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TRE Le premier métacarpien est-il une phalange®? 2:
MecxeLaväitobservéquelepremier métacarpien a, comme les phalanges, uni point complémentaire proximal, tandis que le point complémentäire des atitres métacarpieris est distal. Mais il n’en avait tiré aucune conclusion. Plus tard RawsauD et RENAULT, se basant sur l’analogie que l’évolution du premier métacarpien offre avec celle des phalanges, conclurent que le premier rayon digital devait être considéré comme formé par trois segments phalangiens et dépourvu dé segment métacarpien.
ReTrERER, qui se range de l’avis de ces derniers auteurs, a appuyé cette opinion d’un certain nombre d'arguments tirés de l’embryogénie, et que nous allons résumer aussi sücéintéement que possible : 1° chez les embryons très jeunes, le tubercule qui représente le pouce apparaît après les quatre métacarpiens externes, en même temps que les phalanges; 2% sur un embryon de 5/6, les deux segments terminaux du pouce ét des autres doigts sont cartilagineux : le premier segment du pouce (premier métacarpien) etdes autres doigts (phalanges proprement dites) n’a qu’un point chondroïde; 3° le point d’ossification du premier ségment du pouce apparaît en même temps que celui des phalanges.
Toutes ces considérations ont certainement leur importance. Maïs suffisent-elles pour déposséder le premier segment du pouce de sa qualité de métacarpien et le faire passer au rang de phalange? « Jusqu'ici, dit Bazrour, nous né possédons aucune règle satisfaisante pour fixer la valeur que l’on doit attribuer au nombre et à. la position des centres d’ossification. » Le radius a trois points d’ossification, tandis que son voisin le cubitus en a quatre, comme
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le tibia l'homotypique du radius, ét que le péroné, voisin du tibia et l'homotypique du cubitus, n’en possède que trois. Le premier point chnpltentaire du cubitus et du radius est distal, celui du tibia et du péroné est, au contraire, proximal. Ces différences suffisent-elles pour détruire la parenté qui existe entre le radius ét lé cubitus, entre le tibia et le péroné, ou encore entre le radius et le tibia, le cubitus et le péroné? D'un autre côté, lé Carpieri 3 (grand os) s’ossifie à un an et le carpien 2 (trapézoïde) à six ans, le tarsien # (cuboïde) à six mois et le tarsien 4 (1° cunéiforme) à 4 ans. En quoi cette différence dans l'apparition des points d’ossification CE nn la valeur de ces pièces ?
Par ses connexions avec les os du carpe (carpien 1 ou trapèze), avec les muscles du thénat et le premier interosseux dorsal, cet as est un métacarpien. D'ailleurs, si le pouce est, comme le veut Lepouco, et comme le pense Rerrerer lui-même, un doigt surajouté, qu'y 4-t-il d’étonnant à ce qu’il se ledit plus tard que les autres doigts, età ce que son métacarpien n’apparaisse qi'après les autres? Il pourra se développer en mème temps que les phalanges, et d’une façon analogue, sans avoir néanmoins la même signification. Tels sont les arguments que font valoir les partisans de la théorie qui veut que le pouce soit composé d’un métacarpieñ et de deux phalanges.
Entre cesthéories extrêmes, celle qu’expose et professe M. Saÿpgÿ fous paraît de nature à concilier les déux opiions én présence, puisqu'elle admet; comme on va le voir, que l’os en question n’est ni un métacarpien ni une phalange. Pour notre éminent maître, en effet, le pouce présenterait trois phalanges, comme les autres doigts. Seulement la première serait soudée au métacarpien, qui, représenté par l’épiphyse, n’existerait qu’à l’état de vestige.
La soudure de la phalange et du métacarpien serait due à l'atrophie de celui-ci. On voit, en effet, presque partout, les os rudimentaires se souder à leurs voisins. C’est ainsi, par exemple, que les côtes cervicales et lombaires se soudent avec les apophyses transverses correspondantes.
Le premier métatarsien se développant de la mème façon que le premier métarcapien, tout ce que nous venons de dire sur celui-ci s'applique aussi à celui-là.
