‹ Du cheval bein mû et bein mis;Chapitre 22 sur 28 · Une 2" édition a paru chez Firmln-Didot en 189o · texte numérisé non relu

Une 2" édition a paru chez Firmln-Didot en 189o

:i:» DL CHEVAL BIEN VL ET HE.\ 30S.

riotenuédiaire de^ rênes, la forme sous laquelle <?ra dépensée cette impulsion. »

Les bases de l'édaeation do cheval ^ont. d'a{»rès lui. d'ordre psjcboloçiqae. et appuyées sur deux prîncipes :

« Principe d^^ associations par conliyuJié^p^r lequel, lorsque des impressions ont élé produites simultanément ou se sont succ/*dé immédiatement, il suffit que l'une soit présentée à l'esprit pour que les autres s*y représentent aus.sitôt : Principe de^ associations par ressemblance^ par lequel les impressions présentes ravivent les impres^ïions passées qui leur ressemblent. »

Et le docteur Le B^m en déduit qu'il s*éta!dit,au moyen de l'emploi des aides, un langage conventionnel entre le cheval et le cavalier, et il prend comme eiemple un cas réfmté difficile, diaprés lui, apprendre au cheval à s'arrêter quand il reçoit sur l'épaule un coup de cravache.

Pour obliger le cheval à obéir à ce langage conventionnel, il recommande de faire suivre immédiatement et toujours Tobéissance d*une récompense et le refus d'une punition.

« De nouveaux réflexes se formeront, {>ar suite de la répétition, dans les centres nerveux de ranimai, » ajoutet-il, « et, le jour où ils seront solidement fixés, Texécution de l'ordre correspondant à un signe donné sera automatique. »

Et le docteur Le Bon en arrive à dire que les flexions ne sont pas du tout un assouplissement des articulations et des muscles, comme on le croit généralement, mais un simple assouplissement de la volonté du cheval^ conséquence du principe des associations.

« On peut alors obtenir la mise en main, '> dit-il encore, « par des moyens empruntés à la psychologie et non plus à la gymnastique. »

Kref, ce langage conventionnel est l>as<'\ d'après le

docteur Le Bon, sur des impressions et des sensations comparables à celles qu'éprouve un enfant en mettant la main dans Teau bouillante, ce qui Fen éloignera à tout jamais, et, comme exemple, le docteur Le Bon relate le fait, rapporté par Marbot mais laissant un peu rêveur, qu'un de ses chevaux fut guéri de son défaut de mordre parce que son palefrenier eut un jour Tidée de lui présenter un gigot brûlant.

A la suite de cette lecture, il est curieux de définir comment, après avoir marché c6te àcôte dans le domaine de Téquitation, on peut, en un instant, se tourner le dos complètement : C'est ainsi que, après avoir marché la main dans la main et en communion d*idées avec le docteur Le Bon quand il préconise les assouplissements, attribuant, comme nous, les chutes, les emballades, Tusure prématurée, au manque de préparation, quand il demande un nouvel équilibre donné par le dressage, nous le laissons embrasser la psychologie pour épouser, nous, la physiologie.

Et s'il est vrai qu'il s'établit un langage conventionnel entre le cavalier et sa monture, c'est que, en effet, la plupart des cavaliei*s se servent de leurs aides sans en avoir raisonné l'emploi et sans avoir cherché à se rendre compte si cet emploi est conforme aux principes de la physiologie, de la locomotion et de la statique ; il arrive alors que le cheval obéit tant bien que mal, forcé qu'il est, mais non pas sans défenses, à se conformer aux actions produites, quelque défectueuses qu'elles soient. '

Il en est tout autrement si, après avoir étudié la machine et son fonctionnement, le cavalier emploie ses aides logiquement, conformément aux lois qui président aux mouvements du cheval et aux principes de la locomotion et de la statique ; ce n'est plus un langage conventionnel, c'est la méthode naturelle ; le cheval est disposé comme il le ferait lui-même s'il était libre,et cette liberté

est une des premières choses à lui laisser ; il est sollicité dans la partie qui est faite pour pousser, soutenu dans la partie qui doit venir au soutien, Taction du cavalier venant aider la nature, sans jamais entraver son développement, son mouvement. Et cette façon de monter, de mouvoir un cheval devient une, nous le répétons, car elle est applicable à tous lés chevaux et à tous les cas.

