‹ Du crâneChapitre 11 sur 11 · V. Balhycéphales, têtes déprimées · texte numérisé non relu

V. Balhycéphales, têtes déprimées

a. Clinocéphales, têtes en forme de

(Synostose des pariétaux avecj grandes ailes du sphénoïde ou" pariétaux avec la partie moyenne!

l'écaillé temporale).

b. Tapeinocéphales , têtes basses (Si

tose des grandes ailes du sphéu avec le frontal).

c. Plattjcéphales , têtes plates (SynoS

entre le frontal, le pariétal et la lion écailleuse du temporal).

d. Kyphocéphales , têtes en bosse (Sj

tose entre la partie postérieure!

lames écaiileuses des temporal des pariétaux, avec les os worr de la suture lambdoïde).

Vi. Plagiocéphales, têtes tordues (Syndd unilatérale d'une suture,.

Il paraît bien établi par les recherches des auteurs précédemment cités qui soudure prématurée d'une suture coexiste ordinairement avec une détonnas crânienne. Est-ce à dire qu'il y ait entre ces deux phénomènes une relatioâ cause à effet, ainsi que l'a pensé Virchow? N'y a-t-il pas là plutôt deux eflcj d'une cause supérieure, effets le plus souvent connexes et parallèles, à la véritJ mais sans toutefois qu'on puisse admettre qu'un des phénomènes e>t fatalenaT subordonné à l'autre? Ces doutes sont rendus très-probables par diverses eoiisj dérations. Je citerai d'abord à ce propos les faits observés par Pommerol ('/ cit., p. 102), d'où il lire les conclusions suivantes : 1° Il parait exister desi de synostose prématurée, sans aucune déformation crânienne. 2° // en d'autres où la déformation ne répond pas aux synostoses qui sont censées II

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oduire. M. Barnard Davis, dans son étude sur les crânes synostosiques, est rivé à ces mêmes conclusions fondées sur l'examen d'un grand nombre de faits. ;erses présentations faites à la Société d'Anthropologie de Paris déposent •is le même sens. M. Broca a montré à cette Société (séance du 2 avril 1874) iirx crânes plagiocéphales assez déformés pour que l'un des diamètres obliques importât sur l'autre de 7 et de 8 millimètres, n'offrant pourtant aucune synosee prématurée. On ne pouvait pourtant invoquer pour eux la déformation tliume, comme le fait M. Virchow dans les cas qui contredisent sa théorie. En lit, ces crânes provenaient des grottes de Baye où les squelettes sont simple- Bot déposés sur le sol et ne supportent aucun poids qui puisse modifier leur line. Une autre présentation de M. Broca à la Société d'Anthropologie (7 janr 1875) vient encore prouver que les déformations peuvent exister sur des les dont toutes les sutures sont exemptes de soudure. Il s'agissait dans ce i d'un crâne scaphocéphale, donnéjpar M. Ludovic Mortenet, qui n'était le siège lacune soudure prématurée. Ce crâne, qui, selon toute probabilité, était celui uie femme d'environ quarante ans, ne présentait que quelques dentelures de la mre sagittale et de la suture lambdoïde en voie d'ossification, mais les neuf èèmes environ de la sagittale étaient libres. La déformation, très-nette, n'était ; pas due à la synostose, qui n'avait rien d'anormal, vu l'âge probable du sujet, oilà donc un certain nombre de cas où la déformation existe sans la soudure . aurait dù, théoriquement, la produire. D'autre part, il en est d'autres où, mdure existant, la déformation manque. C'est ainsi que sur un crâne apparant à un sujet d'environ vingt-cinq ans, montré à la Société d'Anthropologie ■VM. Broca (7 janvier 1875), toutes les autres sutures étant ouvertes intus et ma, on voyait la sagittale entièrement effacée dans la totalité de son étendue, I li démontrait une synostose datant évidemment d'un grand nombre d'an- I. . Il n'y avait pourtant pas trace de scaphocéphalie. Comment expliquer cette I îomie à l'aide des idées classiques? M. Broca a bien tenté de tourner la <ji ;ulté en faisant une distinction ingénieuse entre la soudure prématurée de Jb -ornière enfance et celle de la seconde, « à une époque où les modifications ■U'ampliation ultérieure peut faire subir à la conformation du crâne ne sont H suffisantes pour donner lieu à une déformation appréciable. » Mais qui ne

■ que cette solution du problème laisse à désirer? Elle peut bien rendre ■été du faible degré d'une déformation, mais reste impuissante à en expliquer Jl mee complète.

[Ittte difficulté ne serait-elle pas résolue, s'il était démontré que la synostose H déformation du crâne, malgré leur coïncidence si fréquente, ne sont pas, W nt l'expression allemande, en rapport causal, mais proviennent d'une m ; commune supérieure dont l'action explique également tous les faits ? Or, m est la solution que Gudden a cru pouvoir tirer de ses Recherches expérim aies sur la croissance du crâne (Trad. par le docteur A. Forel, Paris, 1876;. tl ivant Gudden, la seule cause efficiente d'une déformation crânienne est fl destruction d'un nombre considérable d'éléments constitutifs de l'os. » • -ci peut avoir lieu de différentes manières, et l'expérimentation permet •idicr le mode d'action comme aussi les conditions d'existence de ce vice de t\ tion. Pour cela, Gudden pratique la ligature des deux carotides, peu de

■ après la naissance, sur des lapins. Voici quels sont alors les phénomènes m ;e passent : Les vaisseaux les plus nombreux, les plus jeunes et les plus *^ts, se trouvant aux bords des os à la limite des aires d'accroissement, c'est

