I. Economiste français, T'' janvier i
Italie M. Magliani, ministre des Finances, dans son projet de loi sur le retour au paiement en espèces. Toutes les classes de la société ont, d’après lui, égal intérêt à l’abolition du cours forcé. L’industriel et le commerçant, loin de profiter de la dépréciation, sont à la merci des oscillations de la valeur du papier. Les fonctionnaires et les titulaires de pensions de retraite subissent un dornm ige [)roportionné à la difl'érence de l’agio, car leurs traitements sont payés en papier déj)récié et sont invariables. Nous retrouvons les mêmes idées dans le rapport de MM. Minglictli et Finali sur les finances de l’Italie. Ces politiciens s’attachent surtout à montrer l’illusion de richesse (jue fait naître la hausse des prix en lenif)s de cours forcé. Lorsque les moyens de crédit sont réguliers, (jii'il s'agisse de billets de banque remboursables ou de billets de commerce, ces moyens ne sont pas pai eux-mêmes des éléments de hausse artificielle ; ils produisent cette hausse parce qu’ilsont d’abord contribué à augmenter la richesse natio nale et personne ne peut s’en plaindre. Avec le papiermonnaie, au contraire, la hausse des prix est purement artificielle et la richesse générale n’en augmente pas pour autant.
H. TLuriot