Nous ne voyons pas bien quel est le résultat pratique et le but que se propose un cavalier arrêtant son cheval en lui donnant un coup de cravache sur Tépaule. On peut, cela est certain et nous en avons donné la preuve, entreprendre tous les dressages, mais, au lieu de chercher la solution par des procédés tout à fait artificiels ou empiriques, ne vaut-il pas cent fois mieux avoir recours à des movens naturels ?

Nous nous sommes amusé à habituer nos chevaux à frapper à la porte de leur écurie, quand nous voulons y rentrer, et à leur faire pousser la porte, rien n'est plus simple du reste, mais cette facétie est le résultat de remploi des aides naturel et ordinaire ; nous leur faisons faire jambette de Tune ou de l'autre jambe sollicitée pour le faire frapper à la porte et, quand on a soulevé le loquet par derrière, nous demandons l'extension d'encolure après leur avoir fait placer la tête contre la porte; celle-ci cède tout naturellement à la poussée et nous entrons {Fig. 59, 60 et 61^)

Nos procédés n'ont donc absolument rien d'empirique et de conventionnel; l'emploi des aides, tel que nous l'avons indiqué et raisonné, vient aider la nature et forcer le cheval, après avoir travaillé les réflexes, à répondre à l'action des aides sans pouvoir s'y dérober.

Le docteur Le Bon pressent lui-même que des procédés uniques, applicables à tous les chevaux et à tous les cas, doivent exister, et il s'exprime ainsi :

« Les auteurs des ouvrages sur le dressage n'ont pas

Tig. Sy.

Fig. 6i.

UNE TACtTÎB ÉQUESTJfE.

SIXïÈMt: CAUSERIE. 329

été pénétrés de la nécessité de simplifier les méthodes.

« Il est urgent de rechercher des méthodes simples, plus rapides que celles en usage.

« Le cavalier est pris entre deux alternatives : ou bien s'élever au niveau de l'éducation du cheval, ou bien détruire suffisamment le dressage pour abaisser l'animal à son niveau ; et comme c'est la deuxième qui est le plus facile, c'est celle qui est adoptée généralement.

« Le but du dressage est de permettre au cavalier de modifier à volonté l'équilibre suivant les allures, d'obtenir une grande légèreté, c'est-à-dire une parfaite obéissance aux plus légères indications des mains et des jambes, enfin d'assouplir, par une gymnastique spéciale les membres du chaval, de façon à le rendre très souple et par conséquent très habile à surmonter les obstacles qui pourront se présenter et exécuter sans fatigue le travail auquel il est destiné.

« Les procédés actuels de dressage sont assez variés, mais il serait difficile de dire que les auteurs ont péché par excès de clarté. Le plus souvent leurs théories ont été faites après coup, pour expliquer les résultats de pratiques instinctives et, de fait, elles ne les expliquent pas du tout. On le voit bien vite lorsqu'on leur pose directement des questions exigeant une réponse précise. Ils sont bientôt acculés à des formules vagues, telles que le tact, l'expérience, etc.. Toutes les connaissances des dresseurs sont le plus souvent instinctives, et aussi inexplicables pour les autres que pour eux.

« On est môme véritablement frappé, en lisant les livres des écuyers célèbres, des difficultés qu'ils éprouvent à formuler leurs méthodes et des contradictions que leurs écrits présentent à chaque page.

« Ils travaillent, à cheval, avec leur système nerveux inconscient et écrivent, dans leur cabinet, avec leur système nerveux conscient.

330 [h: cheval bien mC et bien )IIS.