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sur eux que porte principalement l'effet de la ligature. 11 se produit en certains points une stase permanente, de telle sorte qu'un ou plusieurs bords d'os sont définitivement 'privés de sang. Les conséquences nécessaires de ce fait sont l,( destruction des éléments constitutifs de cetle région, la cessation de sa croissance et par suite le rétrécissement du crâne dans la direction de cette croissance. \M suture peut alors s'oblitérer ou rester ouverte. Mais alors elle demeure, suivant l'expression de Gudden, à Y état fœtal, c'est-à-dire plus lisse et moins dentelée que la suture de l'adulte. Des sutures moins dentelées qu'à l'état normal son! donc, dans certaines circonstances, et sans qu'on puisse donner cette remarque! comme une règle, l'expression très-marquée d'un affaiblissement d'accroissement! Dès que la croissance cesse le long d'une suture, par suite des phénomène! précédents, le sang se détourne de la zone altérée (nécrosée, dit Gudden) cominèj d'une barrière, pour couler vers les régions voisines dont les éléments constitutif! sont intacts. Ainsi, par exemple, lorsque la destruction des éléments a lieu n long de la suture coronaire, le sang se détourne pour couler vers les sutures sagittale, coronale et temporale. Les courbes des vaisseaux sanguins sont renduq très-manifestes par celles des canaux de Havers. Ce fait rend compte des phéno mènes de compensation qui commencent d'ordinaire sur les bords des suture plus ou moins perpendiculaires à la suture oblitérée soit anatomiquemel (synostose), soit physiologiquement (état fœtal).

Par les expériences précédentes Gudden nous a montré que le rétrécissent du crâne peut avoir lieu sans synostose, sous l'influence directe de l'état de H circulation artérielle. D'autres expériences du même auteur prouvent qu'on peiil produire des synostoses sans rétrécissement, en modifiant encore les conditionl circulatoires. C'est pour ainsi dire la contre-épreuve. On fait celle-ci en pratl quant la ligature des veines jugulaires externe et interne chez le lapin, deux m trois jours après sa naissance. Gudden a ainsi obtenu la soudure de la moitil postérieure de la suture sagittale par un grand nombre de synostoses en forai de pont; il n'y a cependant aucune déformation. Les canaux de Havers sont pas déviés en courbe régulière comme après la ligature des carotides, mi leur direction devient confuse et perd sou aspect radié. L'auteur que je cite é*i l'hypothèse queja synostose est alors due à l'augmentation de la pression guine qui pousse certains vaisseaux à travers le cartilage suturai de manièr y produire des ponts osseux.

Les sutures ne seraient donc pas la seule voie par laquelle se ferait l'accrofl sèment des os; Gudden admet que la croissance interstitielle joue un rôle toi] aussi grand dans le développement du crâne. Il le prouve par les expériencj suivantes : Au moyen d'une petite pointe d'acier, il pratique sur le crâne! lapins nouveau-nés de petites marques. Au bout de six semaines, il sacrifie lapins et il constate que les marques sont devenue? notablement plus distant La croissance interstitielle existe donc en tous les points du crâne ; toulefi Gudden a constaté qu'elle est d'autant plus forte qu'on se rapproche plu» bord des os, ce qui laisse aux sutures leur rôle prépondérant.

Les expériences précédentes viennent tempérer ce que les propositions Virchow avaient peut-être de trop absolu. On conçoit désormais que par su d'une dystrophie non accompagnée de synostose il se produise soit une plal phalie, soit une scaphocéphalie, comme dans les exemples cités par M. B( On comprend en outre que la synostose puisse exister sans produire fal ment la déformation. 11 pourrait y avoir, en effet, d'après Gudden, synost

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synostoxe. L'une, qu'il reproduit expérimentalement par la ligature des earobs, oppose un frein à l'accroissement marginal des os, c'est-à-dire à leur roissemenl principal. L'autre, qui assurément doit être la grande exception, ilbgue à celle qu'occasionne la ligature des jugulaires, ne formerait pas une lïère au développement osseux. Elle existerait anatomiqitement, si l'on peut i>si dire, et non physioloQiquement, vu la persistance de la direction généî des canalicules vasculaires.

Enfin, ces mêmes recherches rendent encore un compte suffisant des déformais si curieuses du crâne observées dans le torticolis, si l'on admet que cette brmité agit alors en déterminant un certain degré de compression des vaisseaux, .à s'arrêtent, me semble-t-il, les conséquences légitimes des travaux de Gudi. Il y a quelque témérité à conclure absolument du lapin à l'homme lorsqu'il it de la croissance du crâne, lequel dans l'espèce humaine offre des caracs si particuliers par suite de l'incomparable développement du cerveau. Tanque dans les animaux la croissance de l'encéphale et de son enveloppe se fait ir ainsi dire du même pas, chez l'homme l'accroissement disproportionné de gane de la pensée, d'abord véritablement en avance sur la capacité de son celoppe osseuse, reste longtemps encore après l'enfonce dans une sorte d'antai>me avec celle-ci. En d'autres termes, tandis que le contenu et le contenant gressent parallèlement et solidairement chez le lapin, et doivent obéir aux mes influences modificatrices, ils sont pour ainsi dire en lutte constante chez mme, et l'importance de cette lutte domine le problème en reléguant au nd plan le rôle des conditions modificatrices qu'on peut étudier expérimenrment chez les animaux.

