PI. XXVI
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T^ig- 67. — Archimède et Bercail en tandem.
Tig. 68. — Les mêmes, galop à tiroite.
Une dernière citation, puisée dans l'ouvrage de M. Le Bon, nous fournira l'occasion de placer notre mot de la fin en manière de conclusion.
« On divise dans tous les livres, » dit-il, « les allures du cheval en allures naturelles, que l'animal exécute spontanément, sans éducation, telles que le pas, le trot et le galop, et en allures artificielles, résultant d'un travail spécial, telles que le passage, le pas espagnol et les divers airs d'école.
« Au point de vue de l'équitation, » continue M. Le Bon, « une telle division ne saurait être admise. Chez le cheval monté, il ne saurait être question d'allures naturelles, on ne peut observer que des allures artificielles. »
Cette appréciation est exacte; sur les deux êtres réunis momentanément, cavalier et monture, il ne doit, il ne peut y avoir qu'un seul maître.
Le cavalier, se substituant donc à son cheval et lui faisant épouser sa volonté, crée artificiellement et de toutes pièces les allures de son cheval en en provoquant, et en entretenant la vitesse, la durée, la régularité et le brillant, mais en exploitant les moyens naturels de sa monture, en conformant l'emploi de ses aides au jeu naturel des membres et en basant cet emploi sur les lois connues de la locomotion, de la statique et de la dynamique.
L'efficacité de l'emploi de ces procédés de locomotion éclate dans ce que, dès le début du dressage, pendant la période de préparation, comme dans la période d'exploitation où ce résultat s'affirme de plus en plus, un nouvel équilibre se forme par le fait que le système musculaire est amené à prendre de lui-même la disposition pour le mouvement en avant impliqué et entretenu par l'action.
Le haut du corps du cavalier, au lieu d'être porté en arrière et de venir ainsi entraver l'impulsion, ne
vient en arrière, à l'instar d'un balancier, que par moments, pour régler la trajectoire, influençant ainsi le centre de gravité sur lequel tous les effets du cavalier sont concentrés. L'impulsion étant sollicitée et entretenue par l'action des jambes, puis réglée par le demi-arrêt et les oppositions, toute la masse est amenée à retomber sur les mors, à aller chercher la main, à se livrer, sans que la rétention, engendrant la rétivité, soit possible et sans que les articulations aient à souffrir, la réaction sur le sol étant, par le fait, réduite au minimum.
Et, nouveau Centaure, le cavalier, indissolublement lié à sa monture avec laquelle il ne forme qu'un tout, pourra marcher, évoluer, courir et sauter avec délices et ivresse, entraînant lui-même sa monture là où il lui plait, celle-ci manœuvrant avec facilité, élégance et brillant; et cela, en employant le minimum d'efforts, sans peine, sans fatigue, comme sans risque de chute et de pertes d'équilibre.
Et l'on peut songer combien, par l'application de ces principes bien déterminés, les difficultés du cavalier seront aplanies, quel ménagement il en résultera pour le cheval et quelle économie en sera la conséquence.
1*1. -X.WII.
t^uenotte. La Xoce. Archiun-it''
T^ig. 69. — Un bon quatuor.
La Xgci,'. Cyrano. Quenotte. Archiraède.
T^ig- yo. — Ef voilà le quintette.