« Or, ce n*est que très rarement, et avec des difficultés excessives, que le conscient pénètre dans Yinconscient. Si les grands écuyers n'avaient pas formé d'élèves de leur vivant — élèves qui les ont beaucoup plus imités qu'ils ne les ont écoutés — «lucune portion de leur œuvre ne serait restée. >»

On peut voir combien nous nous éloignons du D** Le Bon dans ses appréciations, puisque nous prétendons que tout, en équitation, s'explique, et nous ne connaissons rien qui ne s'explique pas. Il se peut, avons-nous dit, que certaines pratiques soient exercées d'abord instinctivement, mais, en réfléchissant, on trouvera toujours la raison venant en justifier l'emploi et, à l'avenir, d'instinctives elles deviendront raisonnées.

M. Le Bon dit encore ;

« En dehors du dressage sommaire, qui n'est qu'une absence de dressage, toutes les méthodes pratiquées depuis 50 ans dérivent de celles créées par Baucher. Naturellement, ce grand écuyer a utilisé les travaux considérables de ses prédécesseurs, mais il a su voir des choses que nul n'avait vues aussi nettement avant lui, et c'est justement parce qu'il a su les discerner que le dressage du cheval qui, dans l'ancienne équitation, demandait un ou deux ans, peut se faire maintenant en un ou deux mois.

« Ce qu'il importe de posséder aujourd'hui, étant donnée la démocratisation de l'équitation, la durée décroissante du service militaire et la nécessité d'avoir d'immenses cadres de réserve, ce sont des méthodes assez simples et assez rapides pour mettre à la portée de tout le monde des résultats presque immédiats.

« La connaissance des allures du cheval sera certainement un jour la base de Féquitation courante et de l'équitation dite de haute école.

« De Fécpiitation courante, parce que ce n'est qu'en s'appuyant sur cette connaissance des allures qu'on

SIXIÈME CAUSEEUE. 331

arrive à savoir comment obtenir du cheval le maximum de travail avec le minimum d^effor!s. De la haute école, parce que cette même connaissance nous indique dans quelle condition d'équilibre il faut placer le cheval, pour le mettre à même de produire aisément des airs de manège compliqués, tel que le travail des deux pistes, le passage, etc.

« Le petit galop à quatre temps et le galop de course à quatre temps (allures fort dissemblables malgré la qualification commune de quatre temps) forment les deux extrêmes d'une série entre lei^quels s'intercalent certainement des allures très variées.

« Je signale en passant cette étude aux personnes qui possèdent les moyens d'investigation nécessaires pour Fentreprendre. L'intérêt n'en est pas simplement théorique, elle aurait pour résultat^ non seulement de donner aux artistes des indications plus vraies que celles dont ils sont obligés de se contenter aujourd'hui, mais surtout d'arriver peut-être à déterminer la forme du galop ralenti la moins fatigante pour le cheval et qu'il serait ensuite possible d'obtenir régulièrement par le dressage ^

« Les résultats déjà acquis permettent de pressentir l'importance de ceux qui pourront être obtenus un jour. Nous pouvons entrevoir le moment où nous saurons avec certitude comment le cheval doit être équilibré et conduit aux diverses allures pour ménager ses forces et prolonger sa durée. »

J'ai rapporté tout ce passage du D' Le Bon pour

1. Au cours de Pédition parue en 1805, le D' Le Bon, poursuivant ses études, montre, dans l'Atlas de photographies instantanées qui fait suite à l'ouvrage, quelques-unes des formes que peut prendre le galop et qu'il a obtenues et étudiées.

A notre avis, le seul galop à rechercher est celui à trois temps et, pour l'obtenir, il faut, ainsi que nous Tavons dit, assurer la formation de la base diagonale en accentuant l'action de la jambe du galop, droite pour le galop à droite.

V',l h tHhWL BÏE5 M( ET BÎE5 MIS.

9inf'ffUï\uit U'Atf^ rapprrKrhecj^'rit apm av^/îr étiblî notre ^''\pnr'iU'fU, l/idé»! (Kz-ir^nivi par M. Va: Bon se déterrrJri'r a!'/f^ dfr WiiuHut^ f-A f^ï *f rnhLihlc an n^Vtre.

