ARIEL
Je délierai mes rythmes dans le lent péril De vos fontaines, jardins clos, herbes pliantes, Dans les gerbes d'août, les écharpes fuyantes Des nymphes, la nuée ou Taverse d'avril.
Selon vos sinueux ennuis, chemins d'exil, La fascination des bêtes ondoyantes, Parmi ton cimier blanc, jet d'eau qui t'orientes Au collier dénoué dont Iris tient le fil.
Qu'avec tout le fluide émoi de l'étendue.
De toute courbe souple et nombreuse des choses
Tirant sa loi charmée, ô Rêve, tu composes
Une ligne chantante et de cadence due Dont la musique et l'aile d'or de tes pensées Entre caresseront leurs grâces épousées...