'ai suite, il me paraît qu'il faut s'en tenir à la théorie de Virchow dans miense majorité des cas où les faits se prêtent à son application. Dans ceux i cette théorie est manifestement en défaut on devra chercher dans la voie erte par Gudden une explication plus plausible que celles qui ont jusqu'ici ; présentées. Peut-être l'étude histologique des os au voisinage des sutures tt l'état est en contradiction avec ce que la théorie faisait attendre y mon- ?a-t-elle des modifications histologiques, indices de ces troubles vasculaires lUtritifs auxquels Gudden attribue une si grande importance. La direction canaux de Havers devra en particulier être soigneusement recherchée dans faiis où l'on observera une déformation sans oblitération prématurée d'une are ou une oblitération prématurée sans déformation.

ùeh m'amène à dire quelques mots des lésions anatomiques qui ont été rieurs fois signalées au niveau des sutures prématurément oblitérées. Déjà !;how, dans le mémoire cité décrivant un crâne oxycéphale considérablement rmé, faisait ressortir qu'il y avait à l'occiput des traces formelles d'accidents matoires. 11 émettait même à cette occasion une vue générale qui ne iqnc pas d'intérêt. « Si donc, disait-il, les formes hydrocéphales peuvent se ener, quant à leurs causes les plus proches, à des états inflammatoires des cloppes intérieures du cerveau, les formes synostosiques peuvent tout aussi 1 indiquer des états analogues des enveloppes extérieures du crâne; la difnce principale serait que dans un des cas ce sont plutôt les enveloppes rnes, dans l'autre, plu Lot les enveloppes externes, qui sont atteintes, accits qui pourraient bien, entre autres causes, être sous la dépendance de l'âge, l'époque où ils commencent à se manifester. » D'autres cas où la synostose ssait due à un état inflammatoire se trouvent consignés dans la thèse de Pom-

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merol et dans les bulletins delà Société d'Anthropologie (Bulletins, mai 1874

P; ÙÎ>S, et mai 1875, p. 277). Cependant dans la majorité des cas aucun.- trac* d'ostéite n'est visible au niveau des sutures prématurées. Par quelle mécanisai s'est alors produite la soudure? Miiichin émit l'hypothèse acceptée par de BaJ dans un cas de soudure de la sagittale, qu'il y avait un pariétal unique et, al lieu d'une suture prématurée, une véritable absence de suture. Cette opinion •est démentie par les nombreux cas où sur des crânes franchement scaphocéphales on voit encore des traces de la sagittale, des trous pariétaux doubles ou dei bosses pariétales isolées. Plus probable est l'opinion récemment émise pj M. Marsôlli, d'après laquelle la soudure devrait être attribuée à une pioximitf trop grande des deux centres d'ossification. De là viendrait la fusion précool île leurs bords supérieurs et aussi la crête sagittale que présentent souvent \é crânes ainsi déformés.

Os wormiens (Synonymie : Ossa triquetra, ossa raphogeminantia , os cjiafr taux, os complémentaires, clefs de voûte). On désigne sous ce nom de pelitJ îlots osseux, signalés d'abord par Olaûs Wormius, anatomiste danois ; on les rencontre accidentellement au niveau des sutures des os de la voûte du crâna C'est particulièrement au niveau de la lambdoïde qu'ils sont fréquents; on peut en compter parfois plus de cinquante.

Les crânes où Ton remarque le plus grand nombre d'os wormiens sont où la suture médio-frontale a persisté, ou crânes métopiques.

Il a régné jusqu'ici une certaine confusion dans la classification des os wo miens. Il me semble qu'il est possible de distinguer dans les os intercalaires ont reçu ce nom deux grandes catégories. La première constitue ce quej'appf lerai les faux os wormiens; ils sont dus à une anomalie de développement dl des os du crâne; de cet ordre est le dédoublement du pariétal dont j'ai figuï un exemple (fig. 21); le Musée d'anthropologie possède deux beaux cas de o

anomalie, caractérisée par unii scissure transversale anormalf du pariétal; on en voit une « marquable sur la tête d'un fa tus à terme, au Musée de Caa (n° 482). Sur ce crâne la scissur est à 21 millimètres de la ture sagittale ; il y a un vestig à'incisure au niveau de l'ot lion.

C'est encore un. faux os \voJ| mien qui est assez souvent is au sommet de l'écaillé temt raie par une scissure harr.

nique concentrique et souj jacente à la suture écailleui normale ; j'en ai observé plij sieurs exemples.

Ici, comme pour le pariél on doit admettre un centre complémentaire d'ossification siégeant non niveau de la suture (etc'est là le point distinctif), mais au sein du tissu mat

Fig. 67. — Os wormiens (grandeur naturelle).

CRANE (développement*). 491

laite, aux dépens duquel se fait l'ossification de la pièce osseuse elle-même. Enfin l'os épactal, sur lequel je me suis longuement étendu, est encore un i\ os wormien, car il est dù, lui aussi, à une anomalie du développement de caille même de l'occipital.

Les os wormiens vrais ou proprement dits comprennent tous les osselets paés à la partie marginale des os du crâne, soit au niveau des sutures,

Il au niveau des fontanelles. De là une subdivision naturelle de ces os en Viraux et fontanellaires. Les premiers senties seuls que l'on signale ordinai-

u lent ; ils sont bien connus de tous les anatomistes, et je me dispenserai par lie d'insister sur eux.

