‹ Du Développement Des MembresChapitre 13 sur 39 · SR · texte numérisé non relu

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arrive à devenir prédominante sur celle du membre tho racique.

Changement de l'orientation du pied.

A la naissance l’axetibio-tarsien a déjà beaucoup diminué, mais il n’est pas encore ce qu’il sera chez l’adulte. Le pied présente encore un degré très accentué de renversement en dehors et d’adduction (varus congénital). Les changements de forme et de direction, qui conduisent de la palette primitive à la forme définitive, s’accomplissent progressivement sousl’influcnce des phénomènesdecroissance, et particulièrement par la naissance des os du tarse.

Leurs modifications ont été étudiées sur une série de pieds appartenant à des sujets de différents âges (depuis le fœtus de cinq mois jusqu’à l'enfant de huit ans) par Huerer. Ces études ont été complétées par les recherches de Tno- RENS. |

L’astragale paraît être, de tous les os du tarse, celui qui revêt de meilleure heure sa forme définitive ; chez le fœtus de cinq mois cet os, encore entièrement cartilagineux,estrégulièrement conforméetses bords sontnettement dessinés. Mais en même temps que se produit l’ossification, certaines modifications surviennent dans la forme de l'os: la trochlée est moins développée d’avant en arrière chez le fœtus, le col est plus long et plus oblique en dedans, la facette scaphoïdienne est moins oblique en bas et en dedans. Chez le nouveau-né toute la partie antérieure de la poulie astragalienne est revêtue de cartilage ; c’est de trois à cinq ans seulement que se produit le rétrécissement du col de l’astragale, car chez le nouveau-né le col et la tête ont une surface régulière et à peu près égale. Les faces malléolaires interne et scaphoïdienne, d’a-

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bord continues, ne sont séparées chez le nouveau-né que par une crête servant aux insertions capsulaires; à un an, un écartement de près d’un millimètre les sépare ; à cinq ans, l’écartement est de 5 millimètres et la facette scaphoïdienne a acquis son obliquité définitive.

À la naissance la face inférieure du calcanéum est encore plane; si l’on compare cet os chez le nouveau-né et chez l’adulte, on remarque, chez le premier, la longueur plus grande de la moitié antérieure de l'os et la petitesse de la tubérosité qui ne dépasse que de peu en arrière le bord postérieur de la surface sous-astragalienne postérieure; la petite apophyse est peu saillante, la gouttière calcanéoastragalienne peu profonde. Notons surtout que les dimensions de l’os, en longueur, l’emportent beaucoup sur ses dimensions en hauteur.

C’est seulement vers trois ans que la forme de l’os commence à se rapprocher de ce qu’elle sera chez l’adulte ; il il est facile de suivre ce développement de la forme en examinant des calcanéums provenant de sujets de plus en plus âgés. |

Ces modifications dans la forme du calcanéum et de l’astragale amènent des changements fort importants dans la conformation et la direction des surfaces articulaires qui, d’une façon générale, sont plus planes chez le fœtus etlenouveau-né que chez l’adulte. Les variations de forme et de direction des articulations sous-astragaliennes ont été bien notées par Huerer et Tnorens: chez le nouveau-né la facette sous-astragalienne postérieure, oblique de haut en bas et d’arrière en avant, présente une surface assez étendue qui regarde en arrière; son grand diàmètre est transversal. La facette sous-astragalienne antérieure est étroite, allongée d’arrière en avant, oblique de dedans en dehors etun peu de haut en bas ; elle regarde en dedans. À

deux ans la disposition générale de ces facettes a peu varié ; cependant la postérieure est déjà moins développée en arrière et l’antérieure est plus oblique en bas. A trois ans la facette postérieure regarde moins encore en arrière.

En même temps que la petite apophyse du calcanéum se développe, la facette sous-astragalienne antérieure devient plus oblique de haut en bas et regarde moins en dedans. C’està huit ans seulement que les articulationssou sastragaliennes acquièrent définitivement la forme et la direction qu’elles garderont chez l’adulte. Les autres os du tarse ne présentent pas de particularité à noter dans leur développement.

Nouspouvons résumer ainsi, avec Torens, les modifications progressives qui amènent les os du tarse à leur forme définitive.

Chez le nouveau-né, les dimensions du pied en longueur et en largeur l’emportent de beaucoup sur les dimensions en hauteur. La partie des os du tarse, située en’ avant de l’axe des mouvements de l'articulation tibiotarsienne, atteint sa forme etsa structure définitives, bien avant la partie qui est en arrière de cet axe. Le développement des os du tarse en hauteur est plus marqué du côté externe ; il en résulte, les os de la jambe gardant une pôsition immuable, que la plante du pied est rejetée en dehors.

Husrer a voulu chercher des causes mécaniques à ces modifications de formes: « si la moitié interne du pied se développe plus en hauteur que la moitiè externe, cela tient à ce que la pression du poids du corps y est moins forte. » Hypothèse peu séduisante ; car nous savons que ce n’est pas dans l'influence des causes extérieures qu’il faut chercher les lois qui font que nos organes passent régulièrement par certaines phases de développement.

