BIEN MIS
se dérober sous loi.
ère des voilures, îoaitérîeure, — D'ayant e rarriére-maiD poar r sur les rails des teiraia, sur le pavé Sme, emporté par la t l'impulsion, le mou-
itnde de l'emploi des oser pour la conduite
des aides pour bien qu'à regarder opérer ochers de fiacre, les catapultes auxquelles cessaire ; ces automéit pas dans toutes ces >urant d'un magistral g et quand le terrain ins qui entraîne alors reliait son effort . le
machine de ce mau-
chcrs, agissant d'ins- !xpérience, de la prat l'on retrouve, quand icatioo des principes iduite de tous les ïns-
jn maraudeui', menée it « cabin calia >', sans sans impulsion, conirmir. qui a une main piquer une étrangère !, il vire, îl évolue au ; de tous les embarras
Goniiaite da cheval Men animé.
Rapprochement entre l'exploitation de la liarldelle et la condnlte du cheval Men animé.
Bnselgnements à en tirer.
sans accrocher, sans qu'il y ait de chutes trop fréquentes de son cheval.
Voyez maintenant cette voiture de maître, bien attelée, bien conduite, le cheval bien appuyé, bien animé, fournissant une impulsion constante, mangeant son mors, les rênes bien tendues.
Comment se fait-il que ces deux types de conducteurs, ïuu, si incorrect, l'autre si correct, puissent se côtoyer, nager dans les mêmes eaux et se tirer également des mauvais pas?
C'est que le premier, le conducteur de la haridelle, dont l'adresse se réveille par instinct et en raison de Texpérience acquise par Thabitude, emploie des procédés qui amènent le résultat par suite d'une certaine conformité aux mêmes principes. Subitement réveillé au moment critique, quand il le faut, il agit simplement avec ses rênes flottantes de façon à influencer la tête, il tire « à huhau, à dia », y ajoute un coup de fouet, et la machine, disposée par Tefl'et de rêne et surexcitée par le fouet, s'engage dans la voie indiquée ; s'il tourne et que le terrain soit en pente, glissant, vite il tire la tête de l'autre côté, en dehors, et frappe en dedans; la machine, qui a failli choir, s'est redressée et est repartie.
Si nous étions appelés, nous, à conduire ce pauvre cheval étique, qui manque totalement d'impulsion, ou du moins qui n'en fournit que des éléments dont il est aussi avare que possible, nous voudrions sans doute rechercher un appui qui ne peut exister et nous ne pourrions obtenir aucun résultat, tandis que son conducteur ordinaire utilise, par des procédés que lui a suggérés l'habitude et la nécessité de s'en servir, le pauvre outil usé qu'on lui met entre les mains.
Mais encore, ces procédés sont à observer, car il n'est pas douteux qu'il y ait en eux des principes dont une partie au moins doit être mise en pratique par les plus
«âO Dl CHE^AL BIEN Ht ET B1E.\ UIS.
savants; et ea effet, non seulement ces procédés amènent, pour ces conducteurs, des résultats qui tiennent du prodige par le fait qu'ils leur permettent d'exploiter une machine qui semble inutilisable, mais, encore, la aécessité de l'emploi de ces procédés ou d'une partie s'af&rme par la raison que, sans se les être communiqués, tous ces conducteurs de chevaux vieux, poussifs oh -usés, emploient instinctivement les mêmes, que leur ont suggérés l'expérience, la pratique et l'habitude.
Ménageant avec la plus estréme avarice la petite dose d'impulsion que peut encore fournir leur pauvre moteur animé, mais usé, ils font sortir du réservoirà moitié vide, à petites doses, par éléments, aux moments critiques seulement et en la sollicitant avec le fouet, l'énergie qui est nécessaire; et cela, après avoir influencé la tête, disposé la masse par une action instantanée, afin de faire prendre k l'impulsion, qui va en sortir, la direction voulue et de l'utiliser pour tirer la machine du mauvais pas, successivement.
Et le maître ou son cocher qui ont, eux, à leur disposition, un moteur mieux conditionné et pouvant fournir une impulsion continue, entretiennent savamment celte impulsion qui, venant bien à la main et amenant une tension de rênes permanente, permet de se glisser avec correction entre tous les véhicules rencontrés ou croisés, de les éviter et de les dépasser.
Si le cheval hésite et est flottant, la manœuvre est diriîeile taudis qu'elle est simple et facile avec un cheval bien engagé dans le mouvement en avant; et alors, dans ce cas, le conducteur, entretenant Timpulsion, n'aura qu'à influencer légèrement la tète pour indiquer à la masse la direction dans laquelle elle doit s'engager et couler.