Il n'en est pas de même des seconds; et cependant ils sont aussi remar- ■kbles tant par leurs dimensions exceptionnelles que par leur origine toute eciale; ils sont dus à un travail homologue, dans l'ordre physiologique, du cessus pathologique qu'on observe chez les hydrocéphales lorsque leurs énor- 5 espaces membraneux viennent à se combler. Mais les crânes où on les renia n'offrent, du reste, rien de morbide, et pour être une anomalie ils sont point fatalement l'indice d'une maladie, in peut rencontrer les os wormiens fontanellaires au niveau de presque toutes fontanelles normales ou anormales du crâne. L'os wormien fontanellaire ■:gma tique (observé pour la première fois par Berlin) est de tous le plus voluleux et le plus fréquent. 11 y en a plusieurs dans la collection du Musée bthropologie ; l'un des plus beaux est visible sur un crâne de Guanche remarbblement bien conformé.

m rencontre aussi Vos ivormien fontanellaire lambda-tique, mais il se conl souvent avec les os wormiens suturaux qui l'accompagnent. Même remarque ir l'os fontanellaire astérique.

'angle antérieur et inférieur du pariétal est quelquefois remplacé par un os fimien; Cruveilhier l'avait remarqué; mais il n'ajoute pas que cet os occupe la e de la fontanelle ptérique [latérale antérieure). infm on peut observer un véritable os nellaire orbitaire au niveau de la ;anelle que j'ai indiquée sous ce nom e le frontal, l'os planum et la petite du sphénoïde, et qui disparaît un mois it la naissance.

oilà pour les fontanelles normales. Les wnelles anormales peuvent aussi être bblées par des îlots osseux indépens. On a décrit l'os sagittal au niveau de tolaneUe de ce nom (Hamy, loc. cit.).

iJroca en a présenté un bel exemple à >ciété d'Anthropologie (Bulletins, 1875 131).

n peut voir par la figure ci-contre com- I la dénomination d'os sagittal est déicuse et la nécessité de la remplacer celle d'os obélique. En effet, un os mien peut se rencontrer en d'aupomts de la suture bi-pariétalc , et mériter tout aussi bien le nom d'os

Fig. 08.— Os wormien de la portion antérieure de la suture sagittale (os sagittal antérieur) (d'après uno calotte crânienne du Musée d'anthropologie).

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sagittal. L'exemple que je reproduis, d'après une calotte crânienne du Musée d'anthropologie, est intéressant par sa rareté : bien qu'il soit au voisinage iniJ médiat du bregma, il s'est évidemment développé dans la suture et non dans ly fontanelle : c'est un os wormien suturai para-bregmatique et non un os fon§ tanellaire bregma tique.

A la fontanelle naso-f rontale ou glabellaire succède parfois un os wormien assez volumineux. J'en ai observé un exemple frappant sur le crâne n° 485 df Musée de Caen. C'est celui d'un enfant d'un an environ ; l'os, de forme penti gonale, occupe l'espace interorbitaire, entre les os nasaux et le frontal, sépaj par une suture métopique. Ses bords offrent les marques d'une soudure assJ avancée. Son diamètre vertical est de 50 millimètres, son diamètre transversj de 56 millimètres.

Existe-t-il un os fontanellaire cérébelleux? Je n'en connais point d'exemple.

Je n'ai trouvé qu'un seul cas où des os wormiens aient été signalés dans lt, suture métopique. Cette observation d'os wormiens médio-frontaux appartient à Th. Simon (Ueber die Persisteiiz der Stirnnaht. In Virchow's Archiv. 1* 7c p. 572). Il s'agit du crâne d'un homme de trente-cinq ans dont la suture dio-fronlale présentait de fortes dentelures ; elle était criblée de petit os \\c miens dans toute son étendue ; l'auteur ne donne pas d'autres renseignement

Quel que soit l'ordre auquel ils appartiennent, les os wormiens sont tant formés aux dépens de toute l'épaisseur du crâne, tantôt seulement aux dépï de la table externe et, plus rarement, de l'interne.

Etat sénile. Atrophie sénile. Les changements que la vieillesse imprime squelette en général ont frappé les chirurgiens bien avant les anatomistes. Dep longtemps, tous les traités de pathologie mentionnent la résorption qui se pn duit dans les os des sujets avancés en âge et les prédispose aux fractures ; cependant, on chercherait en vain une description un peu détaillée de ces m heations séniles des os dans nos traités classiques d'anatomie. Le preu travail d'ensemble qui ait paru sur la matière est celui de Yirchow (Ueber Involution-Krankheit, malum senile, der platten Knochen, namenllich Schàdels, in Gesammelte Abhandlungen, 1856). Bien qu'il s'y soit occupé tous les os plats en général, ainsi que le titre du mémoire l'indique, le sav allemand s'est particulièrement arrêté sur le crâne sénile. Celui-ci a été I ofcj unique de l'importante monographie du docteur Sauvage (Recherches sur l'é sénile du crâne, Paris, 1870), auquel nous devons d'avoir attiré sur ce poil l'attention des anatomistes français. Je renvoie le lecteur à son travail poi une foule de détails qui ne peuvent trouver place ici, détails relatifs à l'a lyse chimique et histologique ainsi qu'à l'historique de la question. On pouj consulter aussi avec quelque avantage l'article critique que j'ai consaci à ce sujet peu connu dans la Revue d'Anthropologie (t. I., p. 95, 1872 Quelques pièces ont été depuis lors présentées aux sociétés savantes. Je cifi™ entre autres celles qui ont été l'occasion de remarques intéressantes de la p de M. l éré (Rull. de la Soc. anat., 1876, p. 485).