Bi^fj ^\Hui l'apparîtion de C't onvr^ire. noos aron> iiA \ti:t%n'^fif: qu'il d^rvait exi*tfrr des prfjNréd^ amples, «^jm, applicabUr^ à tous le^ cLe\<irj\. ponr les monter, le<> c^ifiduirc et îe» mouvoir: n^/s rechercheront en ponr hul de 1/r* déterminer en K-s basant sur b physioloine. la Kf^romotion. la ^tati {ue et la dynamique: notre travail tend h l#rs faire valoir.

Vâï r:e moment niéme« nous appliquons ces procédés à eînq r-hevriux de types très différents : Archimède, fUj. ti^if ' Kïlt et Surprise) très joli cheval de demi-sang, né au Doraf, qui, apri^ avoir fourni une petite carrière de courses, sans grands n^ul'ats parce que la vitesse manquait, s'épanouit dans le passage, le pas espagnol etc. ; lifraxil (fifj, ffS Icoglan et Chimène) né dans le (fCrs, à IM;iisance, ivH joli petit cheval du Midi, à la mine futée, que j*ai dû retirer de rentratnement. malgré quelf|ues bonnes courses, à cause de la faiblesse de sa vue myopie » et qui répond aux airs d'école, tout en restant un cheval d'armes parfait; La Noce [fig, 64; (Isidore et (irandione^ née au château de Bruka, chez le marquis de Scorailles, dans le Gers, qui s'annonçait comme une merveille de calme énergique quand, la fatalité et la fluxion périodique s*en mêlant, elle perdit un œil en quelques jours; Ci/rano ^ fig, 6/ï;, gros et fort normand de 1"',00 qui nous est confié; Quenotte {f\g. 66}, pur sang (Fra-Diavalo et Queen-of-the régiment)^ née en Dordogne, qui, après avoir figuré trois fois sur les hippoflromes dont une fois avec succès (deuxième à Périguciix), s'apprête à paraître honorablement dans les militarys et fait, en attendant, un bon cheval d'armes

Et chacun d'eux, pur sang demi-sang, normand ou du Midi, rivalise de calme, d'oJ)cissance et de brillant. (/%. 67, 68, 69 et 70.)

"Fig. 6i. — Archimède, ï(i(( ef Surprïie, j/i j., né au Dorai, chtx M. B. Mascureau, en 1882: mort à Commercy en igo3.

- Bercail. Jcoglan et Chimine, 1,2 i., 1 M. Vtiffàu. à "Plaisance (Gers).

Tig. 64. — L* Noce, Isidore et Grandiose; /ja s., ni en il au château de Bruka (Gers), chez le marquis de Scorailles.

"Fig. 65. — Quenotte, Fra-Oiavolo et Queen of the T{egiment. p.'»., net en 18^8. au château â'Jfmhelie (Dordogne), chet le martfuit dAmbelle.

Tig. 66. — Cyrano, normand.

Tig. 6j. — Archimède et Bercail tn landtni.

'Fig. 68. — Lct mima, galop à droUt.

Une dernière citation, puisée dans l'ouvrage de M. Le Bon, nous fournira Toccasion de placer notre mot de la fin en manière de conclusion.

« On divise dans tous les livres, » dit-il, « les allures du cheval en allures naturelles, que l'animal exécute spontanément, sans éducation, telles que le pas, le trot et le galop, et en allures artificielles, résultant d'un travail spécial, telles que le passage, le pas espagnol et les divers airs d'école.

(f Au point de vue de Téquitation, » continue M. Le Bon, « une telle division ne saurait être admise. Chez le cheval monté, il ne saurait être question d'allures naturelles, on ne peut observer que des allures artificielles. »

Cette appréciation est exacte; sur les deux êtres réunis momentanément, cavalier et monture, il ne doit, il ne peut y avoir qu'un seul maître.

