‹ Du climat de l'ÉgypteChapitre 12 sur 77 · Il · texte numérisé non relu

Il

Le 2 au matin.

17 au matin.

25 au matin.

Le 9 au soir. ..

13 au soir. . .

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774mm,a5, le 17 janvier; l'année suivante, il est tombé en mars. Mais le minimum absolu, 75o""n, a correspondu également au mois de février en 1860; de là découle naturellement que les plus grandes oscillations barométriques s'observent encore en hiver. Les moyennes mensuelles les plus basses tombent dans les mois du printemps et de l'été, puis la pression de l'air augmente presque régulièrement, de septembre en janvier, pour redescendre depuis février jusqu'en août. Les différences mensuelles moyennes entre les amplitudes de la colonne barométrique descendent rarement audessous de 4m"\ et cela encore dans les mois de la saison chaude, tandis qu'elles s'élèvent toujours à l'approche de la saison d'hiver, et nous les voyons atteindre 12, i3, et même jusqu'à i5mra,47, comme cela est arrivé en février 1860. Les différences extrêmes, i5rara,90 en février 1859, et 20mm,26 en février 1860, qui ne correspondent qu'aux oscillations qui s'accomplissent dans une période de moins de dix jours, prouvent encore une fois combien les perturbations de l'air sont fréquentes et considérables, à Alexandrie, pendant les mois d'hiver.

Ce que nous venons de faire remarquer, quant aux oscillations barométriques dans les saisons chaudes et froides, a lieu également dans chaque révolution diurne, seulement d'une manière moins prononcée. Ainsi, les plus fortes pressions s'observent à la lecture du matin, et les plus faibles à celle de 1 à 3 heures de l'après-midi. Ce fait semble être infirmé par les observations recueillies à Port-Saïd, où nous voyons les oscillations quotidiennes se faire dans un sens inverse; presque toujours leur maximum diurne correspond à l'observation du soir, et le minimum à celle du matin; mais

chacun comprend que ce n'est là qu'une anomalie apparente qui disparaîtrait après la correction de l'inégale dilatation qui ramènerait la colonne barométrique à o. La preuve de ce que nous avançons est facile à obtenir; mais ce qui confirme en outre l'exactitude de notre résultat, c'est qu'à Port-Saïd comme à Alexandrie, les maxima des pressions mensuelles tombent dans les mois d'hiver, et les minima dans les mois d'été.

Nous ne pouvons passer complètement sous silence l'influence que le khamsin, ce violent vent de sud, exerce sur la hauteur de la colonne barométrique. En quelques heures, à l'approche de ce vent, le baromètre tombe ordinairement de 4 à 5mm, et même parfois à ymm ; puis, dès que ce vent cesse de souffler, on voit la colonne mercurielle remonter d'une manière sensible. Il règne également dans la vallée du Nil, en février, mars et avril, alternativement avec le khamsin, un vent de O.-N.-O. qui est extrêmement violent et qui est annoncé aussi par un abaissement sensible de la colonne barométriqne, ainsi que nous l'avons prouvé déjà ailleurs. Il résulte des faits consignés ci-dessus que les plus grandes variations de la pressicm de l'air correspondent aux mois d'hiver et à la saison transitoire aux grandes chaleurs, qui sont précisément les époques de l'année pendant lesquelles on voudrait amener en Egypte des malades ou des valétudinaires.

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