TOTAL ANNUEL
1855 Proportion. 1856 Avances sur valeurs publiques. . 3.8 . 12 0,0 48.3
— sur autres valeurs. . . . 3.9 13 0/0 41.0
Escomptes du papier de commerce. 22 . 1 74 0/0 30.9
1857 Proportion.
Total,
On peut suivre la progression des divers articles.
Le total des escomptes et avances de 1855 à 1857 s’élève de liv. 29,800,000 à 79,500,000 et dans ces totaux la proportion des avances sur valeurs publiques, sur autres valeurs, et de l’escompte est bien différente.
Les avances sur valeurs publiques qui en 1 856, pendant la guerre de Crimée, s’étaient élevées de liv. 3,8 à 18,3 étaient déjà retombées à liv. 6,6 en 1857 : de 12 0/0 la proportion avait fléchi à 8 0/0 malgré la crise.
Les avances sur autres valeurs de 1855 à 1857 sui-
vent une progression croissante de liv. 3,900,000 à liv. 11,000,000 en 1856 et enfin liv. ‘23,700,000 en 1857. De 13 0/0 la proportion s’élève à 29 0/0.
L’escompte du papier de commerce de liv. 22,1 00,000 s’élève à liv. 49,100,000. Mais la proportion de 74 0/0 est descendue à 61 0/0.
Ainsi dans l’augmentation totale du portefeuille de la Banque d’Angleterre (escomptes et avances) de liv. 29,800,000 à liv. 79,500,000, l’augmentation porte principalement sur les avances sur autres valeurs et sur l’escompte, les avances sur effets publics y ont une faible part; ce qu’il faut noter, c’est le changement complet qui s’est opéré dans l’ensemble des avances.
Pendant que les avances par l’escompte s’élèvent de liv. 22,100,000 à 49,100,000, soit de liv. 27,000,000 ou un peu plus du double, les avances sur autres valeurs augmentent de liv. 3,900,000 à liv. 23,700,000, soit de liv. 19,800,000 ou cinq fois la somme; aussi la proportion des escomptes tombe de 74 0/0 à 61 0/0 alors que celle des avances de 13 0/0 s’élève à 29 0/0.
Ainsi, aux époques de crise, pendant que l’on demande à la banque pour liv. 49,700,000 d’avances de plus qu’aux époques prospères, il n’y en a que liv. 27,000,000 fournies par l’escompte, liv. 1 9,800,000 par les avances sur valeurs et liv. 2,800,000 par les avances sur effets publics. Il est donc démontré, malgré l’augmentation que l’on observe sur tous les articles, que les avances sur valeurs diverses sont celles qui relativement
éprouvent la plus considérable. Ce sont les banques privées et les joinl-stock-banks, qui dans ces circonstances pour obtenir de nouvelles ressources, empruntent sous toutes les formes à la Banque d’Angleterre par l’escompte, le réescompte et surtout par les avances sur titres et sur valeurs diverses, ce qui est en dehors des habitudes des affaires, puisqu’en temps normal cet article du bilan n’a aucune importance.
En France, en l’absence des courtiers de change, des banques privées, des joint-stock-banks, en un mot de tous ces puissants intermédiaires, toutes les demandes d’avances se traduisent par l’accroissement des escomptes à la Banque de France, et les prêts sur valeurs, effets publics ou obligations des chemins de fer, non-seulement n’éprouvent aucune augmentation, mais même diminuent.