Berl. Monatsschr , p
87. M. 6. Ed., 1785. Berlin, Julius 17.S5. h. Ueber die Besorgnisse der Protestanten in Anseliung der Verbreitung des Katholicismus. An Herrn Doktor Biester. Vom Hrn. Prof. Garve in Breslau, p. 19-21.
Pape ? Celle de lui rendre, ainsi qu'au clergé, sa souveraineté ancienne, avec tout un tribut de prébendes et d'kommages ? Ce serait chez eux, dit Garve =^^, faiblesse d'esprit, s'ils nourrissaient pareille espérance. « Ou bien, tiennent-ils réellement à propager la doctrine de la religion catholique, parce que sa vérité donne le salut ? 0 ce petit nombre de gens qui, par amour pour nous, par amour pour notre propre bonheur éternel, non en vue de leur avantage temporel, veulent nous convertir : ceux-là, nous pouvons avec calme les laisser poursuivre leur voie ! Il y en aura si peu, et les obstacles les rebuteront si vite, qu'il est à peine nécessaire de porter à ces mouvements quelque attention ». — Hors du catholicisme, point de salut ? Mais le protestantisme n'a-t-il pas même ambition ? écrit le protestant Garve ^^. Une telle prétention fut commune à tous les partis chrétiens. « On trouvera sûrement des sermonnaires luthériens et des abrégés théologiques, qui affirment avec une égale certitude que l'Eglise réformée et l'Eglise catholique ne peuvent pas donner le salut. Et même, ceci est encore aujourd'hui l'opinion de nombreux docteurs des deux Eglises protestantes ». — Mais l'adversaire persiste : Garve, lisons-nous ^^, a grand tort de trouver insignifiante « la circulaire adressée aux membres d'une société secrète et inconnue, aux frères du saint ordre de la Rose-Croix » : tout le monde, au contraire, en a ressenti l'importance. « Il nous est parvenu sur cet article un certain nombre de lettres anonymes, qui montrent suffi-