ER ee Phases principales de la période embryogénique.

Nous avons cherché à préciser l’époque d’apparition et les phases du développement des membres chez l’embryon humain; nous donnons ci-dessous les résultats de ces recherches.

Sur les embryons de la troisième semaine (14 à 16 jours), ayant de 2 millim. à 2 millim. 6, les rudiments des membres font défaut. Sur un embryon de 4 millim. observé et

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F1&. 10 (d'après His).

Embryon humain de 25 à 30 jours.

LONPUEUT eee oeemHresscemeere Amm,5 ! 220 CTOSSISSEMENT. 2 rem -rseee ——

(Les premiers rudiments des membres apparaissent).

figuré par His, les rudiments des membres sont visibles; la crête de Wolff présente à ses deux extrémités de petits bourgeons qui ne sont pas encore étranglés à leur base.

Sur l'embryon de 4-5 millim., figuré par Cosre (pl. II, a) on peut reconnaître les rudiments des membres sous la forme de légers épaississements des parois latérales du Corps.

Hensen (Arch, f. Anat. u. Phys. 1877) a décrit un embryon de 4 millim. 5, (25 à 26 jours), sur lequel les membres se présentaient à l’état de courts moignons infléchis sur le ventre. Les deux embryons, l’un de 7 millim. et l'autre de 7 millim. 5 figurés par His (4 Heft) montrent les extrémités sous la forme de petites palettes sans trace de segments distincts.

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Sur les embryons de 10 à 12 millim. décrits par His, la division des membres en trois parties commence à apparaître : entre la plaque ou palette terminale et la racine du membre s’étrangle une pièce médiane, ébauche du l’avant-bras et de la jambe, en même temps que leurracine

F1G. 11 (d'après His).

Embryon humain à la fin de la quatrième semaine

Longueur ,......,. TU TT à emilie 2 2,5 Grossissement, 1.:4.....%...0.0 ste

(Les rudiments des membres sont bien prononcés).

devient plus étroite pour former le bras et la cuisse. Déjà, le coude et le genou apparaissent en forme de saillies diri-

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F1G. 12 (d’après His).

Embryon humain de la cinquième semaine.

Loncuent 2... se 10 mill. 5 2.5 COTORSISSPIMONE:S - > s 00 #10 « see see 1

(Les moignons des membres sont étranglés à leur base).

gées en dehors. Dans cette évolution le membre supérieur précède l’inférieur, surtout en ce qui concerne la sépara-

tion de la main et du pied en rayons digitaux. Le bord du bourrelet terminal présente. alors, à la main comme au pied, trois angles saillants; l’angle supérieur correspond au pouce où au gros orteil, l’inférieur au petit doigt ou au petit orteil et l’angle médian au médius (His).

A ce stade on peut encore observer la première apparition des doigts par la formation de 4 petites fossettes qui dépriment longitudinalement le bourrelet digital. Les coupes montrent qu'à ce moment le bourrelet terminal

F1G. 13 (d’après Hrs).

.. Embryon humain à la fin de la cinquième semaine. Longueur...., ne pre 12 mill. 5 : 00 Grossissement ......, EL CEE ——

(Les rayons digitaux sont indiqués à la main, tandis que le pied n'en présente pas encore de trace).

des extrémités présente un vaisseau central qui, sur l’embryon de lapin correspondant au même stade de dévelop pement, se dessine sous la forme d’un arc transversal (His). | |

Sur l’embryon de 12-14 millim, les trois segments qui composeront les extrémités sont: nettement séparés : le coude et le genou sont dirigés en dehors; les doigs commencent à faire saillie sur le bord du bourrelet digital, sous la forme de moignons courts et gros. La séparation des orteils ne se fait qu'à la fin de ce stade; His spécifie

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encore que l'extrémité inférieure, plus petite que la supérieure, retarde notablement sur celle-ci, car, sur l’embryon humain de 13 à 14 millim. (6 à 8 semaines) on

FiG. 14 (d'après His).

Embryon humain de la première moitié du deuxième mois.

Longueur... 1... Sosa 13 mill, 8 ; 2,5 Grossissement. 7: 500 es

(La séparatien des doigts est déjà commencée à la main).

peut voir les trois segments des membres et le pied est encore à l’état de palette losangique, tandis que sur la main les divisions des doigts sont nettement indiquées.

Sur les embryons de 14 à 16 millim. les extrémités augmentent en longueur dans tous leurs segments et les divisions des orteils s’accentuent sur le pied.

Vers la fin du deuxième mois les extrémités dirigées en avant dépassent la ligne antérieure du corps sur une figure de profil. Le domaine de l'épaule (deltoïde) se sépare par sa largeur et son épaisseur de celui du bras (His). L’avant-bras est fusiforme et séparé de la main par un étranglement profond. Le pouce dirigé en haut est séparé par un large espace de l’index dirigé en avant. Les extrémités inférieures sont placées de telle sorte que les pieds opposent leurs plantes; à la jonction de la jambe et

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