‹ Du Congo au Lac Tchad: la brousse telle qu'elle estChapitre 2 sur 9 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le 15 juin 1902, la mission Chari-Tchad s'embarquait à Bordeaux. Elle se composait de quatre membres : Chevalier, son chef, chargé des travaux botaniques ; Courtet, préposé aux études géologiques et à la carie ; Martret, commis spécialement aux essais de culture; moi-même enûn, désigné pour étudier les bêtes et les gens.

Le ministère des Colonies, celui de Tlnstruction publique, Tlnstitut, le Muséum, le Gouvernement du Congo, les Sociétés de géographie, en un mot les patronages les plus éminents s'étaient réunis dans un commun effort pour coopérer à notre tâche.

Notre mission, nettement définie, consistait à recueillir, aussi abondants et précis que possible, les documents scientifiques et économiques capables d'établir définitivement les ressources et la valeur des régions que nous allions parcourir.

La mission a-t-elle atteint le but proposé? Son chef le dira sans doute. Mais, à côté du compte rendu général, il nous a paru qu'il y avait une place, — une place modeste, — pour une sorte de journal de route, suite de sensations et d'impressions recueillies au jour le jour. Notes rapides, croquis griffonnés sous le soleil, réflexions écrites le soir à la chandelle, voilà ce que nous offrons au lecteur qui, à défaut d'autre mérite,

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