Y a-t-il un état sénile physiologique et un état sénile pathologique? d'autres termes, l'atrophie symétrique des pariétaux que l'on observe ass exceptionnellement sur les crânes des vieillards est-elle un phénomène d'alropf morbide ou simplement de décrépitude plus ou moins normale? M. Sauvage prononce nettement pour la première opinion ; je n'oserais être aussi affirma'

CRANE (développement) . 493

I 'ai suffisamment insiste dans le paragraphe précédent sur le mode d'obliition des sutures dans le crâne adulte, qui le conduit peu à peu à l'anky- • plus ou moins complète, apanage des crânes séniles. Ce changement est le 1 qui caractérise ordinairement la vieillesse. Parchappe joignait bien à cette

itnée (nie le volume de la tête augmente sensiblement jusqu'à près de cin-

s nte ans pour diminuer au delà de soixante, mais les recherches de M. Sau-

i ? réduisent à néant cette affirmation hasardée.

ùen de caractéristique non plus, soit dans l'épaisseur, soit dans le poids et la lité. La structure histologique des os du crâne chez le vieillard offre-t-elle différences positives? M. Sauvage paraît le croire, mais cela ne ressort

1vt*c, il faut l'avouer, de ses consciencieuses descriptions. Peut-être cependant canaux de H avers sont-ils moins nombreux dans les lames internes et •mes, les espaces de Havers (Haversian spaces), dus à la dissolution partielle (Vos, y sont-ils plus fréquents, et les ostéoplastes, plus petits que chez ulte, y ont-ils des canalicules plus rares. Cette dernière particularité se parquerait aussi dans le diploé, dont I ellules seraient agrandies, en sorte

■ i les colonnettes ou trabécules sépajl, celles-ci seraient beaucoup plus i es que chez l'adulte.

I utantees caractères sont peu tran- 1 1, autant est frappant l'aspect de I ni us crânes de vieillards, qui prévient ce que l'on a appelé Y atrophie I le.

B;ians une région spéciale des pariéa:, symétriquement des deux côtés, ■•te un amincissement de l'os caracpar une dépression, une sorte ■iure visible à première vue sur la 4 exité de la calotte crânienne, aminm ;ment qui devient encore bien plus

Bipant lorsqu'on l'examine par trans- fig- 69. — Atrophie sénile des pariétaux, sur le

crâne d'une femme d'environ quarante-cinq ans ■'lice. (Musée d'anthropologie).

mi siège est remarquable par sa con-

■ ce : son lieu d'élection est au niveau des bosses pariétales, généralement ■• -vis de l'espace interforaminal ou obelion. La lésion est ordinairement plus ■Ijuée à droite. ,

■aamincissement est produit aux dépens du diploé qui disparaît et de la ■". interne qui s'atrophie. Aussi, tandis que la face externe est déprimée, la

■ interne ne présente -t-elle aucune modification. Au niveau de l'atrophie,

■ -st devenu transparent, son épaisseur est souvent de moins d'un millimètre, I est constitué seulement par la table interne et une mince lamelle de table

■ -ne qui nulle part ne disparaît complètement, sauf les cas de perforation, de

■ que la surface de la dépression extérieure présente toujours un aspect I et analogue à celui des parties voisines.

liB. Schmidt (cité par Virchow) a le premier bien indiqué les stries blanches m )cct plexiforme que l'on aperçoit dans la plaque d'atrophie en la regardant m itre-jour. Tout autour de la dépression se produit une formation nouvelle,

4114 CHANE (dêveloppkmknt).

ainsi que l'atteste un épaississement en forme de bourrelet qui paraît d'autan» plus saillant que l'atrophie est plus prononcée; ce bourrelet semble formé par l'épaississeincnt du diploé. 11 dessine plus ou moins nettement le contouJ elliptique des plaques d'atrophie, dont le grand axe est dirigé d'arrière en avant et en même temps de dedans en dehors. Jamais on ne voit l'atrophie s'avancer en dehors jusqu'à la ligne courbe temporale, qui ordinairement ej marquée par un bourrelel saillant; en dedans elle s'arrête au moins à un cent» mètre de la ligne médiane.

Parfois l'atrophie, au lieu de présenter la forme d'une plaque à bords arrêtés, est disposée en traînée irrégulière et pour ainsi dire serpigineuse qui couiB plus ou moins parallèlemenl à la ligne temporale donl elle reste, du reste, loujfl jours distante.

Il est assez rare d'observer la perforation complète de l'os, et, quand ellej existe, elle se produit le plus souvent au niveau d'un rameau méningien qui use la table interne. Le trou qui en résulte, irrégulier, entouré d'une premièif zone transparente et d'une seconde zone concentrique en forme de bourrelet! est alors bien différent de la perforation congénitale due à un développemen anormal des trous pariétaux. Une pareille confusion ne peut être faite que pal suite d'une véritable distraction ; on ne saurait s'expliquer autrement qu'elle an été commise dans un ouvrage classique où une ligure de la pièce du docte™ Larrey (reproduite plus haut) est donnée comme exemple d'atrophie sénile du crâne !

