‹ Du Chancre Syphilitique de la Muqueuse PituitaireChapitre 13 sur 52 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

MourE (Résumée) (1)

Homme, 54 ans, entre le 25 septembre 1886 pour gêne de la respiration par la narine droite. Douleurs dans le côté droit de la tête. Voix nasonnée. Nez rouge un peu douloureux. Par la narine s'écoule une sécrétion ichoreuse, d’odeur fade, mais non fétide. Au début du mois d’août le malade se rappelle avoir ressenti seulement un peu de démangeaisons dans le nez. A l'examen, en dehors de la rougeur du tégument extérieur, on constate une déviation de l'aile du nez du côté droit, qui est soulevée par une masse fongueuse, rougeâtre en certains points, grisâtre dans d’autres où elle est recouverte d’un enduit pultacé. Cette tumeur comble l’orifice de la fosse nasale et s'étend environ à deux centimètres en arrière. La masse bourgeonnante est toute entière implantée sur la cloison à un centimètre de son insertion antérieure; elle saigne très facilement. Ganglions sous maxillaires droits tuméfiés. Deux mois après le début de l'accident nasal, le malade revint avec une roséole typique. Le traitement mercuriel suivi régulièrement durant 15 jours amena une diminution notable de la saillie des fosses nasales et deux mois plus tard le septum avait repris son aspect normal. Comme étiologie le malade s’est transporté probablement avec l’ongle le virus syphilitique qu’il avait récolté sur une femme vérolée et qu'il s’est inoculé en se grattant la cloison.

(1) E. J. Moure. — Chancre infectant des fosses nasales. (Revue de Laryngologie, 1% juillet, 1887, p. 385-300).

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