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AUGMENTATION DES ESCOMPTES DE 1847 A

EFFETS

surplace, sur Paris, sur succursales, millions fr. millions fr. million» fr.

Les dix principales succursales. 370 456 724

Toutes les succursales 532 854 4.240

La progression est sensible du simple à plus du double : pendant que les escomptes sur place augmentent de 532 millions, ceux sur Paris de 854 millions, ceux sur les succursales atteignent le chiffre de 1 ,240 millions ! L’augmentation se répartit ainsi :

Effets 'sur place 20 0/0

— sur Paris 32 0/0

— sur les succursales. 48 0/0

Ainsi, depuis la fusion des banques départementales et la création des nouvelles succursales, les affaires se sont développées sans doute, mais non pas comme on aurait pu le penser. Dans le voisinage même de l’établissement destiné à faciliter la circulation du crédit, c’està-dire dans la ville où la Banque établissait son comptoir, c’est là où l’accroissement est le plus faible. Sur Paris, où se concentre le règlement général de toutes les grandes affaires, il est déjà plus considérable; mais c’est principalement sur les succursales que porte le plus grand mouvement.

La création de nouvelles succursales facilite les transactions sans doute, mais ce qu’il faut noter, c’est que ce

n’est pas sur la place où elles sont établies, ni même sur Paris, qu’elles donnent l’impulsion la plus grande et la plus vive. C’est surtout dans les rapports des succursales entre elles que le commerce trouve les débouchés les plus grands et toujours ouverts. Les recours à la Banque ou aux succursales n’ont donc pas seulement lieu pour obtenir du crédit, ce que l’on réclame d’elles ce sont des compensations faciles qui permettent d’engager des affaires avec l’assurance de pouvoir les liquider par leur intermédiaire. Les nombreuses banques d’Écosse et des États-Unis n’ont pas d’autre utilité, les 55 succursales de la Banque de France nous en donnent une éclatante confirmation. Ce sont de merveilleuses machines, non pas tant pour donner du crédit, mais pour le faire circuler. On passe par l’escompte pour arriver au recouvrement de la créance payable sur une autre place et la quantité de billets ou d’espèces que l’on réclame, dépend des facilités que l’on possède pour remplir ses engagements.

Il est certain, l’observation précédente le prouve, que depuis 1 839, le développement des affaires et par suite des escomptes n’a pas suivi la même marche à Paris et dans les départements. Aussitôt après l’établissement des succursales et des premières banques départementales, dès 1 839, on remarque dans ces dernières un mouvement croissant beaucoup plus rapide qu’à Paris, comme le tableau précédent l’indique (page 399). Pendant que les escomptes à Paris augmentent de 1,047,000,000 fr. à 1 ,329,000,000 fr. (1 839-47), soit de 282 millions fr., dans

les succursales et anciennes banques départementales, la somme s’élève de 580 millions à 1,329,000,000 fr., soit de 743 millions fr. Le même mouvement est beaucoup plus sensible après la fusion des banques départementales en 1848, puisque pendant que les escomptes à Paris n’augmentent que de 750 millions fr., dans les succursales ils atteignent 2,1 07,000,000 fr. En résumé, de ■I 839 à 1 8GG, les escomptes à Paris augmentent de 1,535,000,000 fr. et ceux des succursales de 3 milliards 370 millions fr. Mais c’est surtout quand on étudie la distribution des escomptes sur place sur Paris et sur les succursales que l’on se rend bien compte du rôle de ces dernières. (Tableau page 402.)

En 1 847, par suite de l’isolement auquel les banques départementales étaient condamnées, la loi le voulait ainsi, le mouvement des escomptes n’avait pris quelque importance que sur la place môme où elles se trouvaient établies et à Paris; l’escompte des effets de commerce des succursales sur succursales n’existait pour ainsi dire pas (1 8 millions fr.).

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