‹ Du chloralose: son action physiologique et thérapeutiqueChapitre 14 sur 26 · DES · texte numérisé non relu

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Le réveil est ordinairement complet et facile et très souvent les malades ressentent une sensation de bien être. Pas de céphalalgie, pas de lourdeur de tête, quelquefois une légère somnolence qui se dissipe rapidement.

Le sommeil dure habituellement dé 7 à 8 heures, mais il arrive des fois que les malades sont réveillés par du bruit fait autour d’eux. Alors ou ils peuvent se rendormir tout de suite ou dans le cas contraire, il suffit d’administrer une certaine dose de médicament pour voir le sommeil survenir.

Le système digestif paraît être influencé d’une manière favorable. Non-seulement qu’on ne constale jamais de trouble gastrique, ni nausées, vomissement,constipalion ou diarrhée mais encore on a noté une augmentation de l'appétit. |

La respiration ne paraît pas modifiée chez les malades qui sont sous l'influence du sommeil chloralosique. Aucun changement dans sa fréquence et dans sa durée.

Les malades atteints d’une affection respiratoire ne voient pas leur toux diminuer et quelquefois on a remarqué un peu plus d’oppression.

Le pouls garde la même fréquence et son rythme normal.

Ce sont surtout des troubles nerveux que les malades accu sent en général. Ces troubles nerveux sont plus nombreux et plus fréquents chez les femmes.Les malades se plaignent parfois d’être comme abasourdis, ils éprouvent,s'ils veulent mar cher une cerlaine hésitation dans là marche, ils ont des vertiges, une sensation de vide dans la tête (Landouzy), des tremblements généralisés, des refroidissements des exirémités, des fourmillements dans les doigts et parfois des trous bles de la vue.

Le professeur Maragliano a exposé récemment dans une

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communication faite à l'Académie de médecine de Gênes (1) les résultats obtenus avec le chloralose sur 101 malades auxquels il avait administré ce médicament.

Voici les troubles nerveux qu’il avait constaté. De hoquet (un cas), des tremblements généralisés (un cas). Des spasmes cloniques des membres supérieurs, spasmes cloniques généralisés avec perte de connaissance, spasmes cloniques généralisés. sans perte de connaissance, et des phénomènes de somnambulisme pendant et en dehors du sommeil.

D’après l’éminent professeur ilalien, le chloralose possèderait la faculté de provoquer les manifestations d’une névropa-

thie latente. Il serait donc un précieux réactif dans ces mala-

dies.

A l'appui de son opinion il cite les observations suivantes :

Dans sa clinique il avait une malade atteinte d’une hystérie grave, qui présentait tous les jours des convulsions épi leptiformes. A côté d'elle trois malades, qui la voyaient tous les jours depuis plusieurs mois, n’ont jamais présenté aucune manifestation névropathique ; mais en se trouvant sous l’action du chloralose, il leur suffisait de voir une seule attaque pour avoir des convulsions. |

Deux malades étaient voisines de lit. Une d'elle a commencé à avoir des tremblements généralisés, aussitôt qu’elle avait entendu le hoquet chez l’autre.

Chez trois malades, sans antécédents névropathiques et qui examinées spécialement, n’ont présenté aucun stigmate d’hystérie, on a pu produire les trois stades caractéristiques

© 4. Cronaca della clinica medica di Genova, 1892-93, n. 11, p. 165-171.

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de l'hypnotisme ; la léthargie, la catalepsie et le somnambulisme; après l'administration du chloralose.

Le chloralose détermine, d'après Maragliano, une pertur-

bation dans l’innervation vaso-motrice. 1 produit une constriction des vaisseaux périphériques, qui se manifeste 20-25 minutes après l’administration du médicament. Cette constriction est en rapport avec les doses ingérées, plus forte avec les grandes doses qu'avec les doses minimes. . Cette action vaso-consirictive pourrait expliquer jusqu’à un certain point l’action hyÿpnotique du chloralose, étant donné l’antagonisme qui existe entre la circulation périphérique et la circulation cérébrale.

Les troubles nerveux que nous avons remarqués chez nos malades présentent une certaine ressemblance avec ceux obtenus par M. Maragliano. Nous les avons vu disparaître, à notre très grande, satisfaction, à la longue en continuant l'emploi du chloralose, l'effet hypnotique subsistant toujours et les personnes à qui on administrait des doses réitérées du médicament s’habituaient en sorte à le tolérer.

Pour provoquer le sommeil pendant plusieurs jours nous n’avons pas besoin d'augmenter les doses ; au contraire, en les diminuant progressivement, nous sommes arrivés à provoquer le sommeil avec une dose minime.

De plus, si nous cessons le médicamentla première nuit est moins calme, moins bonne, mais cependant meilleure qu’avant d'en prendre. Au bout de 2 à 4 jours si la cause de l'insomnie persiste, elle ne tarde pas à reparaître.

Le chloralose n’est pas analgésique. [l a toujours échoué lorsqu'il a été administré chez des personnes chez lesquelles l'élément douleur était l'unique cause de l’insomnie.

Poe O4 Il n’est pas antipyrétique, et or n’a jamais constaté chez les fébricitants le moindre abaissement de la température On obtient le sommeil sans que la température soit influencée.

Il ne possède non plus de propriétés antiseptiques. Même à forte dose (10 grammes par litre) son action antiseptique est nulle, car il n’entrave pas la fermentation lactique du lait.

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