‹ Du Chancre Syphilitique de la Muqueuse PituitaireChapitre 16 sur 52 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

MarFan (résumée) (1)

Jeune homme, 17 ans. Vers la fin du mois de septembre, il s’apercut qu’il survenait une tuméfaction dans la région sous-maxillaire et parotidienne du côté droit. Le 15 octobre, il s'aperçoit qu'il présente sur le tronc de petites taches rouges et il entre à l'hôpital.

A l'entrée, on constate une éruption généralisée de taches rouges non saillantes, de teinte cuivrée et on diagnostique : roséole syphilitique. L’adénopathie sous-maxillaire et parotidienne du côté droit attire l'attention vers la face. On remarque que l'aile du nez du côté droit est un peu repoussée en dehors. En regardant dans l'intérieur du nez, on constate qu’il existe sur la cloison, à un centimètre et demi du bord inférieur, une petitetumeurarrondie, indurée, adhérente aux parties profondes, recouverte d’un enduit

(1) A.-B. Marran. — Chancre syphilitique de la cloison des fosses nasales (Annales de dermatologie er de syphiligraphie, 1890, p. 490).

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blanchâtre. Il s'agit bien là d’un chancre syphilitique déve loppé sur la muqueuse pituitaire qui recouvre la cloison. La sécrétion nasale est à peine augmentée du côté de la lésion. La tumeur saigne légèrement. Les symptômes subjectifs étaient presque nuls. Après 10 jours de traitement mercuriel, la roséole a disparu. Un mois après l'entrée du malade, le chancre est guéri.

OPSERVATIONSVI I EVE

Hiceuer (1)

Je me rappelle avoir observé deux cas de chancres situés à l'entrée de la fosse nasale sur le côté de la cloison. Ces deux chancres s'étaient développés chez des typographes. Jai recherché la porte d'entrée ; ces individus m'ont dit n'avoir eu aucun rapport avec d’autres femmes qu'avec la leur, et leur femme était absolument indemne. Ils me donnèrent comme raison que les typographes respirant beaucoup de poussière d’antimoine, étaient presque tous priseurs et se servaient d’une boîte à tabac commune : c’est la seule explication que j'ai pu trouver de cette inoculation ; j'ai eu l’occasion de voir moi-même la femme de l’un d'eux, qui ne présentait aucune trace de syphilis ; j'ai denc cru devoir m'en rapporter à leur dire.

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