CONCLUSION
Après avoir posé les vrais principes du droit politique, et tâché de fonder l'État sur sa base, il resterait à Tappuyer par ses relations externes, ce qui comprendrait le droit des gens, le commerce,
l.On trouve, dans le Ms. de Genève : «Il faut penser comme moi pour êlre sauvé. Voilà le dogme affreux qui dévore la terre. Vous n'aurez jamais assez fait pour la paix publique si vous n'ôtez de la cité ce dogme infernal. Quiconque ne le trouve pas exécrable ne peut être ni jchrétien, ni citoyen, ni homme : c'est un monstre qu'il faut immoler au repos du genre humain. > (Édit, Dr.-Br., p. 300.)
2. Péréfîxe rapporte {Hist. de Henry IV) que, des ministres protestants ayant déclaré, dans une controverse, qu'ils croyaient possible le salut d'un catholique honnête homme, tandis que les théologiens catholiques vouaient tout protestant à la damnation, Henry IV dit alors aux protestants : « La prudence veut donc que je sois de leur religion et non pas de la vôtre, parce qu'étant de la leur, je me sauve selon eux et selon vous, et, étant de la vôtre, je me sauve bien selon vous, mais non selon eux... >
le droit de la guerre et les conquêtes, le droit public, les ligues, les négociations, les traités, etc. (*). Mais tout cela forme un nouvel objet trop vaste pour ma courte vue ; j'aurais dû la fixer toujours plus près de moi.
1. Sur ces questions qui entraient vraisemblablement dans le plan primitif des Institutions politiques, consulter le livre de M. Windenberger, et mon article, les Idées de J.-J. R. sur 1% guerre (voir ci-dessuS; notice bibliographique).