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chapitre l'étude détaillée de l'irrigation dans chaque organe

La circulation artérielle est assurée par les branches terminales des artères digitales, c’est-à-dire par les artères unguéales et palmaires. Cette division s'effectue en dedans de l’apophyse basilaire.

Le coussinet plantaire est irrigué par une collatérale de l'artère digitale.

L’artère unguéale dorsale s’insinue dans l’échancrure qui sépare les apophyses basilaire et rétrossale, pour gagner, puis suivre, la scissure dorsale de la phalange, et plonger avec elle dans le tissu osseux. Elle fournit des rameaux podaphylleux.

L'artère nuguéale palmaire se loge dans la scissure palmaire de la phalange, pénètre dans le sinus semilunaire par le trou plantaire, et s’anastomose avec le vaisseau opposé pour former l’arcade artérielle semi-lunaire. Cette arcade fournit des rameaux ascendants et descendants. Les premiers traversent la substance osseuse et vont se distribuer au tissu

podaphyilleux. Les seconds parcourent la phalange

et sortent au niveau du bord inférieur phalangien par les nombreux trous que l’on peut y constater. Ils s’anastomosent entre eux et forment un demicercle artériel que l’on désigne sous le nom d’artère circonflexe inférieure du pied, artère qui irrigue la membrane kératogène.

La circulation veineuse est abondante. On distingue un appareil veineux périosseux et un appareil intraosseux. Le premier se divise en un réseau coronaire, un réseau podaphylleux et un réseau solaire,

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Le réseau solaire est soutenu par le réticulum plantaire. Ses ramifications se collectent en deux canaux, l’un périphérique, l’autre centrale, qui vont rejoindre le réseau coronaire.

L'appareil veineux intraosseux répète la disposition de l'artère unguéale palmaire et de ses ramifications. Ce réseau se collecte en une grosse veine située dans le sinus semi-lunaire.

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Histo-Physiologie

D'une manière générale on sait que le développement vasculaire d’un organe est en rapport avec son activité fonctionnelle, c’est pourquoi nous pourrions déjà présenter, d’après les considérations anatomiques que nous venons d'envisager, quelle est la part de cette activité dévolue à chacune des parties constituantes du pied. Mais cette appréciation serait d'autant plus vague que nous n'avons pas examiné en détail cette circulation.

Il nous faut pour l'intelligence entière des phénomènes morbides entrer plus avant dans ce sujet et étudier par voie analytique, si l’on peut dire, les phénomènes de nutrition qui se produisent dans chacun des tissus composant le pied.

Faisant l'application dans ce chapitre d’une grande loi formulée par Hippocrate, nous nous servirons quelquefois, dans l’appréciation de la faculté de nutrition d’un tissu, de la connaissance des phénomènes dont il est le siège lorsqu'il est modifié par l'état

inflammatoire.

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