Ossification des os du bras, de l’avant-bras, de la cuisse et de la jambe.
Dans les os du bras et de l’avant-bras, comme dans ceux de la cuisse etde la jambe, l'extrémité qui est le siège du point complémentaire le premier apparu est celle qui se soude la dernière.
Humérus. — L’extrémité supérieure (proximale) est le siège du premier point complémentaire qui apparaît dans la tête de l’os vers 3 ou 4 mois. Elle se soude la dernière au corps vers l’âge de 21 à 25 ans. L’extrémité inférieure (distale) est le siège du second point complémentaire, qui se montre au niveau du condyle à la fin de la deuxième année. Elle se soude la première au corps, de 15 à 17 ans.
Ranius. — L'extrémité inférieure {distale) est le siège du premier point d’ossification complémentaire, qui croît vers 2 ou 3 ans. Elle se soude la deuxième au corps, de 21 à 25 ans. —L’extrémité supérieure (proæimale) estle siège du deuxième point complémentaire, qui se développe de 5 à 6 ans. Elle se soude la première au corps de 46 à 19 ans.
Cuprrus. — L'extrémité inférieure (distale) est le siège
du premier point complémentaire, qui se manifeste de 7
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à 9 ans. Elle se soude la dernière au corps de l'os, de 21 à 25 ans. — L’extrémitésupéricure (proæimale) est le siège du deuxième point complémentaire, qui paraît de 12 à 13 ans. Elle se soude la première, au corps de los, de 15 à 19 ans.
Fémur. — L’extrémité inférieure (distale) est le siège du premier point complémentaire qui semontre vers la fin du deuxième mois de la grossesse. Elle se séude la dernière au corps de l'os, de 18 à 22 ans. L’extrémité supérieure (proæimale) est le siège du deuxième point complémentaire qui naît au niveau de la tête au début de la deuxième année. Elle se soude la première au corps de l'os, de 17 à 20 ans. F
Tera. — L’extrémité supérieure (pro.rimale) est le siège du premier point complémentaire, qui se développe à la naissance. Elle se soude la dernière au corps de l'os de 18 à 22 ans. L’extrémité inférieure (distale) est le siège du deuxième point complémentaire, qui paraît à 17 ou 18 mois. Elle se soude la première au corps de l’os, de 16 à 18 ans.
Péroné. — L’extrémité supérieure (proximale) est le siège du premier point complémentaire, qui se manifeste à 2 ans. Elle se soude la dernière au corps de 19 à 22 ans. L’extrémité inférieure (distale) est le siège du deuxième point complémentaire, qui apparaît à 4 ans. Elle se soude
% se :
la première au corps de l'os, à 18 ou 19 ans.
Tout ce qui précède démontre, de la façon la plus manifeste, l'exactitude de cette formule de KüLLiKER, que nous avons citée à la page {61. « Dans les os longs les plus étendus, avec épiphyses aux deux extrémités, toujours l’un des deux points épiphysaires précède l’autre dans son appari-
RAT 2 tion et se réunit aussi plus tard à la diaphyse. Celle-ci continue à croître plus longtemps en longueur du côté qui répond à cette même extrémité.
Humpary et OLLier ont démontré, par l’expérimentation, que l’humérus, le tibia et le péroné s’allongent surtout par leurs extrémités proximales (celles où apparaissent les premiers points complémentaires de ces os), tandis que le fémur, le radius et le cubitus s’accroissent plus rapidement par leurs extrémités distales; or, c’est au niveau de ces extrémités qu'apparait le premier point complémentaire de ces trois derniers os.
Une dernière remarque à faire, c’est que l'extrémité des os du bras et de l’avant-bras qui est le siège du premier point complémentaire, est celle qui est le plus éloignée du coude, c’est-à-dire l'extrémité supérieure (proximale) de l’humérus et les extrémités inférieures (distales) du radïus et du cubitus. Au membre abdomidal, au contraire, le premier point complémentaire se développe sur l'extrémité des os de la cuisse et de la jambe qui est la plus rapprochée du genou. Ce sont l'extrémité inférieure (distale) du fémur et les extrémités supérieures (proximales) du tibia et du péroné.