Nous devons à Virchow des détails histologiques précis sur la structure de la I zone atrophiée. Voici ce qu'il a observé dans un cas relatif à une femme de quatre-vingt-deux ans dont il a fait l'autopsie : « Il y avait une différence! essentielle entre les couches internes et externes. En dedans on pouvait trèsfacilement suivre la couche interne dans sa continuité; en tous les points, le corpuscules osseux formaient des séries parallèles. Mais en dehors ladispositil était toute différente ; la superficie même était un peu inégale et les corpuscule osseux se présentaient dans le plus grand désordre. Tantôt disposés en Ion| tantôt en travers, ils n'étaient presque jamais parallèles à la superficie, el pareil cas ils appartenaient au système des lamelles d'un canal coupé suivant longueur. Mais le plus souvent ils étaient disposés sans régularité; tantôt Ici) grand axe dirigé perpendiculairement à la surface, plus souvent obliquemeii vers les points qui correspondaient au bourrelet marginal. De nombre» canaux vasculaires venant du dehors pénétraient l'os perpendiculairement plutôt de biais, et se perdaient en branches horizontales. L'écorce était forint plutôt par de nombreux systèmes de lamelles concentriques que par un pla osseux continu. »

L'analyse chimique de deux crânes atteints d'atrophies, faite comparative ment à celle des crânes séniles ordinaires, à donné à M. Sauvage l'es résuit " suivants : Il y a beaucoup plus de matières organiques d'ans le bourrelel. le diploé est le plus abondant, qu'au point atrophié, où la quantité de malièr organiques est plus faible que dans aucun des crânes examinés. L'acide phospho rique ou le phosphate de chaux est plus abondant au point atrophié qu'au poirf hypertrophié. A l'endroit atrophié, la quantité de phosphate est plus grande qti dans les autres crânes de vieillards. La chaux est un peu moins abondante ^ point atrophié qu'au bourrelel hypertrophié, et surtout que dans les aut crânes.

CRANE (développement). 495

Muant au carbonate de chaux, il été bien au-dessous de la moyenne (qui est 118/27) à l'endroit lésé; il y est en effet descendu à 12,10.

tteltes sont l'étiologie et la pathogénie de cette altération singulière des

étaux?

'influence de l'âge ne saurait être douteuse. Dans l'immense majorité des connus les crânes atrophiés appartenaient à des vieillards septuagénaires ou m'i mires. Virchow, qui a entièrement adopté cette étiologie, a cru remar-

• que cette atrophie, ce malum senile, coïncidait ordinairement avec une oitc plus grande de toute la voûte du crâne. Dans un cas, il a trouvé en oe temps un amincissement des fosses sous-épineuses de l'omoplate et du I0U de la fosse iliaque. Mais pourquoi l'atrophie porte-t-elle toujours sur la ace externe, la lame interne paraissant intacte? C'est ce qu'il est difficile de . Quoi qu'il en soit, Humphry {The Journal of Anatomy and Physioloyij, VIII, p. 138, Cambridge, 1874) n'avait pas suffisamment prêté attention à

• particularité lorsqu'il se demandait si la dépression pariétale n'était pas ià un manque d'équilibre entre l'élargissement de l'os à l'extérieur et à l'in-

ur, sous l'influence de la poussée cérébrale, après l'oblitération des sutu- — Cette hypothèse, pour le dire en passant, est ruinée par ce simple fait les sutures ont souvent été trouvées partiellement ouvertes sur des es atteints d'atrophie, ainsi qu'on peut le voir sur l'exemple que je te.

urquoi, d'autre part, cette prédisposition particulière du pariétal et d'une n déterminée de cet os, le voisinage de l'obélion ? Il est moins difficile de er à cette question une réponse plausible. D'une part, le pariétal est de ices os du erànc celui dont l'ossification est la plus laborieuse, si bien qu'il pas très-rare de trouver jusque vers l'âge de deux ans des points où elle ne tpas effectuée, sortes de lacunes membraniformes qui peuvent aller jusqu'à i ressembler l'os vu à contre-jour à une véritable dentelle. Le Musée d'anthroie possède un beau spécimen de cette lésion. En second lieu, n'y a-t-ilpas, e nous l'avons vu, une région particulière du pariétal où l'ossification est rs en retard, la région de l'obélion? Ce lieu, dont la nutrition pénible V u lance a été signalée et est attestée jusque chez l'adulte par la simplicité suture, sa soudure précoce et la présence des trous pariétaux, est précit celui, sinon sur lequel, tout, au moins au voisinage immédiat duquel l'ae vase montrer chez le vieillard. N'y a-t-il pas là, quoi qu'en dise Humphry cit.), un rapprochement intéressant? Etendant cette donnée à d'autres s du squelette, on peut remarquer qu'il ne s'agit pas là d'un fait isolé : façon générale la soudure des épiphyses des os se fait dans un ordre inde celui de l'apparition de leurs points d'ossification, « et on voit sur le , par exemple, comme sur le pariétal, que la raréfaction du tissu osseux se le d'abord et surtout dans la région où les soudures se sont effectuées emières, sur lè col » (Fcré, Bull, de la Soc. anatomique , 1876,

pariétal n'est pas le seul os du crâne qui puisse être affecté d'atrophie. 11 a- I lès-rare de rencontrer aussi un amincissement au niveau de la suture le. Humphry en a décrit et figuré un cas. 11 cite, en outre, un crâne du e de Cambridge sur lequel il existe une dépression large et profonde à la • postt'riciire de la suture sagittale, dépression qui se continue sur lasulure loïdc des deux côtés. Sur le crâne d'un Australien du même musée on voit

4Ô6 CRANE (développement).

une dépression légère du frontal de chaque côté de la ligne médiane, comparai»! pour la situation et l'aspect avec celle de l'atrophie sénile des pariétaux, bien que moins accusée. M. Sauvage mentionne une pièce de Barnard Davis où l'atrophie attaquait l'occipital. Virchovv, en décrivant une pièce (n° 1179j dam son mémoire cité, signale, « outre les points atrophiés siégeant sur les pariétauî deux places atrophiées très-semblahles aux précédentes, situées de chaque côtJ symétriquement, sur l'écaillé occipitale. Elles empiètent un peu sur les pari£ taux, à un pouce au-dessous du sommet de la suture lambdoïde, sans avol toutefois aucune connexion a«vee les points atrophiés des pariétaux. Leur pli* grand diamètre (un pouce et demi) tombe perpendiculairement sur cette suture, si bien qu'elles se touchent presque sur la ligne médiane. L'usure est \ lu. prononcée à droite qu'à gauche. »

M. Blanchard a présenté à la Société anatomique (Bulletins, janvier 1870) M pièce où l'on voyait aussi l'occipital attaqué par l'atrophie sénile.

