‹ Du désir aux destinéesChapitre 70 sur 91 · LA MER AUSTRALE · texte numérisé non relu

LA MER AUSTRALE

La mer australe étend au loin sa longue houle Que nul écueil ne brise entre deux continents, Les grands vents dans le Sud se lèvent frissonnants, Le flot immesuré sur lui-même s'écoule.

Paix sinistre à l'égal des cyclones tonnants. Calme terrible comme un silence de foule, L'aïeule de la Vie éternelle déroule La méditation des Germes immanents.

Traînant ses mâts rompus en dérive, une épave Flotte, l'algue l'étreint et la mousson la lave ; Dans les courants du pôle et les vents sans pitié

Elle s'en va, tragique et sombrée à moitié... Seul sur le pont désert, trouant la nuit profonde, Un chien abandonné hurle à la lune ronde.

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