Le cavalier, se substituant donc à son cheval et lui faisant épouser sa volonté, crée artificiellement et de toutes pièces les allures de son cheval en en provoquant, et en entretenant la vitesse, la durée, la régularité et le brillant, mais en exploitant les moyens naturels de sa monture, en conformant l'emploi de ses aides au jeu naturel des membres et en basant cet emploi sur les lois connues de la locomotion, de la statique et de la dynamique.

L'efficacité de l'emploi de ces procédés de locomotion éclate dans ce que, dès le début du dressage, pendant la période de préparation, comme dans la période d'exploitation où ce résultat s'affirme de plus en plus, un nouvel équilibre se forme par le fait que le système musculaire est amené à prendre de lui-même la disposition pour le mouvement en avant impliqué et entretenu par l'action.

Le haut du corps du cavalier, au lieu d'être porté en arrière et de venir ainsi entraver l'impulsion, ne

1 arrière, à l'instar d'un balancier, (jue par mopour régler la trajectoire, influençant ainsi le de gravité sur lequel tous les elfets du cavalier acentrés. L'impulsion étant sollicitée et entretenue ction des jambes, puis réglée par le demi-arrêt ppositions, toute la masse est amenée à retomber mors, à aller chercher la main, à se livrer, ic la réteation, engendrant la rétivitc, soit posl sans que les articulations aient à soulTrir, )a 1 sur le sol étant, par le fait, réduite au mini-

ouveau Centaure, le cavalier, indissolublement i monture avec laquelle il ne forme qu'un tout, marcher, évoluer, courir et sauter avec délices se, entraînant lui-même sa monture U où il lui :el[e-ci manœuvrant avec facilité, élégance et .; et cela, en employant le minimum d'elforts, line, sans fatigue, comme sans risque de chute lertes d'équilibre.

>n peut songer combien, par l'application de ces es bien déterminés, les difficultés du cavalier aplanies, quel ménagement il en résultera pour al et quelle économie en sera la conséquence.

Tig. 69. — Un bon quatuor.

Tig. jo. — Et foiW \e quintelfe.

fig- 7'. — Fslio, Jaion el 'BagaMU, p. t. a. a., ni ei M. Toumitr, à Ctarac (JÎauh'GaronneJ.

Tig.j3. — Politesse, "Bagdad, p. i. el X.. iji chez M. Anglas, à Geniac (fiauti-Garo

Vig. j3. — Dtfi, tx-\»,\Ton,Sattm, p. s. arabe, et Polichinelle, i né en i8^g, chez M. Claviire. à "Benetse CLandetj.

T^'g- 74- —■ Bircail. ejr-Devtr», Uogtan et Chimine. , en 1891. cbez M. Vufau, à Plaitance (Géra).

"Fig. y5. — Clarac, Courlh el the "Flovier. p. s.. JH. "Bouguet, à Suiat-GauJens .

Pour différentes raisons, lédilion de cet ouvrage a été retardée et, depuis ce moment, les sujets de notre écurie ont été changés. Notre bon Archimède est mort, et La Noce, étant devenue aveugle, a dû être écartée. Les figurer 7i, 72, 73, 74 et 75 représentent nos élèves actuels : Falio, par Jason et Bagatelle, pur sang angloarabe, né en 1897 chez M, Fournier à Clarac [Haute- Garonne], qui nous a été confié; Politesse, par Bagdad, pur sang anglais, et X, jument de demi-sang, née en 1898 à Gensac [Haute-Garonne], chez M. Angles; Défi ex Vairon, par Salem, pur sang arabe, et Polichinelle, demisang, né en 1899, chez M, Claviêre, à Benesse [Landes) ^ Bercail ex Devers, par Icoglan et Chimène, demi-sang, né en 1891 chez M, Du/fau, à Plaisance [Gers]\ Clarac, par Courlis et The Flower, pur sang, né en 1900 chez M, Bon gués à Saint- Gaudens.

Au moment où cet ouvrage va paraître, nous apprenons la mort du général de la Forgue de Bellegarde, auquel il est dédié.