, Les procédés de conduite pour ces deux genres de ' conducteurs essentiellement différents sont donc les mêmes; tous deux doivent donner la disposition en
Tout s'observe, se raisonne , s'explique.
influençant la tête, la pointe, mais avec cette différence que le conducteur de la haridelle doit, une fois la disposition donnée tant bien que mal, provoquer l'impulsion avec le fouet, tandis que, pour le conducteur d'un cheval bien animé, une simple indication de main venant influencer la tête suffit à assurer la direction en utilisant l'impulsion qui vient à profusion et a besoin seulement d'être entretenue pour s'écouler*.
En éqiiitation, tout s'observe, tout se raisonne, tout s'explique.
Voyez, conformément aux observations que je vous soumets, comment se comportent les conducteurs d'omnibus, obligés de s'arrêter, de repartir à tout instant et de naviguer, avec leur énorme roulotte, au milieu des autres véhicules : après un arrêt et pour solliciter un nouveau départ, les rênes, légèrement relevées, viennent influencer le bout du nez des chevaux, engager la tête à s'étendre en avant ; la tête, en obéissant à cette influence, attire en avant l'encolure qui, elle-même, dispose la masse pour le mouvement en avant; l'impulsion, sollicitée par cette disposilion, prend la direction indiquée et, en s'écoulant, entraîne le véhicule.
Et, quand il s'agira de changer de direction, une in-
1. Gônés par l'enrOnemont (jui les empêche de décontracter, dans une certaine niesure au moins, les muscles de l'encolure, les chevaux de voiture encensent ou se braquent, démontrant ainsi leur impatience d'être contraints de la sorte.
Nous avons imaginé un petit instrument qui, se logeant dans la sellette, sans que l'on puisse s'en apercevoir et sans que rien ne soit changé au harnais, entretient mécaniquement la mobilité de mâchoire, la manipulant à l'instar de la main du cavalier, et empêche ainsi le cheval de prendre l'appui qui lui est mécaniquement nécessaire pour prendre le mors aux dénis.
Actuellement, on a supiu'imé presque totalement l'enrônement, mais je suis convaincu que, au lieu de l'écarter, on le recherchera, quand, bien loin d'être une gêne, il amènera, par suite de l'adoption du petit instrument di'signé, la mobilité de mâchoire qui aura pour conséquences, non seulement d'empêcher les clievaux de s'emballer, mais, surtout, de procurer une facilité de conduite incomparablement supérieure à celle qui existe aujourd'hui.
222 1)1 CHbVAL BIEN llC ET BIE.N MES.
floence sur ta lète des chevaux à droite ou à gauche entraînera les mêmes effets du cAté de ta dispositioD: pour arrêter, l'iufluencc de la main fera laisser tenez, la (été des chevaux qui, ramenant leur encolure au lieu de l'étendre, retomberont sur te terrain en engageant l'arrière-maio et arrêteront ainsi la voiture.
Et tors, cochers de liacre, d'omnibus ou de maître, ne seservinmtdu fouet que quand le besoin s'en fera sentir, soit comme régulateur, soit comme excitateur: par conséquent, les premiers, en raison de la mauvaise qualité du moteur, l'emploieronl souvent, k'S seconds rarem'^nt, les troisièmes, ceux de maître, presque jamais et seuic> ment par atlouctiement en raison de la liuesse de leur chevat.
Et la fa^-on même dont on doit se servir du fouet comme excitateur est à étudier. Vous voyez fréquemment des conducteurs, tes premiers surtout, quand leur haridelle glisse ou manque de tomber, s'en servir à plein bras et provoquer ainsi ta chute qu'ils voulaient prévenir; ou, plutôt, ils en ont évité une première causée par ta paresse et en ont provoqué une deuxième par te manque de combinaison, de réflexion dans l'attaque brusque et inopinée. Et en efl'et, le centre de gravité, insuffisamment actionné, ayant peine à se déplacer en avant, comme endormi, est subitement éveillé, projeté en avant par la surexcitation du fouet, mais le pauvre animal, n'ayant pas le temps ou ta force de calculer son effort pour engager ses postérieurs, ramené \iolemment sur le sol où il se laisse retomber sans pouvoir se retenir, voit le terrain se dérober sous lui et tombe. Le fouet, comme excitateur, aurait dil s'adresser à la machine par progression, son effet correspondant avec une disposition générale de la masse, par un lelcvemcntde la main, qui permettra au centre de gravité de se déplacer en haut et en avaiit, ce qui relèvera tout le système et évitera la chute, et non en bas ce qui l'cccasionne.