Enfin, n'est-ce pas à un travail d'atrophie très-similaire qu'il faut rattach certaines lésions décrites récemment par les chirurgiens. Telle est la déhiî spontanée de la voûte du tympan et des cellules mastoïdiennes (flyrtl, Comt rendus de VAcacl. des scienc, t. XXX, n° 10, 1858), qui produit le pneumatocèj du crâne étudié par Costes, de Bordeaux (Moniteur des hôpitaux , 1859, \" sfl t. VII, nus 21-24), et Louis Thomas (Thèse de Paris, 1865); telle est encore L perforation de la paroi du sinus longitudinal supérieur, qui donne lieu à la fon mation de ces curieuses tumeurs veineuses en communication avec la circulai tion intra-crânienne, qui ont fait le sujet de l'importante thèse de E. Dupod (Paris, 1858).

En somme, on le voit, si l'atrophie des pariétaux offre des caractères b: définis par suite de sa fréquence relative et de sa symétrie, elle ne constil cependant pas un fait absolument isolé dans le squelette et surtout dans le < i ï

Une dernière remarque avant de quitter ce sujet. Nous avons, avec tous auteurs, signalé l'influence prédisposante de l'âge, influence telle, qu'elle a im à l'atrophie symétrique des pariétaux la qualification de sénile. Toutefois serait se tromper que de prendre ce mot trop au pied de la lettre, et de cro: qu'on ne peut observer cette lésion absolument que sur des vieillards. La n souffre quelques exceptions.

C'est sur un crâne d'adulte que Bonn a décrit une lésion qu'il désigne sou^ nom de mollitudo rachitica, mais qu'on ne peut méconnaître comme un t \ pie d'atrophie symétrique des pariétaux (Descriptio thesauri ossium morh rum Haviani, Amstelodami , 1783, p. 8-4). C'est aussi d'un homme }c (cranium junioris hominis) que provient le crâne affecté d'atrophie des pariétaux si bien décrit par Ed. Sandifort (Exercitationes académie œ, Lug< Batavorum, 1785, p. 74). Béclard cite un cas d'atrophie occupant symétri ment les deux bosses pariétales sur une tête déjeune sujet (Anatomie yénérû p. 540). M. Sauvage (loc. cit.) rapporte deux faits où les sujets n'avaient cert nement pas cinquante ans. La figure que je donne de cette lésion a été faite d près un crâne qui n'a pas plus de quarante-cinq ans, ainsi que le prouve l'a des sutures et de la dentition. Peut-être pourrait-on voir dans ces faits dos exf pies de cette sénilité anticipée que les pathologistcs observent occasionnel leni dans certains tissus, os, cartilage, endartère, etc.

Je signalerai enfin la prédisposition du sexe féminin pour l'atrophie. L'espèce humaine n'est pas la seule qui puisse présenter une pareille lési

CRANE (dkveloppkmkitt)'. 4^7

, de ses voisins immédiats dans la grande famille des primates, l'oraifg, en a fart un exemple remarquable qui a été décrit et ligure par Humphry. Ir s'agissait un crâne d'orang femelle adulte muni de toutes ses molaires et même d'une tième, supplémentaire. On voyait sur ce crâne trois dépressions t deux symé- 1 quement placées sur les côtés efctà une courte distance de la suture sagittale, une laçon tout à fait analogue à ce que nous avons vu chez l'homme. « On dirait 'à ce niveau les os ont été déprimés pendant qu'ils étaient malléables par pression de deux doigts; la partie la plus creuse, située 'au milieu, est aée environ à une ligne au-dessous du niveau de l'os. Le creux s'efface par we pente graduelle ; toute la surface en est lisse comme sur le reste du crâne, i dépression du côté droit est irrégulièrement ovale; elle/offre 1 pouce d/8e n< son plus grand diamètre, qui est parallèle à la suturé sagittale, et 6/8e pouce dans sou diamètre transverse. Celle du côté gauche est plus ronde et a viron 1 pouce de diamètre. A un quart de pouce de cette dépression, on en ,it une troisième plus superficielle et plus petite qui mesure 5/8e de pouce sur 8 : son plus grand diamètre est antéro-postéricur. Il n'y a nulle lésion à la face terne de la calotte crânienne » (Humphry, ournal of A'natomy, 1874, p. 45G).