Qu'il nous soit permis de dire combien nous prcuons part à la douleur éprouvée par les siens et d'adresser à notre maître, à notre conseiller, l'assurance de la fidélité de notre souvenir à sa mémoire et de notre reconnaissance.

■■.-=pn^

TJIBLE DES PUIJ^CHES

Vl. Ï (p. 45). — Fig. 1. — Différentes positions d'encolure et modifications qu'elles entraînent sur le centre de gravité. Fig. 2. — Influence de la disposition d'encolure sur la position du centre de gravité.

Pl. Il (p. 47). — Fig. 3. — Position normale de la tôte et de Tenco-

lure ; situation approximative du centre de gravité. Fig. 4. — Cyrano; tôte placée ot ramenée. (Maréchal des logis chef Fourteau).

Pl. m (p. 51), — Fig. 5. — Position anormale de la tête et de l'encolure : en dessous, encapuchonnée. Le centre de gravité avance.

Fig. 6. — . Position anormale de la tétc et de l'encolure : en dessus, en l'air. Le centre de gravité recule.

Pl. IV (p. 53). — Fig. 7. — \'élocipcde, encolure renversée. (Man^chal

des logis Montagner).

Fig. 8. — Le même : placé.

Pl. V (p. 53). — Fig. 9. — Encolure renversée. Fig. 10. — La même modifiée.

Pl. VI (p. 5*^). - Fig. II. — Archimède, au pas; ba.se tri pédale droite.

Fig. 12. — Trot assis dans lo ra.ssombIer. La ligne du chanfrein est en deçà de la verticale, ce qui est défectueux.

Fig 13. — Trot assis actionné ; tête à 45".

Fig. 1 1. — Trot enlevé, le cavalier trottant sur le diagonal gauche et l'actionnant.

Pl. VII (p. 189). — Fig. 15. — La Noce, galop à droite, 2" temps, base

diagonale gauche à l'appui.

Fig. 16. — La Aoo«, galop à droite, base diagonale gauche

(2*' temps) à l'appui.

Fig. 17. — Archimède^ galop à droite, 2* temps; la base

diagonale gauche se forme, le postérieur gauche est

encore à l'appui.

DU CHEVAL BIEN MÛ ET IllEN MIS. 22

Fig. 18. — Archimède, galop à gauche, 1*' temps; postérieur droit à l'appui, après la suspension.

Pl. Vlll (p. 189). — Fig. 11). — Appuyer à gauche au trot.

Pi.. IX (p. 203). — Quelques passages : Arcbimède.

Fig. 20. — Grand trot passager.

Fig. 21.

Fig. 22. — Passage sur l'appuyer.

Pl. X (p. 203). — Autres passages : Arcbimède.

Fig. 23.

Fig. 21.

Fig. 25. —Encolure raidie : Tête mal placée. Le cavalier, légèrement contracté lui-même, en est la cause.

Pl. XI (p. 203). — Autres passages : Arcbimède.

Fig. 26.

Fig. 27.

Fig. 28.

Pl. XII (i). 203). — Autres passages : Bercail.

Fig. 20.

Fig. 30.

Pl. XIII (p. 203). — Autres passages : Bercail. Fig. 31.

Fig. 32.

Pl. XIV (p. 211). — Changements de direction au passage.

Fig. 33.

Fig. 34.

Pl. XV (p. 211). — Fig. 35. — Le piaffer. Mon neveu, M. D... au piaffer

sur Archimède. Après quelques séances d'équitation seulement, ce jeune élève obtient le passage et le piaffer par une application exacte des aides sur un cheval bien dressé.

Fig. 3(3. — Une bonne jambetto.

Pl. XVI (p. 211). — Acheminement vers le pas et le trot

espagnols.

Fig. 37.

Fig. :w.

Fig. 10.

Pl. XVII (p. 211). — Changements de pied au galop.

