THERMOMÈTRE
Maxim.
Minim.
Moyen,
En considérant ces résultats, on est frappé tout aussitôt d'une anomalie qui dépend encore de ce que le voyageur rapproche des localités bien différentes, sous le rapport du climat, comme sous celui de la latitude. De là il arrive que, d'après le médecin allemand, ce serait le mois de décembre qui aurait la température moyenne la plus basse, et le mois de mars serait moins chaud, dans la haute Egypte ou sur le haut Nil, que le mois de janvier. Il est à remarquer cependant que la moyenne du mois de janvier se rapporte tout entière à la station de la Nubie et que c'est vers la fin de ce mois que M. Uhle est arrivé dans les régions les plus méridionales de son voyage de la haute Egypte ; de sorte que, sui-
vant nous, il est impossible de prendre des moyennes mensuelles de stations qui jouissent de climats partiels absolument distincts; et nous croyons qu'il est aussi peu précis de vouloir réunir ces données sous une moyenne commune, pour en déduire le climat de la liante Egypte, qu'il sérail peu exact de confondre les éléments climatériques du Caire avec ceux d'Alexandrie. Comparés aux trois grandes régions que nous avons admises, ces résultats généraux pourraient avoir une certaine valeur approximative au moins. Les deux premières, que nous avons parcourues en janvier, en même temps que le voyageur allemand occupait la troisième, nous permettent de faire un rapprochement entre les unes et les autres, suivant le même mois. Ainsi, pour la partie inférieure, nous avons trouvé une moyenne de i 2°, 96 ; pour la deuxième région, i6°,/j.7, et M. Uhle a obtenu, pour la troisième région, 2o0,io,, dans le même mois de janvier. Puis, continuant le parallèle, le médecin allemand trouve, pour la deuxième région, en février, une moyenne de i6°,2i, qui est inférieure de o°,26 seulement à celle que nous avons obtenue, à peu près dans la même région, dans la deuxième moitié du mois de janvier. Il en résulte qu'il est permis d'admettre que, dans la haute Egypte comme dans le Delta , la plus basse température de l'année. tombe en février.
Si, considérant les mois de janvier et de février comme étant les plus frais, dans toute l'Egypte, et comparant entre elles les moyennes qui correspondent à ces mois dans le Delta, au Caire et dans les trois régions du haut Nil , nous réunissons les données que nous croyons le plus dignes de confiance, nous pouvons établir le parallèle suivant :
Stations. Janvier. Février.
Alexandrie 13°80 J5°23
Caire 13 50 13 95
il"> région 14 04 16 21
2" id 16 47 17 81
3e id 20 19 » »
Il résulterait, d'après ces faits que nous avons obtenus par le rapprochement de tous ceux que nous avons jugés authentiques, que dans les mêmes mois la température moyenne augmente d'un ou de plusieurs degrés à mesure qu'on s'élève dans les différentes régions du haut Nil. Mais, jusqu'à présent, rien ne nous autorise à admettre, comme le prétendent certains voyageurs, que cette augmentation de chaleur suive une progression régulière. La même observation s'applique au Caire et à Alexandrie.
Il est vrai que la climatologie profitera difficilement des résultats vagues que nous avons rapportés ci-dessus, et le médecin ne pourra guère les invoquer sans s'exposer à de graves erreurs; car, dans la haute Egypte moins qu'ailleurs, le malade doit compter sur des moyennes ; les écarts des variations thermométriques y sont encore plus sensibles que dans la partie inférieure de l'Egypte. Ainsi M. Uhle a enregistré les moyennes aux différentes heures du jour, dans les stations suivantes :
co
oo
oo
Si
fi
la