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CINQUIÈME CAUSKRIE. 223
Et c'est ainsi que, avec un bon moteur, un simple effet de relèvement de la pointe, en y ajoutant Teffel calculé du fouet si le besoin s'en fait sentir, évite toutes les chutes en s'adressant au centre de gravité; celui-ci allait sortir de la base de sustentation et son déplacement, réagissant sur la masse, allait être cause de la perte d'équilibre; en relevant Textrémité libre et avant de la masse, le conducteur a influencé autrement le centre de gravité, a maintenu la ligne de gravitation au-dessus de la base\le sustentation et, conséquemment, a redressé la masse que Fimpulsion fait repartir en avant.
Résumé analogique de l'emploi des aides.
Tous les défauts des chevaux, qui luttent contre la main et cherchent à échapper à Faction du mors, proviennent, avons-nous dit, du manque d'engagement dans le mouvement en avant; de même, toutes les difficultés que nous opposent les chevaux par une mauvaise disposition de Tarrière-main, — de travers, en dedans, en dehors, mal engagé, acculé, se faisant traîner, etc. — sont également la conséquence d'un manque d'engagement dans le mouvement en avant.
Et la plupart de ces résistances, de ces défauts, sont imputables au cavalier, qui ne s'adresse pas à la machine qu'il veut utiliser dans les conditions où dame Nature l'a prévu, pour faire mouvoir d'une façon logique le moteur dont il veut se servir comme monture.
Et cependant cette manœuvre, nous l'avons prouvé abondamment, avec un charme exquis et une pénétration bien consciente, est tine et applicable à tous les cas.
Manœuvre par les Les jambes, placées à la sangle, collées aux flancs
par suite d'un bon ajustage des étriers, contiennent le
22i DU CHEVAL BIEN MC ET BIEX MIS.
cheval des deux côtés, Tempèchant d'influencer de lui-même, par échappement, son centre de gravité, poiSf chargées chacune du diagonal auquel elle est pré> posée, sollicitent on entretiennent, en s*adressant à leur postérieur, Timpulsion, et, tout naturellement, provoquent on surcroît par une augmentation d*énergie dans la jambe, quand ce surcroît est nécessité par Texécution du mouvement lui-même, comme dans le changement de direction par exemple.
Et si ce surcroît d'impulsion, qui dans le changement de direction doit être la conséquence d'un emploi tactile plus énergique ile la jambe du dedans, manque la plupart du temps — ce qui engendre une incorrection, car le cheval, paresseux par nature ou simplement parce qu'il n*est pas normalement animé, fournira une impulsion insuffisante, si on ne la provoque pas, — c'est que l'emploi de la jambe du dedans demande plus d'exercice, plus d'attention, et offre par là-même plus de difficulté que l'emploi de la jambe du dehors. Et cependant, qu'y a-t-il à faire une fois lesjambes placées à la sangle? Presser, quelquefois frapper du mollet, ou cesser de presser, la pression correspondant avec la manœuvre de son postérieur, pour être suspendue pendant la manœuvre de l'autre postérieur et renouvelée plus ou moins énergiquement, selon le mouvement, quand le postérieur reprend son évolution.
S'il n'en est pas ainsi, le cavalier, ajoutant encore à la prédisposition naturelle qu'a le cheval de placer ses hanches en dedans pour rechercher le terrain plus près et s'employer le moins possible, le cavalier, ajoutant à cette prédisposition, dis-je, Temploi de la jambe du dehors parce que c'est d'elle dont il se sert le plus facilement, le cheval met bientôt sa croupe complètement en dedans, tournant d'une pièce, bruscjuement, sur les jarrets, à sa volonté.
Et nous verrons que, sans les avoir approfondis peut-
Sfanttuvre i^rles
rênes vcnanl et
disparaissant
comme par en-
ciiantement
être, — de même que nous avoDs constaté le fait pour la conduite à la voiture, — les procédés que nous mettons en lumière, avec preuves à Tappui, sont employés par les gens qui veulent utiliser le cheval en grand.
C'est ainsi que, à Fentralnement, les <( lads » frappent tour à tour du mollet, cette manœuvre correspondant bientôt, par suite du tact que leur suggère Thabitudc, à la manœuvre de chaque postérieur.