Fig. 11. — Archimède. Changement do pied au galop de gauche à droite. Le cheval pivote sur l'antérieur gauche. Le postérieur gauche vient à l'appui pour le nouveau Ralop. Antérieur et postérieur droits au soutien." Pris au moment du changement des aides.

Fig. 12. — Archimède. Changement de pied au galop de gauche à droite. Le cheval pivote sur Tantérieur gauclie, le postérieur gauche est venu à l'appui pour le nouveau galop. Antérieur et postérieur droits au

TABLE DES PLANCHKS. 339

soutien. Pris un peu plus tard que dans la. figure précédente.

Fig. 43. — Bercail. Changement de pied au galop de gauche à droite. Le cheval pivote sur l'antérieur gauclie, les trois autres membres sont au soutien. Le postérieur gauche vient à Tappui pour marquer le l"' temps du nouveau galop. La position du cavalier est défectueuse, trop relâchée.

Fig. 44. —Bercail. Changement de pied au galop de droite à gauche. Le cheval pivote sur Tantérieur droit, le postérieur droit est à l'appui, le postérieur gauche y est venu à son tour, engagé, et s'associe avec l'antérieur , droit pendant que Tantérieur gauche dépasse celui-ci.

Vu. XVIII (p. 211). ~ Changements de pied au galop (Suite).

Fig. 45. — La Noce, Changement de pied au galop de gauche à droite. Le cheval pivote sur l'antérieur gauche, le postérieur gauche est venu à Tappui pour le nouveau galop ; le postérieur et l'antérieur droits sont au soutien.

Fig. 4G. — La Noce. Changement de pied de droite à

gauche, vu de face. L'antérieur droit est à l'appui

comme pivot. Le postérieur droit est venu également

à l'appui pour le nouveau galop, les deux autres

membres sont au soutien.

Fig. 47. — Bercail. Changement de pied de gauche à droite. Le cheval pivote sur l'antérieur gauche. Le postérieur droit est venu s'associer avec lui pendant que l'antérieur droit le dépasse. Le postérieur gauclie, au soutien, est sur le point de renouveler la foulée (1" temps) du galop à droite.

Fig. 48. — Archimède. Changement de pied de droite à gauche. Le postérieur droit est venu. Le cheval, qui était au galop à faux, galop à droite en travaillant à main gauche, a changé du devant avant d'avoir changé du derrière, ce qui est défectueux, mais il prolonge son appui sur le postérieur droit pour permettre au postérieur gauche de le dépasser.

Fig. 49. — Archimède. Changement de droite à gauche. Le cheval, comme dans le cas précédent, travaillant à main gauche, était au galop à droite et exécute le changement de pied régulier en pivotant sur l'antérieur droit et en changeant d'abord de l'arri èremain.

Pl. XIX (p. 211). — Changements de pied au galop.

Fig. 50. —Bercail. Changement de pied en l'air de gauche à droite. Le cheval pivote sur l'antérieur gauche que l'antérieur droit a dépassé, après avoir change de l'arrière-main pendant la suspension.

Fig. 51. — Bercail. Changement de pied en l'air et au temps de droite à gauche. Le cheval pivote sur l'antérieur droit, l'antérieur gauche est en mouvement pour

le dépasser pondant que le changement de rarriéi'cinain s'opère.

Fig. 02. — Berxail. Changement de pied à terre au galop, de gauche à droite. Le cheval pivote sur l'antérieur gauche que l'antérieur droit dépasse, après avoir changé de l'arrière-main.

Vl. XX (p. i:5T). — Fig. 53. — Analogie du squelette de l'homme

avec celui du cheval.

Vl. XXI (p. 279). — Qualcpies sauts — réguliers et irréguliers.

Fig. o-l. — Folifesse. L'obstacle a été abordé au galop à y gauche qui sera changé sans doute en raison de ce

',. que, à la chute, le cheval a pris terre sur l'antérieur

t droit qui, faisant un pas, s'associera avec le posté-

' rieur droit venu à terre le dernier. Dans ce cas, la

}' cliute est possible par ce que le cheval «e refoule à

^ gauche et raccourcit son saut.

