroïdes par ï application du cautère actuel , etc., cite l’observation d’un malade qui, âgé de 55 ans, Savait eu la totalité du pavillon de l’oreille détruite en moins de trois semaines par un cancroïde à marche aiguë ; le conduit auditif allait être envahi, lorsque ce chirurgien se hâta d’arrêter le mal en cautérisant à plusieurs reprises avec le fer rouge, les parties ulcérées.

Quelques années plus tard, Velpeau (6) publia son cas de cancroïde du pavillon de l’oreille, et en 1869, Demarquay (7), dans la même revue, en donnait une nouvelle observation. ?

La même année, Bouisson, dans un article du Montpellier médical intitulé : « Amputation du pavillon de /’ oreille » s’exprime ainsi :

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