OBSERVATION XV
GareL (résumée) (1)
S.., 22 ans, se présente le 5 janvier 1805, Îlse plaint d’une obstruction de la narine droite et nous montre une petite ulcération de forme elliptique siègeant à la partie inférieure de la cloison. Elle est déprimée en cupule, mais ses bords ne sont pas décollés. Le fond de l’ulcération est garni d’une croûte brunâtre. La lésion siège néanmoins sur un boursouflementdelamuqueuse,etlorsqu'onexaminela fossenasaie avec le spéculum, on voit que le gonflement s'étend presque dans toute l'étendue de la cloison en arrière. Cette tuméfacion est dépressive à l'exploration au stylet. Nous constatons des plaques muqueuses sur les deux amygdales. Il
(1) J. Gare. — Deux cas de chancre primitif de la cloison nasale. (Revue de Laryngologie, 15 juillet 1895 p. 640).
AN LS existe un paquet ganglionnaire sous-maxillaire du côté droit.
Sur le tronc, syphilide maculeuse assez ‘confluente. La:
verge ne présente nulle part la moindre trace d'un chancre
ancien ou récent. Il s'agit probablement d’un chancre induré,
de la cloison.
Il y a deux mois, le malade avait ressenti une douleur au niveau de la parotide droite, provenant d'un ganglion situé derrière l'angle de la mâchoire ; il se plaignait aussi d’une petite écorchure à droite, sur la cloison nasale et de gros ganglions durs sous-maxillaires droits. Six semaines après le début, il constata l'apparition de l’éruption cutanée.
Ainsi, si on tient compte de l’ordre d'apparition des divers symptômes, force nous est de reconnaître que la lèsion nasale, ne peut être autre chose que la lésion primitive. Comment s'est faite la contamination ? Nous pensons que la muqueuse a été infectée par l'ongle.