Fig. 55. — Bercail. L'obstacle a été abordé au galop à gauche. Le cheval, s'étendant à droite, prendra terre sur Tantérieur droit qui s'associera avec le postérieur gauche venant à terre le dernier; le galop à gauche sera reconstitué et le saut régulier.

Fig. 50. — Bercail. L'obstacle est abordé au galop à gauche. Le cheval, s'enlevant sur l'antérieur gauche, se recevra, en raison de l'action de la jambe gauche, sur l'antérieur droit et le galop sera reconstitué par l'association de cet antérieur venu le premier et du postérieur gauche venant le dernier. Le saut est régulier, toute éventualité de chute est écartée.

Quelq[ues sauts — réguliers et irréguliers (mite).

Pl. XXII (p. 279). — Fig. 57. — Bercail. L'obstacle a été abordé au

galop à droite. Le cheval a pris terre sur l'antérieur droit qui se dégage. Le galop sera changé par suite de l'association de cet antérieur avec le postérieur gauche qui raccourcit son mouvement. Le ch.nal s'est refoulé à droite au lieu de s'étendre à gauche, une chute est possible. Fig. 58. — L'obstacle est abordé au galop à droite. Le cheval reprend terre sur l'antérieur gauche qui fait un nouveau pas pour se dégager, ce qui entraînera son association avec le postérieur droit venu à terre le dernier, constituant le galop à droite et donnant un saut régulier et sûr.

Pl. XXIIl (p. 3-20). — Une facétie équestre.

Fig. 59, 60 et 61.

Vu XXIV :p. 333). - Fig. 6?. — Archimède, Kilt et Surprise, 1, 2 s.,

né au Dorât, chez M. B. Mascureau, en 1887; mort à Commercv en 19^)3.

Fig. ()3. — Bercail^ Icoglan et Chimène, 1, 2 s., né en 1901, chez M. DufTau, à Plaisance Gers).

^ ■ ■ ii L i» ■■■■Mi p ii I ■ Il ^^^■^^^i^^n^—^iw'^^— ^^^J^^^^^wp■ w m -wm^m

Fijr. (M. — La \oce. Isidore et Grandiose ; 1 2 s., né on 1897, au château de Bruka (Gers), chez le marquis de Scorailles.

Vl. XXV (p. 333). — Fig. 05. — QuenoUe, Fra Diavolo et Queen of

the Régiment, p. s., née en 1898, au château d'Ambeile (Dordogne), chez le marquis d'Ambello.

Fig. 66. — Cyrano, normand.

Pl. XXVI (p. 333). — Fig. 07. — Archimède et Bercail en tandem. Fig. 68. — Les mômes, galop à droite.

Pl. XXVII (p. 335). — Fig. 09. — Un bon quatuor : Bercail, Quenotte,

La \oce et Archimède.

Fig. 70. — Et voilà le quintette : Bercail, La Noce, Cyrano, Quenotte et Archimède.

Pl. XXVIII (p. 3Î&). — Fig. 71. — Falio, Jason et Bagatelle, p. s. a. a.,

né en 1897, chez M, Fournier, à Clarac (Haute-Garonne).

Fig. Tl. — Politesse, Bagdad, p. s. et X, 1, 2 s., née en 1898, chez M. Vngias, à Gensac (Haute-Garonne).

Pl. XXIX (p. 335). — Fig. 73. — Défi, ex- Vairon, Salem, p. s. arabe,

et Polichinelle, 1.2 s., né en 1899, chez M. Clavière,à Benesse (Landes).

Fig. 74. — Bercail, ex-Deven?, Icoglan et Chimène, 12 s., né en 1891, chez M. Du (Tau, à Plaisance (Gers).

Pl. XXX (p. 335). — Fig. 75. — Clarac. Courlis et the Flowcr, p. s.,

né en irKX), chez M. Bouguos, àSaint-Gaudens.

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Lettre du général de Bei.legarde vu

Théorie en cours. — La nôtre I

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