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MAXIMA
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En France le maximum de 1852 est à peine dépassé, dans la période 1 857-64, de 628 à 646 millions; en Angleterre il n’est pas même atteint : de 555 millions la réserve métallique, après s’être abaissée à 1 60 millions, ne se relève qu’à 487 millions de francs. Si pendant la crise de 1 864, le chiffre minimum est tombé moins bas qu’en France, cela tient surtout à l’élévation du taux de l’escompte qui, pendant toute l’année, a varié de 7 à
Dans la période qui commence de 1 864 à 1 867, le maximum de la réserve paraît devoir dépasser tous les précédents; il s’élève à 950,000,000 (1867), tandis qu’en Angleterre il ne dépasse pas encore 500 millions.
Comment expliquer cette accumulation des métaux précieux, et une différence aussi grande de l’encaisse des deux pays?
Comme pour la circulation fiduciaire nous constatons
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que la circulation métallique n’est nullement en rapport avec l’étendue des affaires, mais bien plutôt avec les habitudes de crédit et les perfectionnements des moyens de compensation, comptes courants en banque, clearinghouse, etc : la multiplicité des institutions de crédit économise ainsi le numéraire. On ne sera pas surpris de voir le principal réservoir métallique de la Grande- Bretagne, moins bien fourni que celui de la Banque de France, si on se rappelle qu’en France l’émission fiduciaire est confiée à un établissement unique, tandis qu’en Angleterre elle est répartie en un grand nombre d’institutions particulières, qui chacune ont une réserve d’espèces pour faire face au remboursement à vue de billets. Malheureusement nous ne possédons le chiffre de cette réserve que pour les banques d’Écosse et d’Irlande qui, de 1 85 1 à 1 8G‘2, de 43 millions de francs, s’est élevé à 1 37 millions de francs, ce qui, en tenant compte des relevés des banques privées et des joint-stock-banks qui nous manquent, répartit à peu près la même somme entre les deux pays. Néanmoins il est certain que l’imperfection de nos moyens de compensation nous oblige à avoir en circulation une quantité d’espèces métalliques bien supérieure à celle de la Grande-Bretagne, pour rendre des services infiniment moindres, si on en juge par l’ensemble des affaires.
Influence de lu y irodticlion des mines d'or sur /"encaisse des bant/ues. — On a voulu trouver dans les importa-
ET DE !.A LIBERTÉ D’EMISSION. |8!t
lions, qui dépassent tout ce que l’on a vil jusqu’ici, la cause de ces reflux des métaux précieux dans les coffres des banques; mais on n’a pas remarqué que les exportations ont augmenté dans la même proportion. Dans l’évaluation de l’excédant annuel des importations sur les exportations, il faut se rappeler l’aveu fait par le directeur général des douanes, M. Barbier, dans la déposition de M. Wolowski, à l’occasion de l’enquête sur la Banque. Pour l’importation les chiffres sont absolus, sauf les sommes que les voyageurs ont dans leurs poches; pour l’exportation au contraire, comme il n’y a plus de prohibition, on laisse tout passer sans regarder, on ne constate que ce qui est déclaré : puisqu’on ne peut garantir' l’exactitude des chiffres à l’exportation, il ne faudra s’en servir que comme de points de repère et s’attacher surtout aux importations.
Si nous observons les mouvements des métaux précieux dans les années qui précèdent et dans celles qui suivent les crises, nous constatons des résultats bien différents sur l’encaisse de la Banque de France, et il en est de même en Angleterre 1 .