‹ Du Défaut d'Ossification du Crâne: Comme Cause de DystocieChapitre 28 sur 30 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Indications thérapeutiques.

Nous n’aurons pas à nous étendre longuement sur les indications thérapeutiques que l’on peut déduire des considérations précédentes.

Une fois la mollesse de la tête constatée, on devra surveiller attentivement la marche de l’accouchement.

Les dangers auxquels l'enfant peut être exposé, du fait de la mollesse de son enveloppe crânienne, nécessitent une auscultation suivie des bruits du cœur fœtal.

S'ils viennent à faiblir, ou que la tête, n’exécutant pas sa rotation, reste en position vicieuse ; si enfin, elle vient se buter contre le périnée, on devra être prêt à intervenir par le forceps.

Il semble au premier abord que l'instrument doit déraper on que les cuillers viendront s’imprimer sur cette voûte molle.

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Si la force de pression est assez grande, elles pourront produire des désordres par la compression exagérée d’une tête sans résistance.

Si, au contraire, la pression est faible, le forceps ne pourra saisir d’une façon solide l'extrémité céphalique.

Mais, en réalité, il n’en est rien.

Les parties de la voûte non ossifiées ne constituent pas, en effet, la vraie prise du forceps. Sur une tête fléchie, le point d'appui, lorsqu'on opère des tractions, se trouve sur la saillie formée par l’apophyse zygomatique et l’os malaire.

Les bosses pariétales se trouvent enclavées dans l’œillet des cuillers.

Si l’on veut concourir à la flexion, ce sont les apophyses mastoïdes qui devront être saisies.

Dans un cas comme dans l'autre, le point d'appui appartiendra au système osseux de la base, ce seront des parties ossifiées et solides, alors que la voûte sera restée molle. | LR Les observations relatives au chapitre précédent sont des exemples d’applications de forceps sur des têtes molles, et on ne voit pas que cette mollesse ait gêné lap-plication de l'instrument.

C’est donc au forceps que l’on devra avoir recours, soit pour corriger une position vicieuse, soit pour entraîner la tête à travers un périnée qu’elle ne peut distendre par

elle-même.

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