Et c'est dans un but semblable que vous voyez certains cavaliers frapper leur monture des deux Jambes, après les avoir balancées et écartées outre mesure, et cela à chaque foulée. De loio, cela fait un très vilain effet quand on voit le cavalier venant sur soi ou s'en allant, on dirait des ailes de chauve-souris; c'est donc très laid, mais il faut remarquer surtout que cette action disgracieuse, qui a pour but évident d*entretenir l'impulsion en précipitant la masse en avant à chaque battue, arrive à contre temps pour l'une des deux jambes au moins, celles-ci ne devant solliciter leur postérieur que tour à tour, comme il manœuvre lui-même; et, au moment de Técarlement de la jambe, le cheval reste libre, les portes étant ouvertes, d'influencer à sa guise son centre de gravité; avec les jambes à la sangle, exerçant une pression au bon moment et restant en contact, tout cela n'arrive pas.
Et le maniement des rênes sera aussi simple : les doigts étant appuyés sur les rênes toujours, le cavalier n'a plus qu'à les serrer ou à les desserrer, à presser sur les rênes ou à cesser de presser, cette pression correspondant encore avec la manœuvre préconçue. Je veux aller à droite, je presse à droite pour influencer la tète et... c'est fini! je cesse de presser et je ne recommencerai à presser que si le cheval n'a pas obéi ou quand le besoin s'en fera sentir, mais pour cesser de presser aussitôt.
Il faudrait imaginer que les rênes, à partir du moment où le cheval, bien engagé, les tend en permanence.
ou CHEVAL BIEN MÔ ET BIEN MIS.
ilEVAL BIEN MC ET BIEN MIS.
utilisées (ju'au moment où l'on veut à la masse un mouvement nouveau, ir enchantement, à ce moment là seul, lu cavalier, pour disparaître aussitôt et jue quand elles ont besoin d'être uti-
il n'y aura pas une action continue ; lar exemple, c'est l'action continue qui lents, — puisque, une fois la direction I plus qu'à laisser couler la masse dans
l'action de la main se borne à une !val ne pourra pas prendre un appui ontraction et, surtout, il n'y aura pas e mouvement en avant et le jeu des
pourra s'opérer en toute liberté, re un guide, un régulateur, et non pas on ne réfléchit pas assez à l'effet que be doit produire sur la masse, une fois nnée aux muscles, et à ce que cette scies ne peut produire, sur eux. leur tion qu'il n'y ait pas d'arn^t en coui's
t l'indication ou donné la disposition, ppui — un simple déplacement latéral bration des rênes l'obtient — tout en itact moelleux qui, lui, est constant; s doigts, assouplis, étant fermés, on près avoir pressé, et l'action de jambe, produit sur les muscles de l'encolure, mtinue à en demander le développe-
|ue, le cavalier passant au pas après , par le fait, cessant de presser sur les
oi>tenu le pas, vous voyez le cheval lire, demander des rênes et faire la
parce que l'action des jambes, conti-
nuant et ne rencontpant pas d'entrave, a provoqué mécaniquement cette délente.
C'est bien, mais il faut pouvoir obtenir ce jeu des muscles à tous moments, entre chaque pression des doigts, en le limitant selon le travail et en le laissant s'opérer pour le simple fonctionnement des muscles à chaque foulée, et non pas seulement quand on passe d'une allure vive au pas.
Et si nous avons dit que le cheval doit être envoyé sur la rêne d'opposition — et cela résulte de tous les exemples que nous avons pris en employant les aides comme nous Favons émis — c'est que le point de contact de cette rêne d'opposition, se trouvant plus loin du centre de manœuvre^ il faut, pour que le cheval se livre complètement, qu'il aille évidemment rechercher le contact là où il lui est offert le plus loin, sans cela une moitié du cheval, le côté extérieur, ne serait plus sous votre coupe ; tandis que, par le fait qu'il va chercher, en étendant ses muscles, ce point le plus éloigné; il vient, à plus forte raison, sur la rêne directe qu'il tend davantage encore, puisque le point de contact offert par celle-ci est plus près du centre de manœuvre.
Et cet envoi sur la rêne d'opposition n'est pas une fantaisie de notre part, un procédé qui nous est spécial, il ressort de l'étude de la meilleure disposition de la masse dans tous les mouvements, à toutes les allures, et de l'observation à en tirer pour favoriser la locomotion dans les meilleures conditions possibles.
L'épaule du dehors étant toujours la partie la plus éloignée du centre de manœuvre, que ce soit au pas, au trot, au galop, au passage, sur la ligne droite — puisque le cheval doit toujours être placé — ou sur un changement de direction, il y a nécessité, de la part du cavalier, pour aider la nature et satisfaire à ses lois, et cela aussi bien pour contribuer à la bonne exécution du mouvement que pour maintenir la stabilité, il y a né-