CONCLUSIONS
I. Le décollement épiphysaire de l'extrémité inférieure du tibia est une lésion relativement rare. Le plus grand nombre des cas se produit entre neuf et dix-sept ans. Après dix-neuf ans, l’épiphyse étant soudée à la diaphyse, on ne voit plus que des fractures du tibia ou des malléoles.
IT. Les décollements produits par un traumatisme direct sont plutôt rares, les plus fréquents sont ceux produits par un traumatisme indirect.
IT. Le diagnostic est assez difficile à faire, il faudra tenir compte de la façon dont s’est produit l’accident, de l’âge du malade, du siège exact de la douleur et d’un déplacement spécial du à la chute en arrière du fragment inférieur. Il a produit dans ces conditions une déformation particulière pouvant simuler la luxation du pied en arrière. Dans ces conditions, l’extrémité inférieure de la diaphyse tibiale forme une saillie brusque soulevant les tendons antérieurs et les téguments; les mouvements de l'articulation tibio-tarsienne sont conservés,
PR ee
La radiographie permet d'affirmer le diagnostic; elle montre quelquefois que le décollement épiphysaire n’occupe que la moité antérieure, tandis qu’à la partie postérieure le trait semble siéger en pleine diaphyse tibiale.
Les complications immédiates sont la saillie des fragments à l’intérieur et les blessures tendineuses; plus tardivement on peut observer les troubles de l'accroissement.
IV. Le traitement consistera à réduire et à immobiliser le membre dans un appareil plâtré. La guérison du malade du professeur Jaboulay a été très rapide, on a observé une véritable réunion par première intention des fragments
osseux.
Vu:
Le Président de la Thèse JABOULAY.
Vue Le Doyen, LORTET.