‹ Du Clou de RueChapitre 12 sur 20 · MEMBRANE VELOUTÉE · texte numérisé non relu

MEMBRANE VELOUTÉE

Elle comprend une trame fibreuse avec d’abondantes fibres élastiques. Sa surface est hérissée d’un grand nombre de papilles filiformes dirigées en bas, se logeant dans les porosités de la face correspondante de la sole et de la fourchette. Ces papilles sont l'origine d'autant de tubes cornés. Cette membrane

est admirablement irriguée par l'artère circonflexe inférieure. Sa fonction secrétoire témoigne de sa force vitale, laquelle dispose de puissants moyens de réparations, De sorte que les plaies qui intéressent ce tissu guérissent facilement,

et EN MR

Symptômes

La symptomatologie des clous de rue, telle qu'elle est exposée habituellement, est basée principalement sur le siège de la blessure et sur sa profondeur.

Les auteurs ne considèrent le degré d'infection apporté par le corps vulnérant que comme un facteur secondaire. Nous allons dans notre étude inverser le rôle de ces différents éléments. Nous verrons que le facteur quantité et qualité des germes inoculés par le corps étranger influe tellement sur l’expression des symptômes des blessures plantaires et sur leur gravité qu'il nous permettra de distinguer trois catégories de clou de rue.

Dans une première catégorie les corps étrangers qui blessent les tissus plantaires agissent à l'instar d'un traumatisme aseptique, engendrant ce que nous appellerons les clous de rue aseptiques.

Dans la deuxième catégorie, les corps vulnérants sont les vecteurs de germes à virulence faible, qui ne produisent que des complications locales. Nous désignerons cette forme sous le nom de clous de rue nécrosants.

Dans la troisième catégorie, les corps étrangers sont des instruments inoculateurs de germes septi-

Mofp en

ques au premier chef. Nous les appellerons clous de rue infectants, par opposition aux clous de rue aseptiques de la première catégorie.

Comment allons-nous différencier ces trois formes? Autrement dit comment pouvons-nous apprécier Île degré d'infection ? Le thermomètre répond à cette question.

D'une manière générale on sait que la température est en rapport avec l'infection, ses oscillations avec la résorption des toxines et la production de foyers de suppuration. C’est pourquoi nous allons envisager les modalités de la température qui accompagne les accidents plantaires.

Dans cet ordre d’idées nous admettons que les clous de rue s’accompagnant d’une température inférieure à 37°8 sont l'expression d’un processus exclusivement local, dépourvu de tous caractères septiques. Cette température est la limite de l’hyperthermie engendrée par les clous de rue que nous qualifions d’aseptiques.

Les températures variant entre 37°8 et 38°6 sont l'indice de processus nécrosants, c'est-à-dire de processus qui ont tendance à se propager par continuité de tissus.

Les clous de rue infectants offrent d’emblée l’allure d’une maladie générale avec des températures variant entre 39° et 40°.

Etudions les symptômes de ces trois formes de clous de rue.

Méroyies

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