CONCLUSIONS
1. — Il'existe, sans que l'infection entre en jeu, un délire consécutif aux accès d’éclampsie puerpérale; ce délire a la même genèse que les accès : tous deux sont le résultat d’une auto-intoxication.
IL. — Cette auto-intoxication encore inconnue en ses agents, révélée seulement par les faits, ne laisse toutefois aucune lésion anatomo-pathologique pouvant expliquer : l’évolution d’un délire.
IL. — L’hérédité, sans action sur la forme de la psychose, joue un rôle indéniable dans son apparition à la suite des accès d’éclampsie.
IV. — Le délire présente la forme habituelle des délires d'intoxication ; il n’est autre que la confusion mentale hallucinatoire. Il présente divers degrés d'intensité : on a pu le comparer parfois à un rêve ; il peut aboutur à la démence surtout dans les cas de prédisposition héréditaire.
V. — Le pronostic, à part ce dernier cas, est habituellement favorable, la durée du délire variant de quelques heures à environ un mois au maximum.