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Dans le tableau ci-dessus se trouvent groupées, autour des principales stations seulement, les observations que nons avons faites dans chaque circonscription, en montant et en descendant le Nil. Nous reviendrons, dans les chapitres suivants, sur les résultats que nous avons obtenus et que nous comparerons alors à ceux des autres voyageurs.
F. Température de l'air dans la vallée du Nil.
S'il est vrai que les anciens Egyptiens, tout comme ceux de l'époque des califes, cherchaient sur le Nil la fraîcheur et souvent le repos que procure l'éloignement des tracas de la vie ordinaire, il n'est pas étonnant que leurs pérégrinations se soient faites pendant les mois les plus chauds de l'année, alors précisément que les hautes eaux facilitaient leurs communications. Mais nous ne savons trop sur quelles données on s'est basé pour conseiller ces voyages aux malades , d'après quelles notions un peu précises on a changé le fleuve des plaisirs en un véritable Styx, transformant les joyeuses canges du Nil en de monotones et souvent lugubres barques à Caron.
Aujourd'hui l'homme de l'art, avant de déplacer un malade, ne doit plus se contenter de ces réputations plus ou moins usurpées de pays chauds et de climats doux : il doit, avant tout, étudier à fond tous les éléments qui en déterminent le climat, et nous sommes loin encore de posséder, sur la haute Egypte, même les renseignements les plus élémentaires qu'exige la solution de ce problème. La Commission de l'expédition française a traversé ces régions trop à la hâte pour avoir pu nous laisser, à cet égard, des observations suivies.
iNous trouvons bien dans les écrits de Russegger et de M. Pruner-Bey des opinions formulées sur le degré de chaleur de la haute Egypte; ainsi ces auteurs admettent que, depuis la partie septentrionale du Delta jusqu'à la hauteur d'Assouan, la température moyenne augmente d'un degré par chaque degré de latitude qu'on s'avance vers le tropique. Nous avouons que nous ne connaissons pas de données sur lesquelles ces observateurs puissent baser leur opinion. Nous ne trouvons, dans l'ouvrage de ce dernier même, rien qui justifie suffisamment et un peu rigoureusement de pareils principes. La science dorénavant n'accepte plus de ces assertions magistrales, sans examen ; elle ne veut se baser que sur des faits, et ceux-là nous laissent encore beaucoup à désirer, quant à l'Egypte. Nous sommes heureux de pouvoir profiter des observations que M. le docteur Uhle a consignées dans son opuscule; nous allons rapporter dans le tableau suivant celles qu'il a obtenues à l'aide de son baromètre anéroïde (dont les données paraissent s'accorder, suivant la déclaration de ce voyageur, avec celles d'un baromètre de Fortin ramenées à o°) et avec ses thermomètres à mercure; nous aurons soin cependant de convertir ses nombres en fractions du système décimal :
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