Un autre caractère sénile qui se rencontre souvent dans les crânes atteints ttrophie, c'est la présence de dépôts osseux à la face 'interne, et en particulier niveau du frontal. Virchow et Humphry ont également remarqué cette espèce ivperostose interne qui ne paraît pas avoir frappé M/ Sauvage, bien que je l'aie rouvée sur le crâne de la femme Fischer (Musée d'Anthropologie), qu'il a rit avec beaucoup de soin, et qui est, en effet ( un des plus beaux types mus de l'atrophie séuile. On peut aussi la \oif 'sur les crânes 457A, 437B r>8 du musée Dupuytren. « Le caractère particulier de cette lésion, dit Viri\\ en la décrivant, c'est l'irrégularité du dépôt qui, en certains endroits, nquetout à fait, et en d'autres a été interrompu par des excavations et des us infundibuliformes ; ce dernier trait rappelle la syphilis osseuse, et c'est it-èdv lui qui a inspiré à Rokitansky ses remarques sur l'étiologie d'une pa- ' lie altération. » /

'our ma part, je suis tenté de voir dans ces productions de véritables ostéottes formées aux dépens de la lame externé de la dure-mère. L'ossification de te membrane avec les progrès de l'âge /est la règle chez «certains animaux : fci d'étonnant qu'elle puisse parfois se^produire chez l'homme, exceptionnellent, comme celle de plusieurs autres organes fibreux ? iuoi qu'il en soit, cette hyperostose interne a conduit Virchow à une vue très- »inale ; il rapproche la lésion crânienne « du malum sende dès articulations, auvent attribué à tort au rhumatisme ou à la goutte chronique », en un mot, mrtlirite sèche. « De même, ajoute-t-il, que nous trouvons dans cette dernière ction l'atrophie des cartilages A côté de la prolifération, la dénudation et la larition des tètes articulaires & côté de la formation d'ostéophytes et de tissu ux, — de même nous trouvpnsdans les crânes, à côté de l'atrophie externe, îéoplasie interne, la première atteignant surtout le pariétal, la seconde le tal. » /

(es considérations justifieraient jusqu'à un certain point la dénomination at sénile pathologique appliquée par M. Sauvage à l'atrophie sénile. On peut :, en effet, qu'au moment où elle aboutit à des lésions de cet ordre, la vieillesse resque devenue une maladie. Samuel Pozzi.

dict enc XXIi. 52

498 CRANE (anatomie comp/kék).

g 1ÏÏVA k aïomie COMPARÉE'. Nous joindrons i à l'élude du crâne celle de la face, dVil l'analomic comparée a été réservé* pour cet article, au mot Page, car il élailYnpossible de séparer ces deux rég/ons de la tète dans les descriptions qui vo\t suivre. /

L'Amphioxlis est le seul Vertébré qui soi/ dépourvu de crâne. La chambre connective qui remplace celte cavité a même une capacité plus petite qu'un segment d'égale longueur du canal spinal.Ale là vient le nom d'Acrâaes soulequel on désigne les Leplocardiens, par opposition à tous les autres Vertébrés, qui ont reçu la dénomination générale dejCrâniotes. Chez ceux-ci, en effet, il se développe, à la Wrtie antérieure du squelette axial, un ensemble nettement circonscrit qu'on \ppelle le squelette céphalique.

Le crâne est cette partie du squelette céphalique qui renferme l'encéphale.

Un système d'arci situés au-dessous /lu crâne est en relation directe ou indirecte avec lui. Les uus de ces arcs constituent la face : ils entourent l'entrée du tuWdigestif et présentent, par rapport au crâne, la même disposition que les côtes relativement à la colonne vertébrale/ Les autres servent de support à l'appareil respiratoire et formentXe squelette branchial. On donne quelquefois à l'ensemble de tous ces arcs le nonAde squelette viscéral. Nous ne nous occuperons pas ici du squelette branchial, «ont l'étu/ue sera mieux placée au mot hyoïde.

Chez les Poissons de l'krdre d/s Ganoïdes, ainsi que chez les Téléosléens, des os d'origine dermique peuvent «rendre part à la formation du crâne : ils appartiennent à la portion du sVstèflue osseux qu'on a désignée sous le nom de squelette dermique. \ /

Enfin, il faut distinguer, «Luis le crâne, deux sortes d'os : 1° ceux dont la formation a été précédée p/r\celle d'un cartilage (os d'origine cartilagineuse), comme, par exemple, les as ae la région occipitale ; 2° ceux qui proviennent de l'ossification d'un tissu /conjpnctif préexistant (os d'origine membraneuse), comme, par exemple, lœ> os frontaux et pariétaux.

I. Poissons. Les LeptocardieXs, que nous savons déjà être dépourvus de crâne, et les Cyclostomes, so/nt les seul» Vertébrés qui ne possèdent pas de mâchoire-. Les Lamproies sont lais Cyclostomcs\lont la boîte crânienne est la mieux const i t uée. Celle-ci est cartilagineuse et porte \ne paire de capsules auditives. Une capsule olfactive médiane s/observe au-dessu\ d'une grande lame (plaque ethmoïdienne) qui elle-même recouvre une seconde Wne formant, avec des cartilages labiaux, une charpente au-dessus de l'orifice buVal.

Chez tous lcsAulres Poissons, le cràneVst en rapport avec un appareil squeleltique pair si/ié au-dessous de l'ouverture buccale et provenant d'un premier arc viscéral demt la partie inférieure constitue la mâchoire inférieure, tandis que la supérieur^ ou pièce palalo-carrée s'articule avec le crâne. Celle-ci est en connexion /vec la portion supérieure d'un «deuxième arc viscéral également reliée au c/âne et nommée par Huxley hyo-mava\bulaire (temporal deCuvier). La partie inférieure de ce second arc forme Vos hyoïde. En avant de ces deux arcs se trouvent/deux pièces (cartilages labiaux), l'une Ymlérieure, l'autre postérieure, restant/cartilagineuses chez les Plagiostomes étalonnant respectivement naissance/chez les Téléostéens, aux os prémaxillairh et maxillaires. Ces os forment, avec la pièce palalo-carrée ce qu'on a appelé làsystcmc palato-maxillaire.

Chez les Plagiostomes, les pièces du crâne sont cartilagineuses et recouvertes ordinairement d'une mince couche calcaire sans cependant être jamais complote-

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